MEDECINE PAR ERIC JL BRETON - SIDA
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Dimanche 1 juin 2003

SIDA
Sida: Chirac annoncera "une augmentation sensible" de la part française EVIAN (France), 1er juin (AFP) - Le président français Jacques Chirac annoncera à Evian "une augmentation sensible" de la participation de la France à la reconstitution du Fonds mondial pour la santé qui lutte notamment contre le sida, a indiqué dimanche sa porte-parole Catherine Colonna. "Le président de la République devrait, à l'occasion de ce sommet, annoncer le montant de la contribution française", a dit Catherine Colonna au cours d'un point de presse à l'ouverture du sommet d'Evian. Sans révéler le montant de cette participation, elle a indiqué qu'elle traduirait "une augmentation sensible". Catherine Colonna a affirmé qu'il convenait "de saluer l'effort important, réel engagé par les Etats-Unis" pour réapprovisionner ce Fonds. La France souhaite, a-t-elle dit, que les partenaires des Etats-Unis, et notamment l'Union européenne, "sachent faire un effort comparable". "La reconstitution du Fonds doit se faire à l'occasion de la conférence des donateurs, le 16 juillet à Paris", le sommet du G8 d'Evian devant permettre de donner "des orientations", a-t-elle ajouté. Le Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme a été constitué en janvier 2002 par le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, en réponse à une initiative du sommet du G8 de Gênes de juillet 2001. Le Fonds, qui a reçu à ce jour des promesses de 3,4 milliards de dollars, a besoin de 4 milliards de dollars supplémentaires dans les deux prochaines années pour combattre la pandémie qui a fait plus de trois millions de morts en 2002. Les Etats-Unis viennent d'annoncer le déblocage de 15 milliards de dollars en cinq ans pour la lutte contre le sida dans 14 pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, particulièrement touchés par cette épidémie.

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-06-01 10:11:05
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Mercredi 28 mai 2003

ANTI-VIH
PARIS (AFP) - Le groupe pharmaceutique suisse Roche a annoncé mercredi le feu vert de la Commission européenne pour l'homologation de son nouveau médicament anti-VIH, le Fuzeon, connu jusqu'à présent sous le nom de code de T-20. Ce médicament est le premier représentant d'une nouvelle classe de médicaments anti-Sida, les inhibiteurs de la fusion du VIH. Il permet de bloquer l'entrée, la fusion, du virus avec la cellule immunitaire humaine, alors que les autres traitements anti-VIH n'agissent que sur la cellule infectée. Il a été développé conjointement avec le laboratoire américain Trimeris, selon le communiqué reçu à Paris. Cette homologation fait suite à celle de la Food and Drug Admistration (FDA) américaine en mars 2003. Selon William Burns, chef de la division pharmaceutique de Roche, "l'homologation par l'agence européenne d'évaluation des médicaments (...) est porteuse d'un nouvel espoir pour les séropositifs vivant en Europe", confrontés à un virus qui "continue de se dérober". Fuzeon doit être administré deux fois par jour, en injection sous-cutanée. Le prix du traitement est de 52 euros par jour, un montant record représentant deux fois plus qu'un traitement classique. Sur un an, le traitement coûte 18.980 euros, selon Roche. Selon Roche, le coût élevé reflète la complexité de la fabrication de la molécule: il faut 45 kilos de matières premières pour produire 1 kilo de Fuzeon. Le Fuzeon a été essayé sur les patients déja lourdement traités et devenus résistants aux traitements. Selon les médecins qui l'ont testé contre le meilleur traitement combiné disponible, il a fait baisser la charge (la quantité de virus dans le sang) au-dessous des niveaux de détection chez deux fois plus de patients que le traitement de référence. L'UE autorise un nouvel antirétroviral Le Fuzeon, dont la particularité est d'arrêter le virus avant qu'il pénètre dans la cellule immunitaire, est désormais autorisé à la vente en Europe. Le Fuzeon Après la Suisse, c'est au tour de l'Union européenne (UE) d'autoriser la commercialisation d'un nouveau médicament contre le SIDA, le Fuzeon. "L'homologation du Fuzeon par l'Agence européenne pour l'évaluation des médicaments (EMEA) représente une avancée importante dans la lutte contre l'infection à VIH", a estimé mercredi William Burns, chef de la division Pharma du géant pharmaceutique bâlois Roche. En Suisse, le Fuzeon sera disponible au début juin 2003. Contrairement à tous les anti-VIH actuellement disponibles sur le marché, il bloque le virus avant même qu'il ne pénètre dans la cellule immunitaire humaine, empêchant ainsi le virus de se reproduire et de détruire les défenses immunitaires des patients infectés. En échec de traitement Le médicament est indiqué, en association avec d'autres antirétroviraux, dans le traitement de l'infection à VIH-1 chez l'adulte en échec de traitement. La mise en évidence de signes évocateurs de la réplication du VIH-1 malgré l'utilisation d'autres antirétroviraux est une condition préalable à l'instauration du traitement, selon Roche. Le Fuzeon sera administré deux fois par jour en injection sous-cutanée. "Etant donné que le processus de fabrication est très complexe et que la demande initiale pourrait être très importante, la disponibilité du produit dans le monde sera limitée pendant la phase d'introduction", a prévenu Roche. (AP)

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-28 13:12:43
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Lundi 26 mai 2003

SIDA
Bayer aurait vendu
des produits contaminés
Le groupe pharmaceutique aurait vendu sciemment dans les années 1980 des produits sanguins probablement contaminés par le VIH à des pays pauvres.

 
Le VIH
 
Selon l'édition de jeudi du quotidien américain New York Times, une filiale de Bayer, Cutter Biological, aurait continué à commercialiser dans les années 1980 des produits présentant un risque élevé de contamination par le virus du Sida à des hémophiles en Amérique du Sud et en Asie alors que le groupe vendait des produits chauffés plus sûrs aux Etats-Unis et en Europe.
Cutter aurait introduit les ampoules plus sûres à partir de février 1984 mais continué pendant encore un an à vendre ceux jugés risqué en Asie, notamment au Japon, Indonésie, Malaisie, à Hong Kong, Taiwan, Singapour, ainsi qu'en Amérique du sud, en particulier en Argentine, affirme le journal, qui cite des documents internes au laboratoire allemand.
"Cutter semble avoir exporté au total plus de 100.000 ampoules" de la substance incriminée, appelée facteur VIII concentré, "pour une valeur de plus de 4 millions de dollars, et ce après avoir commencé à vendre le produit plus sûr", écrit le New York Times.
Le journal cite l'exemple d'un distributeur de Bayer à Hong Kong ayant souhaité fin 1984 recevoir le nouveau produit chauffé. Cutter lui a répondu par courrier de plutôt "vider les stocks" existants, avant de passer au produit qualifié de "meilleur et plus sûr", selon le quotidien.

Démenti de Bayer

Un porte-parole du groupe allemand a admis que la vente du facteur VIII s'était poursuivie dans certains pays et pas dans d'autres à l'époque. Mais il a réfuté toute considération mercantile, affirmant que cela s'expliquait par les délais nécessaires à l'époque pour obtenir dans les différents pays l'autorisation des autorités médicales pour les coagulants chauffés.
"Il y a eu alors un long débat sur l'efficacité" des produits chauffés, qui n'a pris fin qu'"en juin 1985 lorsqu'il a été possible de réaliser des tests de contamination sur les plasmas", a-t-il ajouté.
Le groupe pharmaceutique a nié les accusations du New York Times affirmant dans un communiqué que "les décisions prises il y a près de deux décennies l'ont été sur la base des meilleures informations scientifiques disponibles à l'époque et respectaient les règles en vigueur". "Bayer a toujours agi de manière responsable et humaine pour fournir des produits aux hémophiles", a-t-il ajouté.
Aux Etats-Unis, Bayer a versé en 1997 quelque 300 millions de dollars à un fonds d'indemnisation pour hémophiles contaminés par le virus du sida après traitement par des produits sanguins.


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-26 10:36:09
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Mercredi 21 mai 2003

SIDA
La politique antisida du Brésil servira de modèle à l'OMS

RIO DE JANEIRO, 20 mai (AFP) - La politique brésilienne de lutte contre le sida servira de base à la nouvelle politique de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui sera implantée au cours des cinq prochaines années, a rapporté mardi le quotidien Estado de Sao Paulo.

En 1997, le Brésil a lancé sa propre production de médicaments génériques antisida et a réussi à diminuer de 80% le prix de certains traitements contre le sida, réduisant de 50% les décès liés à cette maladie.

"C'est l'une des plus grandes reconnaissances du travail fait au Brésil dans ce domaine", a déclaré à Genève le ministre brésilien de la Santé Humberto Costa au journal Estado de Sao Paulo.

Le directeur élu de l'OMS, le Coréen Jong Wook Lee, qui prendra ses fonctions au 2ème semestre a rencontré lundi avec M. Costa pour lui demander que le chef du programme antisida du gouvernement brésilien, Paulo Texeira, travaille provisoirement à l'OMS pour aider à élaboration de la nouvelle politique de combat contre cette maladie dans le monde.

Ce qui a le plus impressionné M. Lee a été le fait que le Brésil, un pays en développement, ait réussi a adopter une politique qui garantisse un traitement gratuit aux personnes contaminées par le virus du sida.

M. Texeira a rappelé de son côté que l'OMS ne sera pas la première a adopter la politique brésilienne. En trois ans, 31 pays en développement l'ont adoptée et au Kenya et en Afrique du Sud, les gouvernements travaillent avec des médicaments donnés par le Brésil.

L'extension internationale de l'expérience brésilienne arrive à un moment crucial pour les négociations sur l'accès aux médicaments antisida. En septembre, des représentants commerciaux des pays du monde entier se réuniront à Cancun (Mexique) pour tenter de conclure un accord sur les brevets qui prévoit le droit d'importer des médicaments génériques.



ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-21 11:08:48
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Mardi 20 mai 2003

SIDA

Christine Katlama,

 infectiologue, revient

sur la découverte du

virus du sida, il y a vingt

 ans, et l'évolution du

combat contre la

maladie:


«L'arrivée du

 VIH? Comme

un Mai 68»

Par Eric FAVEREAU

lundi 19 mai 2003


 
 
 

 

'était il y a vingt ans. Le 20 mai 1983, un article décisif était publié dans la revue américaine Science. Il tendait à montrer que le sida avait pour origine un rétrovirus. Une publication historique signée par des équipes françaises, au nez et à la barbe du bataillon des chercheurs américains (en particulier le Pr Robert Gallo). A l'époque, Christine Katlama (hôpital la Pitié-Salpêtrière, à Paris) était une jeune interne. Aujourd'hui une des infectiologues les plus actives sur le front du sida, elle revient pour Libération sur cette découverte.

Vous souvenez-vous de la publication dans «Science» ? Et du choc de cette nouvelle épidémie ?

Ce n'était pas un jour particulier. Cela faisait plusieurs semaines qu'on savait qu'un virus était à l'origine du sida. Et puis, j'étais jeune interne. Je n'étais pas dans le premier cercle. Reste que l'arrivée du VIH a été pour nous comme un Mai 68. Un bouleversement complet. A l'époque, dans les services de maladies infectieuses, on n'était pas confronté à des malades chroniques. Certes, les patients sont très malades. On a une guerre à mener : il y a une bête, il faut la trouver, l'attaquer, mais ils pouvaient guérir. Avec le sida, on voit arriver tous ces jeunes. On avait leur âge. Dans nos sociétés, on ne meurt pas à 30 ans. Et là, ils mouraient, du sexe. Qu'est-ce qui pouvait les détruire comme ça ? Quand on a su que c'était un virus, un virus incroyable, fascinant, qui sait totalement s'adapter, on pouvait commencer à se battre.

C'étaient des années de peur ?

Non. Je n'ai jamais eu peur. On a su assez vite que les voies de contamination étaient le sang et le sexe.

Vous n'avez pas eu peur de perdre la guerre ?

Très vite, des choses se sont passées. La recherche clinique était omniprésente : il fallait trouver quelque chose. Avancer. Par exemple, au début, il y avait les rétinites à cytomégalovirus, qui rendaient aveugles. On ne pouvait pas sombrer avec les patients. Tout ce que l'on pouvait tester, on le faisait. On s'est battu pour avoir le Foscarnet, un antiviral. Je me souviens d'un week-end où j'étais de garde. J'ai eu jusqu'à cinq décès. Ici, quand je vais là où sont rassemblés tous les dossiers des patients, c'est un peu comme le cimetière d'une petite ville.

Durant ces vingt ans, quels sont vos moments clés ?

Il y a eu la découverte de l'HIV 2, en 1986. J'avais un patient qui venait du Cap-Vert. Il était malade, mais séronégatif. Il avait tous les symptômes. On ne comprenait pas. Et je dis à Françoise (Barré-Sinoussi, virologiste à l'Institut Pasteur, ndlr) de prendre de son sang et de tenter de faire de la culture virale. Et ça a poussé. C'était incroyable, un autre virus du même groupe que le VIH 1 !

Avec Françoise, on décide d'aller au Cap-Vert. On y découvre plein de malades. C'était un choc énorme. Après, on va dans d'autres pays. Au Mali, en 1989, on voit que 90 % des prostituées sont contaminées. A l'époque, c'était tabou. Mais il fallait être aveugle pour ne pas se rendre compte que l'on était face à une maladie pas comme les autres.

L'autre moment fort a été les résultats d'un essai de bithérapie, en 1993. Avec deux molécules : l'AZT et le 3TC. Le labo Glaxo ne croyait plus au 3TC qui n'avait pas d'effets sur les CD4 (les cellules de l'immunité, ndlr). Mais nous, on commençait à faire de la culture virologique, et on voyait bien que le 3TC agissait. On les convainc, on monte l'essai. Et on voit les résultats. La courbe de survie : pour la première fois, à six mois, les patients étaient moins mal qu'au départ. Quand je présente les résultats au congrès à Glasgow, je le vois dans le regard des gens. Comme un rideau noir qui s'entrouvre. On sait maintenant que c'est à partir de ces années-là que la courbe des décès va s'inverser.

On dit que, vingt ans plus tard, les services d'infectiologie se sont à nouveau normalisés...

Je ne trouve pas. Il nous reste d'autres combats. On a gagné le combat des complications, mais on a celui des alternatives thérapeutiques. Et puis, il y a l'Afrique. Comment se normaliser ? Un exemple : je rentre du Mali, on a développé des équipes hospitalières, on a mis au point un test simple et rapide pour faire la charge virale. Mais tout traîne. Comment accepter qu'ils ne s'en servent toujours pas depuis six mois? Comment supporter que, pendant trois semaines, les kits de test soient restés bloqués aux douanes. Au Kenya, avec le sida, les habitants ont perdu vingt-cinq ans d'espérance de vie .

 

25 millions de

morts

Par Eric FAVEREAU

lundi 19 mai 2003


 
 
 

 

out le travail de recherche a été effectué en un temps record. Les premiers cas de sida ont été signalés en 1981 aux Etats-Unis, chez des homosexuels. A peine deux ans plus tard, une équipe pluridisciplinaire, composée de virologistes (Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi, de l'Institut Pasteur) et de cliniciens comme Willy Rozenbaum, décelait dans le ganglion d'un patient des traces d'une activité rétrovirale. Lançant du même coup la possibilité de test de dépistage, puis de traitements.

Vingt ans plus tard, la situation est schizophrénique. Jamais l'épidémie n'a été aussi terrible : à ce jour, plus de 42 millions de personnes sont infectées dans le monde et plus de 25 millions sont mortes. Chaque année, on compte 3,5 millions de décès. En même temps, depuis 1997, des traitements ont bouleversé le déroulement de la maladie. On contrôle le virus, on le rend même indétectable, on vit avec le VIH : les taux de décès se sont effondrés dans les pays occidentaux. Mais, au Sud, 90 % des malades sont en attente de médicaments.

Le Laos doit réagir vite pour

éviter une épidémie de sida,

estime l'ONU

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HANOI (AFP) - Le Laos a eu beaucoup de chance jusqu'à maintenant en évitant une grave épidémie de sida et doit cesser de fermer les yeux sur le problème s'il veut éviter un drame, estime une responsable des Nations unies.

Au terme d'une visite de trois jours à Vientiane la semaine passée, le Dr. Nafis Sadik, conseillère spéciale de Kofi Annan sur le sida, a accusé les autorités de "bigoterie", a indiqué lundi le bureau des Nations unies à Vientiane.

Les préjugés mentaux et un engagement financier insuffisant retardent les efforts de prévention du sida et mettent en danger ceux qui ont contracté la maladie, a estimé en substance le Dr. Sadik.

"Vous avez eu beaucoup de chance au Laos jusqu'à maintenant. Le pays a été très isolé du monde extérieur pendant longtemps et le taux de contamination est faible. Mais cela ne durera pas si un engagement n'est pas pris au plus haut niveau", a-t-elle assuré.

En 2002, un rapport a établi que seuls 1.094 séropositifs avaient été répertoriés au Laos. Mais le pays connaît une augmentation constante de la circulation des biens et des personnes, qui accroit considérablement les risques.

Le Dr. Sadik a rappelé le cas de la Namibie, passée en 14 ans de zéro cas à 25 % de la population contaminée.

"L'étroitesse d'esprit" des autorités lao est responsable selon elle "d'une discrimination contre les travailleurs sexuels, les homosexuels, les migrants les femmes faibles et sous-payées et les adolescents", tous exposés à des risques importants.

"Ceux qui vivent avec la maladie ne peuvent en parler ni expliquer aux autres comment s'en protéger. Au premier abord, les malades souffrent d'une discrimination moindre que dans d'autres pays, mais en réalité ils ne recevront aucun traitement moderne au Laos", a-t-elle ajouté.

Nafis Sadik a notamment rencontré le Premier ministre Boungnang Vorachit et le ministre des Affaires étrangères Somsavad Lengsavat.

Le clergé bouddhiste a lui aussi été sollicité pour améliorer la prévention et s'occuper des malades.

Rubrique : Santé
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Dossier : Santé publique
Dossier : Actualité du sida
Dossier : ONU

Les pays pauvres toujours en attente de traitements
LE MONDE | 20.05.03 | 13h27

Bien qu'il ne soit pas particulièrement pessimiste de nature, le professeur Philippe Kourilsky, directeur général de l'Institut Pasteur, évoque à propos du sida "une situation extrêmement critique et qui peut s'aggraver". Cette vision pour le moins réaliste tient autant aux difficultés rencontrées sur le plan scientifique qu'à l'étendue du désastre actuel et à venir dans les pays les pauvres. Rares sont les médecins et scientifiques impliqués dans la lutte contre le sida qui ne soulignent pas à quel point les pays du Nord ne peuvent se désintéresser de ce qui se passe au Sud.

A la fin de l'année 2002, 42 millions de personnes dans le monde étaient infectées par le VIH, pour l'essentiel dans les pays du tiers-monde. Cinq millions de nouvelles infections ont eu lieu l'année écoulée et 3,2 millions de personnes sont décédées du sida en 2002. Toutes les projections indiquent que le pic de l'épidémie est encore largement devant nous. L'Onusida, qui coordonne l'action des agences des Nations unies, estime que l'épidémie pourrait devenir hors de contrôle en Asie et dans l'ensemble Europe orientale et Asie centrale.

La question de l'accès aux traitements est soulevée depuis plusieurs années, notamment par des organisations non gouvernementales, au Nord comme au Sud. L'Organisation mondiale de la santé s'apprête à rendre publique une étude montrant qu'il arrive que les médicaments soient vendus plus cher dans les pays en développement que dans les pays industrialisés. Même si les laboratoires pharmaceutiques ont réduit, parfois de manière spectaculaire, les prix des antirétroviraux en Afrique, le problème est loin d'être résolu.

Certains scientifiques s'inquiètent de la diffusion des traitements antirétroviraux en Afrique et dans le tiers-monde en général. Evoquant les risques de mauvais suivi du traitement par les malades, ils s'alarment de l'apparition d'éventuelles résistances. Outre les réserves éthiques qu'elles soulèvent, ces interrogations pourraient aussi bien s'appliquer aux pays occidentaux. Elles ne font que renforcer la nécessité d'"améliorer la simplicité des traitements, comme l'affirme le professeur Willy Rozenbaum (hôpital Tenon, Paris). Aujourd'hui on peut avoir un traitement combiné avec 2 comprimés par jour. Il faut rappeler qu'un traitement pris à 100 % marche à 100 %, mais qu'un traitement seulement pris à 70 % échoue dans 100 % des cas". Des innovations qu'il faudra bien apporter jusque dans les pays du Sud.

Pour l'essentiel, le seul acquis thérapeutique dans les pays pauvres repose sur les programmes de prévention de la transmission mère-enfant, même si le problème de l'allaitement maternel, source possible de contamination, reste posé. Cependant, des facteurs sociaux empêchent une partie des femmes séropositives de venir prendre un traitement gratuit.

"Le plus grand défi reste celui de l'épidémie dans les pays en développement. Nous sommes sous le regard de l'histoire et des générations futures", avertit le professeur Rozenbaum.

Paul Benkimoun

ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 21.05.03

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-20 08:12:04
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Dimanche 18 mai 2003

SIDA
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Contre un sida en pleine expansion, l'espoir d'un vaccin

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PARIS (AFP) - Histoire déjà anciennne dans les pays riches, qui se contentent souvent de promettre leur aide aux pays en développement, le sida frappe de plein fouet les pays du sud, où meurent chaque année 95 % des trois millions d'hommes, femmes et enfants sidéens et où survivent - mal - les neufs dixièmes des 42 millions de personnes actuellement infectées par le virus.

Bien qu'une soixantaine d'essais cliniques aient été menés ces dernières années dans le monde pour tester quelque 30 candidats, aucun vaccin n'a encore vu le jour.

Sans être sûrs d'aboutir, les chercheurs ne se découragent pas, même si la barre doit être mise particulièrement haut. Compte-tenu de la nature de la pandémie, le cahier des charges est particulièrement strict : le vaccin devra être peu coûteux, aisé à prendre, en une prise ou deux maximum, et couvrir le plus largement possible les différentes souches existantes.

C'est dans cette optique que s'est développé à l'Institut Pasteur un projet visant à élaborer un vaccin anti-sida à partir du vaccin de la rougeole. Le projet, si les recherches sont couronnées de succès, présenterait l'avantage de bénéficier de la plus large distribution possible puisque ce vaccin fait partie des campagnes de vaccination soutenues par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

De plus, "le vaccin rougeole ayant depuis longtemps prouvé son innocuité et son efficacité, cela laisse présumer qu'un vaccin rougeole recombinant devrait être aussi bien toléré et qu'il aurait également un bon pouvoir immunogène", souligne le Pr Frédéric Tangy, responsable de l'unité des "virus lents" à l'Institut Pasteur. "L'objectif, explique-t-il, est de réaliser un vaccin +recombinant+, c'est-à-dire d'introduire deux à trois gènes du virus du sida dans le génome du virus atténué de la rougeole".

Idéalement, les médecins disposeraient alors d'un vaccin mixte anti-sida et anti-rougeole. Les chercheurs ont déjà la preuve - sur des macaques - que ce double vaccin entraîne "une réponse significative" contre le virus du sida.

Sur le papier, ce vaccin présente bien des avantages mais aussi un inconvénient: la plupart des adultes étant déjà vaccinés contre la rougeole, il serait essentiellement pédiatrique.

Pour tester son efficacité, les chercheurs ont mis en route des expériences infectieuses chez le primate et, si les résultats de ces tests - attendus pour 2004 - sont positifs, un essai clinique sur l'homme sera envisagé.

Mais les biologistes se gardent de tout optimisme: "le VIH cumule toutes les difficultés, il est extrêmement variable, les modèles animaux permettant de tester un candidat-vaccin sont plus ou moins performants, et, en plus, même amoindri ou tué, le virus ne peut pas être utilisé pour fabriquer un vaccin car il risque d'être quand même pathogène", rappelle Frédéric Tangy.

Et comme il s'agit maintenant d'une maladie qui touche essentiellement les pays du Tiers-Monde - dans bien des cas dénués de presque toute infrastructure médicale - la phase finale des essais qui devra impérativement y être menée risque d'être extrêmement difficile et chère.

"Ces essais coûtent des fortunes et, comme l'industrie pharmaceutique consacre 30 fois plus d'argent à la recherche de molécules anti-sida qu'au vaccin, il ne faudra pas compter sur les fonds privés", constate le Pr Philippe Kourilsky, directeur de l'Institut Pasteur de Paris.

Et même si les recherches débouchent un jour sur un vaccin, en raison de la variabilité du virus, "il ne sera jamais possible de baisser la garde", ajoute-t-il.


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-18 08:19:26
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Vendredi 16 mai 2003

SIDA
Fonds mondial contre le sida

Fonds mondial contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme

Tous droits réservés.    

Palais de l'Elysée - Vendredi 16 mai 2003

Le Président de la République s’est entrenu vendredi 16 mai avec le docteur Richard FEACHEM, Directeur général du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, dans le cadre des entretiens préparatoires au sommet du G8 d’Evian, les 1er, 2 et 3 juin 2003.

Pour en savoir plus :
>> Le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme (fiche du sommet de Gênes - juillet 2001).

>> Le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme (source : ministère des Affaires étrangères - octobre 2002).

>> 20.07.2001 : Extraits du point de presse du Président de la République à l'issue de la réunion du G7 de Gênes.

>> 22.07.2001 : Extraits de la conférence de presse du Président de la République à l'issue du sommet du G8 de Gênes.

>> 22.07.2001 : Extraits de la déclaration des chefs d'Etat et de gouvernement du G8 de Gênes.

>> Album (disponible prochainement).

Site internet :
>> Le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme (en anglais).


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-16 11:25:01
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Lundi 28 avril 2003

sida
Santé Une bonne nouvelle pour les papas séropositifs Londres DE NOTRE CORRESPONDANTE «LAVER » le sperme d'un homme séropositif l'épure du virus VIH et permet de pouvoir l'utiliser pour inséminer sa compagne. Ce sont les Britanniques, qui viennent d'adopter la technique mise au point en Italie, qui annoncent cette bonne nouvelle. Le lavage de sperme consiste à séparer les spermatozoïdes du liquide séminal, qui véhicule souvent les virus sexuellement transmissibles. Le docteur Augusto Semprini a suggéré l'essai de cette technique dès 1987, à Milan, pour permettre aux hommes séropositifs de devenir pères sans contaminer ni la partenaire, ni l'enfant. Il n'a pu entamer un premier programme expérimental à grande échelle qu'en 1999, inséminant 1 902 femmes, dont 232 ont mené leur grossesse à terme. Le fort taux d'échec est dû aux causes classiques d'échec des inséminations. Mais aucun enfant ni aucune mère ne s'est révélé séropositif. Parallèlement, une équipe britannique de l'hôpital Chelsea and Westminster, à Londres, a mené un protocole expérimental similaire et sera finalement la première à le commercialiser, annonçant un taux de naissances de 26 %. Une seule méthode Lors de l'expérience, 53 couples britanniques dont l'homme est séropositif étaient volontaires : un tiers des femmes a mis au monde un enfant, tous sont séronégatifs. « On ne peut pourtant pas garantir l'absence de risque à 100 %, explique le docteur Carole Gilling-Smith, mais c'est aujourd'hui la seule méthode disponible pour aider les couples dans cette situation. » Aujourd'hui le docteur Gilling-Smith demande que la Santé publique adopte sa méthode et l'intègre systématiquement aux procédures d'insémination courantes pour réduire le risque de transmettre un virus. Car actuellement, les procédures de fertilisation sont extrêmement coûteuses dans un service privé, surtout britannique : il faut compter environ 3 500 € pour une insémination, toutes consultations, analyses et traitements compris, et 850 € pour le lavage de sperme. Par ailleurs, elle cite une étude française qui estime que 4 % de femmes avec un partenaire séropositif contractent encore le VIH pour s'être risquées dans des rapports sans préservatif dans l'espoir d'avoir un enfant. Félicie Bonard Le Parisien , lundi 28 avril 2003

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-28 11:29:33
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Samedi 29 mars 2003

SIDA
Essai sur l'homme d'une combinaison vaccinale des laboratoires Merck et Aventis

PARIS, 28 mars (AFP) - Un essai de vaccin contre le virus du sida va être entrepris chez l'homme au cours de l'année 2003 à partir de deux candidats-vaccins développés par Aventis Pasteur, filiale d'Aventis, et le laboratoire Merck, et déjà testés sur des singes, annoncent les deux laboratoires vendredi dans un communiqué commun.

"Les résultats obtenus chez des singes montrent que l'utilisation complémentaire de ces deux candidats-vaccins, selon un schéma de primo-immunisation puis rappel, provoque des réponses immunitaires plus fortes que l'administration séparée de chacun des vaccins", précise le communiqué.

L'essai clinique - qui sera organisé aux États-Unis - devrait fournir les premières données permettant de savoir si cette combinaison vaccinale aura sur l'homme des résultats aussi encourageants que sur les singes.

Les singes ont d'abord été immunisés avec le candidat-vaccin de Merck puis ont ensuite subi un rappel avec le candidat-vaccin d'Aventis Pasteur.

Les résultats détaillés de cet essai seront publiquement présentés lors de la Conférence annuelle Keystone sur les vaccins contre le VIH, le 31 mars à Banff, au Canada.

"Ces résultats sont encourageants, et nous espérons que notre collaboration accélèrera le développement et la mise à la disposition de nouveaux vaccins", estime le responsable de la recherche vaccinale de Merck, Emilio Emini. "Il s'agit d'une collaboration sans précédent de deux sociétés disposant depuis longtemps d'importants programmes vaccinaux contre le VIH", précise pour sa part Michel DeWilde, en charge de la recherche et du développement chez Aventis Pasteur.

Merck a lancé son programme de recherche sur le vaccin anti-sida il y a près de 20 ans et a réalisé les premiers essais chez l'homme fin 1999.

Aventis Pasteur a, depuis près de 15 ans, mis en oeuvre un des programmes de recherche sur les vaccins contre le virus du sida les plus importants du monde.



ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-29 13:38:22
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Vendredi 21 mars 2003

SIDA
Médecine et santé

Feu vert européen pour un nouveau traitement contre le sida

 

Alors que les patients atteints du sida sont de plus en plus confrontés aux limites des trithérapies, un nouveau traitement mis au point par le laboratoire Roche est très attendu. L'Agence européenne pour l'évaluation des médicaments (EMEA) a donné aujourd’hui un avis favorable à l’usage du Fuzéon (ou T20) dont la substance active est l’enfuvirtide.

Cet inhibiteur de fusion est un nouveau type de traitement. Il empêche le virus du sida d’entrer dans les cellules, alors que thérapies actuelles agissent davantage sur la réplication du virus. Aux Etats-Unis, le Fuzéon a obtenu une autorisation de mise sur le marché la semaine dernière.

Le laboratoire Roche doit adapter ses chaînes de production pour fabriquer cette molécule. Il a déjà annoncé que ses capacités seraient limitées pour l’année 2003 : seuls 12.000 à 15.000 patients pourraient en bénéficier.

Le Fuzéon est le plus cher des médicaments contre le sida. En Europe, un an de traitement pour un patient sera de 18.980 euros (20.000 dollars aux Etats-Unis).

(20/03/2003)


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-21 13:08:26
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Jeudi 20 mars 2003

SIDA
Sciences de la vie

Le bouclier sucré du virus du sida

Le VIH.
 
 

Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), responsable du sida, est malheureusement bien connu pour ses qualités de stratège et sa capacité à s’adapter et à inventer de nouvelles tactiques pour échapper aux défenses immunitaires de l’organisme. Des chercheurs ont découvert l’une des ruses qui permet au VIH de jouer au chat et à la souris avec les anticorps dirigés contre lui.

Habituellement, les virus modifient leur épitope, une structure située sur leur enveloppe externe sur laquelle les anticorps se greffent. L’équipe de George M. Shaw (Howard Hughes Institute, Alabama) a constaté que le virus du sida ne changeait pas son épitope. En revanche, il réorganise sans cesse un ensemble de grosses molécules de sucre à la surface d’une protéine (gp120/41). C’est ainsi qu’il empêche les anticorps de s’accrocher à sa surface. Ce bouclier évolue trop vite pour que le système immunitaire ait le temps de réagir, précisent les chercheurs, qui publient leurs travaux aujourd’hui dans la revue Nature.

Il ne s’agit que d’un mécanisme parmi d’autres permettant au VIH de rester dans l’organisme sans être détecté par les agents du système immunitaire. «L’astuce serait de comprendre pleinement tous ces mécanismes et de trouver le talon d’Achille du virus» suggère George Shaw. «Mais nous en sommes encore loin».

(C.D.
(20/03/2003)


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-20 10:12:59
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Mardi 25 février 2003

SIDA
Echec d'un vaccin anti-sida, mais espoir pour les noirs et les asiatiques

WASHINGTON, 24 fév (AFP) - Le premier essai à grande échelle d'un vaccin contre le sida a montré des résultats globalement décevants même s'il a paru efficace sur les personnes noires et asiatiques, a annoncé lundi la société américaine Vaxgen, qui a conçu ce vaccin.

L'étude, dont les résultats ont été analysés par des experts indépendants, "n'a pas montré de réduction significative de l'infection par le VIH au sein de la population étudiée dans son ensemble, qui était le but principal de l'étude", selon un communiqué de la société Vaxgen.

Mais les premières analyses de cette étude menée pendant trois ans sur 5.417 personnes sont surprenants pour un sous-groupe de participants, 319 personnes noires, chez lesquelles une réduction de 78% des infections par le VIH-sida a été constatée.

Et dans le sous-groupe réunissant les participants noirs et asiatiquespersonnes), une réduction de 67% des infections au VIH a été constatée, a précisé le Dr Michael Para, qui a participé à l'analyse des résultats de l'étude en tant qu'expert indépendant. Dans son ensemble, "l'essai est un échec", a-t-il ajouté.

Le taux de protection supérieur au sein de ce sous-groupe "paraît être corrélé à un plus haut niveau d'anticorps neutralisant" le virus chez les participants noirs et asiatiques, a expliqué la société Vaxgen, sans exclure pour l'instant une erreur d'interprétation des données, tant le pourcentage des personnes concernées est faible, comparé à l'ensemble des participants.

Le concepteur du vaccin appelé AIDSVAX, Phillip Berman, co-fondateur de VaxGen, s'est montré surpris par ces résultats et incapable d'expliquer "pourquoi certains groupes (de population) ont une meilleure réponse immunitaire". Mais il a estimé que cela constituait une piste de recherche à explorer.

AIDSVAX a été conçu pour pousser le système immunitaire à fabriquer des anticorps qui doivent, en principe, s'accrocher à une protéine présente à la surface du virus (la gp 120) pour l'empêcher de s'arrimer à la cellule qu'il veut envahir.

Cet essai était le plus important jamais mené depuis le début de l'épidémie mondiale. Il rassemblait des volontaires aux Etats-Unis, au Canada, aux Pays-Bas et à Porto-Rico. Mais sur l'ensemble de ce groupe, la réduction de l'infection a été limitée à 3,8%. C'est la protection de la contamination par voie sexuelle qui était testée.


Un nouveau médicament contre le sida utilisé dans les hôpitaux chinois

PEKIN, 25 fév (AFP) - Un nouveau médicament contre le sida, appelé immunicin tonic et basé sur la pharmacopée chinoise traditionnelle, a été approuvé pour être utilisé par les hôpitaux en Chine, a rapporté l'agence Chine nouvelle mardi.

Le médicament, homologué par l'Administration d'Etat des médicaments, a été mis au point par Cao Heyang, un chercheur de l'Académie chinoise des sciences basé à Xian (nord).

"A la différence des autres médicaments contre le sida, il est conçu pour empêcher le virus VIH de pénétrer dans les cellules du corps humain en augmentant la qualité et la quantité des globules blancs et en stimulant le système immunitaire", selon M. Cao.

De plus l'immunicin tonic est capable de "limiter l'activité virale en faisant revenir à la normale le système immunitaire", affirme-t-il. Des essais ont déjà été effectués sur 31 malades du sida dans la préfecture de Zhumadian de la province centrale du Henan, la plus touchée par le sida en Chine, rapporte l'agence officielle chinoise.

Les résultats du test montrent un taux de succès de 80%.

Au total, l'immunicin tonic a été testé à ce jour sur 350 patients, toujours selon Chine nouvelle.

La Chine compte aujourd'hui officiellement plus d'un million de séropositifs. La plupart des malades du sida chinois ne peuvent pas être soignés parce que les traitements sont trop chers.



ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-02-25 13:01:29
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Mardi 25 février 2003

SIDA
Sida : résultats décevants du premier vaccin

Le virus du sida.
 
 

Le vaccin contre le virus du sida, AIDSVAX, testé sur plus de 5.000 volontaires aux Etats-Unis et aux Pays-Bas, s’est révélé inefficace pour prévenir l’infection, a annoncé aujourd’hui la firme californienne VaxGen. Ces résultats étaient très attendus car il s’agit du premier vaccin atteignant la dernière phase d’essais cliniques, celle qui précède l’autorisation de mise sur le marché.

Sur les 5.009 volontaires, 3.330 ont reçu AIDSVAX et 1.679 un placebo. D’après les premiers résultats communiqués par VaxGen, le vaccin a diminué de 3,8% le risque d’infection pour l’ensemble de la cohorte. La société de biotechnologie espérait atteindre 30%, un taux faible comparé à la moyenne des vaccins mais qui, en l’occurrence, aurait pu suffire pour obtenir un accord de commercialisation aux Etats-Unis.

Le vaccin semble mieux protéger les personnes d’origines africaines ou asiatiques, ont souligné les responsables de VaxGen. Pour ces groupes, le taux de protection est de 66,8%. Cependant, l’échantillon est trop petit pour que ces chiffres soient vraiment significatifs. Sur les 314 volontaires noirs, par exemple, il y a eu 13 infections, 4 chez les vaccinés, 9 chez ceux qui ont reçu le placebo.

Beaucoup de chercheurs, peu convaincus de la méthode employée, s’attendaient à ces résultats. AIDSVAX n’est pas fabriqué à partir d’une souche atténuée du virus afin de ne pas risquer de provoquer l’infection. La cible du vaccin est une protéine (gp120) qui permet au virus d’entrer dans les cellules de l’organisme. Les protéines synthétiques du vaccin doivent stimuler la production d’anticorps empêchant la protéine gp120 de faire son travail.

Les nouvelles générations de candidats vaccins ont opté pour d’autres stratégies, comme la stimulation des ‘’cellules tueuses’’.

Cécile Dumas
(24/02/2003)

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-02-25 12:51:43
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Mercredi 12 février 2003

SIDA
VIH

Sida : un vaccin permettrait
de stopper les traitements

L'Agence nationale française de recherche sur le sida annoncce des résultats très encourageants dans l'essai de deux vaccins thérapeutiques qui permettent d'envisager l'arrêt des traitements anti-VIH.

 
Le virus du Sida en train d'infecter une cellule
 
L'Agence nationale française de recherche sur le sida (ANRS) a annoncé mercredi matin que deux essais de vaccin thérapeutique contre le virus du sida, administrés à des patients séropositifs, ont donné des résultats "particulièrement encourageants".
Parmi 81 sujets vaccinés sur 118 patients, 25% ont pu arrêter leur traitement anti-VIH sans problème, selon ces résultats de tests, qui devaient être présentés ce mercredi lors de la XIe conférence américaine sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI) qui s'est ouverte lundi à Boston.
Contrairement au vaccin préventif qui vise à empêcher l'infection de survenir, la vaccinothérapie a pour objectif d'induire ou d'amplifier les réactions de défenses immunitaires spécifiquement dirigées contre le VIH chez les sujets déjà infectés. Elle rendrait donc possible des interruptions du traitement antirétroviral, fatigant et pas toujours bien supporté par les patients, tout en réduisant le risque d'une reprise de la prolifération du virus.
Les essais concernent des patients dont la quantité de virus dans le sang était devenue indétectable sous traitement.

Réapprentissage

"Lors d'une infection par le VIH, les malades sont inondés de virus qui dégradent leur système immunitaire", a expliqué lors d'une conférence de presse le Pr Brigitte Autran du laboratoire d'immunologie cellulaire et tissulaire à l'Hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris. "Les traitements mettent le système immunitaire au repos et permettent sa reconstitution, mais ils diminuent la production de virus qui n'est plus là pour stimuler ce système". Le but de l'immunothérapie vaccinale ou vaccination thérapeutique, est de ramener du virus au système immunitaire pour le réactiver. Pour le Pr Yves Lévy, de l'Hôpital Henri-Mondor à Créteil, l'idée est de réapprendre au système de défense de l'organisme à se battre contre le VIH, de "rééduquer et renforcer le système immunitaire".

Essai 1

Dans l'essai ANRS 094 (VACCITER) mené par le Pr Christine Katlama de La Pitié-Salpétrière, 48 patients traités et bien contrôlés, ont reçu quatre injections à un mois d'intervalle d'une préparation vaccinale (ALVAC-VIH vCP1433), associées à l'interleukine 2, protéine naturelle connue pour relever le nombre de lymphocytes CD4. Ces globules blancs, qui permettent de se défendre contre les microbes, sont détruits par le VIH. Lorsque le taux de lymphocytes CD4 chute sous un certain seuil, il existe un risque important d'infections opportunistes.
Un mois après la dernière injection, le traitement antirétroviral contre le VIH était interrompu. Le but était de voir si la préparation vaccinale induisait chez eux une réponse immunitaire dirigée contre le VIH suffisamment forte pour contrôler la charge virale.
"La réponse est oui", s'est félicité le Pr Katlama. "On a généré une réponse immunitaire spécifique dans 61% des cas pour les cellules CD4 et dans 55% des cas pour les CD8" (les cellules CD4 et CD8 sont des cellules immunitaires spécifiques du VIH). "Il s'agit d'essais encore préliminaires, mais nous avons identifié quelque chose de très important."

Essai 2

L'essai ANRS 093 (VACCIL-2) mené par le Pr Yves Lévy a concerné des patients traités depuis au moins 12 mois, avec une bonne réponse sur la charge virale (inférieure à 50 copies/ml) et sur les CD4 (supérieurs à 350/mm3) depuis plus de six mois.
Ces patients étaient répartis en deux groupes: 37 continuaient à prendre le traitement sans modification et 33 recevaient en plus une vaccinothérapie. Après neuf mois de traitement, les patients des deux groupes dont la charge virale était restée basse (inférieure à 50 copies/ml) ont arrêté leur traitement. Après trois mois de cette interruption, huit des patients vaccinés (soit 24%) et deux des patients du groupe contrôle (soit 5%) ne prenaient toujours pas de traitement.
La vaccination, dans les deux cas, a été suivie d'une interruption du traitement antirétroviral.
Elle a induit chez une majorité de patients vaccinés (61% et 57,5% respectivement) une réponse immunitaire spécifiquement anti-VIH: formation d'anticorps, mobilisation de cellules tueuses. Selon l'ANRS, c'est la première fois qu'une telle réponse immunitaire est obtenue chez des patients infectés par le VIH.

"Vraie demande"

"Il y a une vraie demande car beaucoup de patients sont fatigués de leur traitement", souligne l'association AIDES.
Selon les chercheurs, les essais Vacciter et Vaccil-2 ont "mis en évidence pour la première fois une corrélation entre le niveau de la réponse immunitaire et le niveau de contrôle de la réplication du VIH". Les interruptions thérapeutiques les plus longues ont ainsi été possibles chez les patients qui ont le mieux répondu à la stimulation du vaccin.
Pour améliorer ces résultats dépassant leurs espérances, les chercheurs envisagent de réduire à deux les injections après avoir constaté que le coup de fouet donné au système immunitaire était maximal à ce stade et que ses effets diminuaient en poursuivant les injections.


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-02-12 09:07:46
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MEDECINE PAR ERIC JL BRETON - SIDA