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Samedi 8 mars 2003

INFIRMIERS
La délégation de tâches de médecins aux infirmières "faisable et efficace" [jeudi 06 mars 2003 - 08h24 heure de Paris] Prise de tension © AFP/Archives Bertrand Guay PARIS (AFP) - La délégation de certaines tâches, traditionnellement réalisées par des médecins généralistes, aux infirmières est "faisable et efficace", selon une étude basée sur des exemples anglo-saxons et publiée jeudi par le Centre de recherche, d'étude et de documentation en économie de la santé (Credes). "La question du partage des tâches et des compétences dans la santé suscite un intérêt croissant en France", où la réflexion "se développe sur fond de pénurie de médecins et d'infirmières", explique le Credes en introduction. Ce dernier précise aussi d'emblée que ces expériences "s'inscrivent dans des contextes spécifiques - réseaux de soins coordonnés aux Etats-Unis, organisation collective et pluridisciplinaire au Royaume-Uni - et ne peuvent être transposées directement à la situation française". La littérature anglo-saxonne des 30 dernières années sur le sujet montre "la faisabilité et l'efficacité" d'un transfert de certains actes de médecins vers des infirmières qui ont reçu une formation complémentaire. Cette formation peut concerner la promotion de la santé (bilans de santé, éducation sanitaire, le dépistage...), le suivi de pathologies chroniques stabilisées (asthme, diabète, problèmes cardiovasculaires) et les consultations de première ligne. En premier lieu, relève le Credes, "les patients sont satisfaits par les services des infirmiers et la qualité des soins est assurée". D'autre part, dans le cadre de la promotion de la santé et du suivi de pathologies chroniques, il n'y a "pas d'effet négatif sur la santé". "Il semble même que dans certains cas -le conseil et l'information - les infirmières fassent mieux" que les médecins, souligne le Credes, qui cite en exemple le conseil diététique: les médecins procèdent le plus souvent par oral, les infirmières par oral et écrit et elles recueillent les antécédents diététiques du patient. Concernant les soins infirmiers de première ligne, on constate une "meilleure satisfaction" des patients et une "efficacité de la prise en charge équivalente" entre une infirmière et un médecin, même si les processus de soins diffèrent. Ainsi, les infirmières "ont tendance à demander ou à réaliser plus d'examens complémentaires", mais pour ce qui est des prescriptions (les "nurses" anglaises peuvent prescrire une liste restreinte de médicaments), elles sont sensiblement comparables. En outre, le fait que les infirmières donnent plus de conseils que les médecins leur permet d'obtenir une "meilleure observance aux recommandations thérapeutiques". Sur l'intérêt économique d'un tel transfert de tâches, le Credes se garde de porter un jugement, rappelant qu'il "dépend du rapport entre les salaires et les productivités comparés des professionnels", facteurs auxquels ont doit ajouter les taux de délégation possible. "Toute généralisation entre des époques différentes et entre pays aux systèmes différents est périlleuse", conclut le Credes.

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-08 13:24:18
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Mardi 4 mars 2003

ACCIDENTS MEDICAUX

Un numéro vert pour les accidents médicaux

UN AN après la promulgation de la loi Kouchner, le 4 mars, sur les droits des malades, l'indemnisation des personnes victimes d'accidents médicaux va enfin pouvoir commencer. A partir d'aujourd'hui, un numéro vert national, le 0800.779.887, est mis en place à l'attention de toutes les victimes ou de leurs ayants droit pour faire examiner les dossiers. « Toutes les personnes qui ont subi une infection nosocomiale (NDLR : contractée à l'hôpital) , un accident anesthésique, une erreur médicale ­ quelqu'un ayant été opéré de la jambe gauche alors qu'il souffrait de la jambe droite, ou étant tombé d'une table d'opération dans une clinique ou à l'hôpital, ceci après le 5 septembre 2001 ­ peuvent nous appeler », explique Dominique Martin, directeur de l'Oniam (Office national d'indemnisation des accidents médicaux). « Et lorsque les victimes sont décédées, les épouses, les enfants ou les parents peuvent également réclamer justice. » Jusqu'à la loi Kouchner, pour obtenir des dédommagements, les patients devaient poursuivre les médecins en justice à travers des procédures longues, coûteuses et souvent décevantes. Lorsqu'il n'y avait pas de vraie faute médicale, « l'aléa thérapeutique » était rarement réparé.

« Je préfère traiter avec un organisme indépendant qui ne va pas sous-estimer mon handicap »

Michel, 58 ans, va sans doute être l'un des premiers candidats à l'indemnisation. Lors d'une arthroscopie en janvier 2002, ce préretraité, grand sportif, joueur de tennis classé, a été contaminé par un staphylocoque doré au cours de l'exploration de son genou. Résultat, après de multiples opérations et des mois de rééducation, Michel peut marcher doucement mais ne pourra plus jamais courir, et il a dû abandonner toutes ses activités sportives. « Je venais de prendre ma préretraite et cette infection m'a gâché la vie. Mon chirurgien m'a dit que le risque zéro n'existe pas et m'a proposé de voir avec son assurance, mais, moi, je préfère traiter avec un organisme indépendant qui ne va pas sous-estimer mon handicap. » Comme celui de Michel, les cas de milliers de patients victimes chaque année d'accidents médicaux seront dans un premier temps examinés par les commissions régionales. Les premières vont voir le jour fin mars en Ile-de-France, en Paca, en Rhône-Alpes et dans le Nord-Pas-de-Calais. Elles auront six mois, expertises à l'appui, pour rendre un avis, si les deux parties se mettent d'accord. A ce jour, l'office dispose d'un budget de 140 millions d'euros pour indemniser toutes les victimes. Combien seront-elles ? Au moins des milliers. On estime par exemple que, chaque année, 10 000 personnes décèdent en France des suites d'une infection nosocomiale.

Corinne Thebault


Le Parisien, mardi 04 mars 2003

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ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-04 13:07:54
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Jeudi 20 février 2003

MEDECINS
Le gouvernement veut élargir le recrutement d'infirmiers étrangers

DOURDAN, 20 fév (AFP) - Le ministère de la Santé souhaite élargir le dispositif de recrutement d'infirmiers venus d'Espagne à d'autres pays et à d'autres catégories de professionnels, notamment aux médecins, pour pallier la pénurie de personnels français, a-t-il annoncé jeudi.

"C'est une possibilité que nous étudions", a déclaré le directeur de la Direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins, Edouard Couty, qui représentait le ministre de la Santé Jean-François Mattei à Dourdan (Essonne), pour parler du bilan du dispositif de recrutement d'infirmiers espagnols un an après sa mise en place.

Soulignant la "réussite exemplaire" de ce dispositif, M. Couty a déclaré: "Nous étudions l'extension à d'autres catégories - médecins - et à d'autres pays européens ou voisins de l'Union européenne".

"En Espagne, des médecins de certaines spécialités souhaitent venir travailler dans des établissements français", a-t-il précisé.

"D'autres pistes sont également explorées" concernant médecins ou personnels paramédicaux, a-t-il dit, citant "la Pologne", où il y a "des demandes d'un certain nombre de professionnels polonais qui souhaitent venir".

"Nous avons encore des problèmes d'équivalence de diplômes", a-t-il toutefois ajouté.



ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-02-20 12:28:02
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Vendredi 7 février 2003

MEDECINS


  • La Mutualité française demande à l'assurance maladie de prendre des sanctions contre les médecins spécialistes qui augmentent le prix de leur consultation, sous prétexte de fixer un rendez- vous rapide aux patients . Hier, elle a invité « l'ensemble du mouvement mutualiste » à publier la liste des praticiens qui se mettent « hors la loi ».

     


  • ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-02-07 08:30:58
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