MEDECINE PAR ERIC JL BRETON
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Publié le mercredi 28 mai 2003

Mercredi 28 mai 2003

DISCOURS DE MATTEI
Intervention de Jean-François MATTEI, Ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées Conférence de presse "Tabac, l'offensive" Journée mondiale sans tabac Mardi 27 mai 2003 Mesdames et Messieurs, J'ai souhaité m'exprimer devant vous à l'occasion de cette journée mondiale pour vous présenter les principales actions que nous avons engagées ou que nous engagerons dans les semaines qui viennent pour lutter contre le tabac. Depuis le début de l'année le Gouvernement a déclaré la guerre au tabac. Cette guerre sera sans concession. Nous multiplierons les occasions de rappeler les méfaits du tabac, d'afficher notre détermination et d'expliquer notre action. Cette offensive, nous l'avons déclenchée en augmentant de façon importante le prix du tabac en janvier(1). Nous l'avons poursuivie en soutenant la proposition de loi sénatoriale d'interdiction de vente aux mineurs présentée par le Sénateur JOLY. Le Président de la République a réaffirmé cette priorité en présentant la lutte contre le tabac comme exigence absolue, lors de l'annonce du Plan Cancer. Déjà des premiers résultats nous montrent que nous avançons. Pour la première fois depuis quatre ans, les ventes de tabac ont diminué. Sur les quatre premiers mois de l'année les ventes de cigarettes ont baissé de 9% par rapport à l'année 2002. Ce n'est qu'un début ! Nous devons amplifier notre effort ! D'abord rappeler les dangers du tabac, parce que nous le savons, la connaissance des risques est la principale motivation de l'arrêt du tabac. Fumer tue ! Cet avertissement apparaît désormais sur les paquets de cigarettes suite à l'arrêté que j'ai signé avec Alain Lambert le 5 mars dernier. Le tabac tue en France, chaque année, plus de 60 000 personnes, avec une augmentation régulière chez les femmes. C'est 12% des décès. La moitié de ces décès est liée au cancer. Le tabac fait mourir prématurément. Parmi les jeunes ayant commencé à fumer à l'adolescence, la moitié décèdera du tabac et parmi eux un quart décèdera avant 65 ans, soit une vie raccourcie de 20 ans. Mais fumer c'est aussi le principal facteur de risque des infarctus cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux qui tuent ou rendent infirmes à vie. Cela aussi sera rappelé clairement sur les paquets de cigarettes. Certes, le danger du tabac n'est pas immédiat. Il peut apparaître lointain, voire irréel. Mais quand le cancer du poumon est là, alors il est trop tard et les témoignages de ceux qui meurent sont terribles, leur message poignant : Ne fumez jamais !! Aujourd'hui nous savons ! Nous devons faire savoir pour que personne ne nous dise jamais plus : si j'avais su !! Certains risques restent encore largement sous-estimés dans la population. La moitié des personnes interrogées pense encore qu'il existe un seuil au-dessous duquel on ne risque rien. La mise en évidence des dangers du tabagisme passif est en train de modifier cette perception. Chaque cigarette cause des dommages sanitaires. La fumée des autres ne nous épargne pas non plus. Les parents qui fument devant leurs enfants multiplient leur risque d'infections respiratoires et ORL, mais aussi le risque que leurs enfants deviennent de futurs fumeurs par le simple fait de l'exemple. En arrivant au Gouvernement, je me suis engagé à faire de la prévention un axe fort de la politique de santé en France. Je suis convaincu que la prévention est un élément clef pour améliorer la santé des français, pour les faire vivre mieux et plus longtemps. Le tabac en est l'exemple le plus frappant Quand la prévention du tabac est efficace, les décès liés au tabac chutent de façon spectaculaire. L'exemple britannique le démontre de manière magistrale. Il n'est pas le seul. Les Finlandais et les Suédois ont également obtenu des résultats impressionnants. Le plan Cancer a fixé nos objectifs pour les cinq prochaines années : réduire de 30% le tabagisme des jeunes et de 20% le tabagisme des adultes. Pour parvenir à cet objectif il nous faut tout à la fois prévenir la consommation de tabac chez les non-fumeurs mais aussi aider les fumeurs à s'arrêter, sans pour autant minimiser la difficulté du sevrage. Le tabac est une drogue. Cette assimilation à une drogue a participé à la prise de conscience des dangers du tabac. Un effort particulier doit être fait en direction des jeunes et des femmes chez qui la consommation du tabac est particulièrement inquiétante . Alors, quelles sont les principales actions que nous avons engagées ou que nous engagerons avant la fin de l'année ? Elles se répartissent en 5 axes : 1- Premier axe : rendre de plus en plus difficile l'accès au tabac. Nous poursuivrons l'augmentation des taxes sur le tabac. C'est le moyen le plus efficace de réduire la consommation. Le Royaume-Uni est le pays ou le prix du paquet est le plus cher d'Europe, près du double du prix français. C'est aussi celui ou la consommation de cigarettes par habitant est une des plus faibles. A l'inverse, l'Espagne qui a les prix les plus bas d'Europe a la consommation par habitant la plus élevée. Il n'y a pas de hasard ! Nous le savons, il existe une relation directe entre l'augmentation des prix du tabac et la consommation. Augmenter les prix de 25 % c'est réduire la consommation de 10 % et éviter pour les années à venir 10 000 décès chaque année. Comme l'a dit le Président de la République, la hausse du prix du tabac n'est pas un moyen de renflouer les caisses de l'Etat. Les recettes supplémentaires qui pourraient en découler financeront la lutte contre le cancer et les grandes actions de santé publique. L'ambiguïté doit être clairement levée dans l'esprit des fumeurs. Je préfère cent fois que les Français ne fument plus plutôt que de percevoir la taxe sur le tabac ! Rendre plus difficile l'accès au tabac, c'est aussi interdire la vente des paquets de 10 ou 15 cigarettes, que les fabricants de tabac proposent aux jeunes pour les inciter à fumer car ils sont moins chers et donc plus attractifs. C'est enfin interdire la vente de tabac aux mineurs de moins de 16 ans. Cette mesure est hautement cohérente et symbolique. Cohérente avec la nécessité de dénoncer avec force les méfaits du tabac et de le rendre de plus en plus inacceptable pour la société toute entière et pour la jeunesse en priorité. Elle a été proposé par le Sénateur JOLY mais n'a pas été retenu par l'Assemblée Nationale. Nous la représenterons aux parlementaires dans le cadre du projet de loi relatif à la politique de santé publique, en allégeant les sanctions initialement prévue pour les débitants en cas d'infraction. Ces sanctions sont exagérément lourdes Pour faire appliquer la loi, nous comptons avant tout sur l'engagement des buralistes, agents chargés par l'Etat de faire appliquer une réglementation que beaucoup semblent prêts à approuver. Nous associons les buralistes à cette action et nous trouverons avec eux les moyens de ne pas les pénaliser au quotidien. Ils doivent nous aider! 2- Le deuxième axe c'est de dissuader les non-fumeurs de commencer à fumer et convaincre les fumeurs de s'arrêter de fumer. Pour cela, il faut continuer à transformer l'image du tabac et du fumeur dans notre société. En plus des avertissements sanitaires sur les paquets de cigarettes, plusieurs campagnes de communication nationales dénonceront la nocivité du tabac. La nouvelle campagne va vous être présentée par le directeur de l'INPES. Il faut aussi lutter contre les représentations positives du tabac dans les médias. C'est le thème de cette journée mondiale. D'après l'enquête réalisée avec la Ligue nationale contre le cancer et le Centre national du cinéma, c'est dans les films français que les acteurs fument le plus, et une marque identifiable de tabac apparaît encore dans 31% des ces films. Cette année, nous renforcerons les partenariat avec les médias destinés aux jeunes pour les inciter à la vigilance. L'application de la loi EVIN sur la protection des non-fumeurs sera renforcée dans les écoles et les entreprises grâce à des actions conjointes des ministères concernés. En milieu scolaire, le ministère de la santé, prépare avec l'éducation nationale dans le cadre du programme "Ecole sans tabac" la mise en place, dans une vingtaine d'établissements pilotes, de centres d'information et de conseils, cofinancés par les deux ministères. Les programmes d'éducation à la santé comprendront un volet sur les consommations à risque et notamment le tabac. La concertation interministérielle exercée par la MILDT sera essentielle pour parvenir à une application effective de la loi EVIN et mobiliser les différents services chargés du contrôle sur le terrain. Enfin, la réglementation dans les lieux collectifs sera aussi améliorée avec une meilleure délimitation des espaces fumeurs et non-fumeurs, actuellement insuffisante. 3- Convaincre les fumeurs de s'arrêter c'est bien mais ce n'est pas toujours suffisant pour les plus dépendants d'entre eux. Il faut les aider par tous les moyens possibles, c'est le troisième axe. L'implication des médecins généralistes est essentielle. Les recommandations de bonne pratique du sevrage élaborées par un groupe d'experts de l'AFSSAPS à destination des professionnels de santé viennent d'être publiées à l'occasion de cette Journée. Elles seront largement diffusées. Dans les deux ans qui viennent seize nouvelles consultations anti-tabac seront créés de façon à couvrir l'ensemble des départements. J'encouragerai toutes les initiatives permettant de proposer ces consultations sur les lieux de travail par exemple, mais aussi dans la maternité pour convaincre les femmes enceintes de s'arrêter de fumer. Je soutiendrai l'extension du réseau des maternités sans tabac et les opérations de sensibilisation du personnel soignant dans le cadre du réseau "hôpital sans tabac". Je compte d'ailleurs me rendre prochainement dans l'une de ces maternités. Une expérimentation sera menée dans une région pilote pour évaluer l'intérêt du remboursement partiel des substituts nicotiniques dans le cadre d'un protocole d'arrêt. 4- L'aide de l'Etat aux associations de lutte contre le tabac sera renforcé. C'est le 4ème axe. Ces associations jouent un rôle essentiel dans le domaine de la prévention de proximité, de l'accompagnement, et de la vigilance judiciaire. La vigilance judiciaire devra pouvoir être exercée par un plus grand nombre d'acteurs associatifs. Dans le cadre du plan cancer un appel à des projets destiné à soutenir des actions de proximité menées par les associations va être lancé. En 2003 le budget consacré aux associations s'élèvera à 7 millions d'euros contre 0,4 millions d'euros les années précédentes. 5 - Enfin, la recherche sur le tabac, insuffisamment développée en France, fera parti des thèmes prioritaires soutenues par le futur institut national sur le cancer. Je terminerai en disant que notre effort s'intègre dans une mobilisation internationale qui vient de trouver sa concrétisation dans la signature le 21 mai de la convention cadre de l'OMS sur le tabac, que la France a fortement soutenue. Nous continuerons à œuvrer au niveau européen pour un renforcement de la lutte antitabac, en particulier par une harmonisation des taxes au service de la santé publique. (1) En moyenne 10% pour les cigarettes

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-28 13:29:10
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Mercredi 28 mai 2003

ALZHEIMER ET ATTAQUE CEREBRALE
Les traitements hormonaux augmentent les risques d'Alzheimer, selon une étude CHICAGO -- La thérapie hormonale, qui pourrait être liée à des risques de troubles cardiaques, voire à des cancers, est maintenant associée à la maladie d'Alzheimer et à d'autres formes de démence, selon une étude publiée dans le "Journal de l'Association médicale américaine" (JAMA). Les dernières données suggèrent en effet que les traitements à base d'oestrogène et de progestérone doublent les risques de démence chez les femmes de 65 ans et plus, un chiffre qui est toutefois à relativiser. L'expérience a en effet porté sur 4.532 femmes prenant des hormones depuis plus de quatre ans. Des démences probables ont été diagnostiquées chez 61 d'entre elles, 40 dans le groupes prenant effectivement des hormones, 21 chez celles qui prenaient un placebo (produit inactif). Cela signifie qu'en un an, sur 10.000 femmes qui suivent ces traitements hormonaux, 23 cas supplémentaires de démence vont survenir. On ignore si ces résultats concernent aussi les femmes avant 65 ans, sur lesquelles ne portait pas l'étude et qui constituent la majorité des femmes suivant ce type de traitement. Les chercheurs ont aussi trouvé que les hormones ne protégeaient pas contre d'autres problèmes, comme de légères pertes de mémoire. L'idée que ces substituts hormonaux puissent aider les femmes à garder leur vivacité d'esprit était basée sur des études moins précises. L'an dernier, une étude avait déjà montré que ce type de traitement accroissait les risques de cancer du sein et d'attaque cérébrale notamment. Ces nouveaux développement concernant la démence sénile sont "très choquants", reconnaît le Dr Barbara Soltes, endocrinologue au Centre médical Rush-Presbyterian-St Luke de Chicago. Selon elle en effet, nombre de ses patientes qui ont continué à prendre des hormones après les mauvaises nouvelles de l'an dernier concernant les troubles cardiaques l'ont fait en pensant que cela les protégeait de la maladie d'Alzheimer et d'autres problèmes de mémoire liés au vieillissement. Mais malgré de nouveaux indices montrant que les traitements hormonaux pourraient provoquer des affections qu'ils étaient auparavant censés empêcher, des femmes et des médecins affirment qu'ils ne sont toujours pas prêts à faire une croix sur ces traitements qui permettent aussi de supprimer les bouffées de chaleur et les suées nocturnes, tout en maintenant la lubrification vaginale. Si beaucoup de patientes risquent toutefois d'arrêter ces traitements désormais - comme l'ont déjà fait plusieurs millions de femmes aux Etats-Unis -, le Dr Soltes dit sa conviction qu'elle va continuer à les prescrire pour soulager les femmes ménopausées: "Je suis sûr que ce n'est pas fini". Tout le monde ne pense pas ainsi. Pour le Dr Robert Blaskiewicz, gynécologue et professeur à l'université de Saint-Louis (Missouri) par exemple, cette étude "est un autre clou dans le cercueil" pour l'utilisation d'hormones pendant et après la ménopause. Des experts affirment en effet que les femmes ménopausées ne devraient plus prendre d'hormones du tout. D'autres soulignent que les femmes ayant besoin d'être soulagées d'affections liées à la ménopause devraient prendre des doses les plus réduites possibles pendant le minimum de temps. AP pyr/v0121/Bg La thérapie hormonale accroît les risques de démence et d'attaque cérébrale WASHINGTON, 27 mai (AFP) - Les traitements hormonaux les plus courants doublent le risque de démence et augmentent d'un tiers le risque d'attaque cérébrale chez les femmes de plus de 65 ans, selon les résultats de trois études publiées mardi aux Etats-Unis. Parmi les 4.532 participantes de l'étude sur le traitement combinant estrogène et progestérone, 61 ont été diagnostiquées comme atteintes de démence, dont 40 (66%) dans le groupe prenant les hormones contre 21 (34%) dans le groupe recevant un placebo. "Au total, le risque de démence pour les femmes dans le groupe prenant estrogène et progestérone était le double de celui du groupe prenant le placebo", écrivent les chercheurs en décrivant ces résultats comme "inattendus et en contraste frappant avec la plupart des travaux précédents sur les effets du traitement hormonal sur la maladie d'Alzheimer et la démence". Cela représenterait 23 cas supplémentaires de démence pour 10.000 femmes de plus de 65 ans, selon ces travaux menés par Sally Shumaker, de Wake Forest University Health Sciences, à Winston-Salem (Caroline du nord). Leurs conclusions sont confirmées par les résultats d'une autre étude menée par Stephen Rapp, de la même université, selon laquelle cette thérapie hormonale n'a pas d'effet bénéfique sur les performances intellectuelles des femmes ménopausées. Une troisième étude menée sur 16.608 femmes de plus de 50 ans en bonne santé montre que celles qui suivent un traitement hormonal ont un risque accru d'attaque cérébrale. Au total, 151 femmes (1,8%) du groupes suivant le traitement hormonal ont été victimes d'une attaque, contre 107 femmes (1,3%) placées dans le groupe recevant un placebo, ce qui représente un risque accru de 31%. Les trois études sont publiées dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) daté du 28 mai.

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-28 13:13:38
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Mercredi 28 mai 2003

ANTI-VIH
PARIS (AFP) - Le groupe pharmaceutique suisse Roche a annoncé mercredi le feu vert de la Commission européenne pour l'homologation de son nouveau médicament anti-VIH, le Fuzeon, connu jusqu'à présent sous le nom de code de T-20. Ce médicament est le premier représentant d'une nouvelle classe de médicaments anti-Sida, les inhibiteurs de la fusion du VIH. Il permet de bloquer l'entrée, la fusion, du virus avec la cellule immunitaire humaine, alors que les autres traitements anti-VIH n'agissent que sur la cellule infectée. Il a été développé conjointement avec le laboratoire américain Trimeris, selon le communiqué reçu à Paris. Cette homologation fait suite à celle de la Food and Drug Admistration (FDA) américaine en mars 2003. Selon William Burns, chef de la division pharmaceutique de Roche, "l'homologation par l'agence européenne d'évaluation des médicaments (...) est porteuse d'un nouvel espoir pour les séropositifs vivant en Europe", confrontés à un virus qui "continue de se dérober". Fuzeon doit être administré deux fois par jour, en injection sous-cutanée. Le prix du traitement est de 52 euros par jour, un montant record représentant deux fois plus qu'un traitement classique. Sur un an, le traitement coûte 18.980 euros, selon Roche. Selon Roche, le coût élevé reflète la complexité de la fabrication de la molécule: il faut 45 kilos de matières premières pour produire 1 kilo de Fuzeon. Le Fuzeon a été essayé sur les patients déja lourdement traités et devenus résistants aux traitements. Selon les médecins qui l'ont testé contre le meilleur traitement combiné disponible, il a fait baisser la charge (la quantité de virus dans le sang) au-dessous des niveaux de détection chez deux fois plus de patients que le traitement de référence. L'UE autorise un nouvel antirétroviral Le Fuzeon, dont la particularité est d'arrêter le virus avant qu'il pénètre dans la cellule immunitaire, est désormais autorisé à la vente en Europe. Le Fuzeon Après la Suisse, c'est au tour de l'Union européenne (UE) d'autoriser la commercialisation d'un nouveau médicament contre le SIDA, le Fuzeon. "L'homologation du Fuzeon par l'Agence européenne pour l'évaluation des médicaments (EMEA) représente une avancée importante dans la lutte contre l'infection à VIH", a estimé mercredi William Burns, chef de la division Pharma du géant pharmaceutique bâlois Roche. En Suisse, le Fuzeon sera disponible au début juin 2003. Contrairement à tous les anti-VIH actuellement disponibles sur le marché, il bloque le virus avant même qu'il ne pénètre dans la cellule immunitaire humaine, empêchant ainsi le virus de se reproduire et de détruire les défenses immunitaires des patients infectés. En échec de traitement Le médicament est indiqué, en association avec d'autres antirétroviraux, dans le traitement de l'infection à VIH-1 chez l'adulte en échec de traitement. La mise en évidence de signes évocateurs de la réplication du VIH-1 malgré l'utilisation d'autres antirétroviraux est une condition préalable à l'instauration du traitement, selon Roche. Le Fuzeon sera administré deux fois par jour en injection sous-cutanée. "Etant donné que le processus de fabrication est très complexe et que la demande initiale pourrait être très importante, la disponibilité du produit dans le monde sera limitée pendant la phase d'introduction", a prévenu Roche. (AP)

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-28 13:12:43
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Mercredi 28 mai 2003

GRIPPE
Grippe : prévoir dès maintenant pour éviter la pénurie A Genève, la perspective d’une pandémie grippale est prise au sérieux – voir nos informations d’hier – et l’OMS appelle gouvernements et industriels à la prévoyance. Les difficultés observées au moment de la flambée de SRAS ont porté leurs enseignements. La pénurie de masques protecteurs par exemple, a joué un rôle non négligeable dans l’enchaînement des évènements. Par ailleurs, le rôle de la logistique y est apparu avec une acuité particulière, montrant à quel point l’indisponibilité d’instruments de prévention ou de traitement pouvait favoriser la progression de la maladie. Face à la grippe nous disposons de vaccins pour prévenir, et d’antiviraux pour traiter les patients. C’est fort bien mais le dispositif est-il bien au point ? Pas sûr… Seuls 9 producteurs de vaccins opèrent au niveau mondial. La culture de ces derniers sur oeufs de poule embryonnés est longue, coûteuse – 2 oeufs pour chaque dose de vaccin ! – et de nouvelles techniques doivent être développées pour produire à partir de substrats de cultures cellulaires. Quant aux médicaments antiviraux, ils sont loin de constituer une solution viable. Egalement très coûteux et peu accessibles aux pays en développement, leur efficacité est discutée. Plusieurs délégations présentes à Genève ont souligné « l’absence d’évaluation de leur activité réelle en situation de grippe… » Bref, le tableau est sérieux. L’OMS appelle donc à augmenter la production de vaccins et à constituer des réserves de masques protecteurs. Elle va également favoriser le développement de laboratoires nationaux pour l’identification des virus… et rappeler aux compagnies aériennes leur rôle de service public. Particulièrement pour le transport des échantillons viraux, dont l’analyse rapide est vitale pour identifier le responsable d’une éventuelle pandémie. Or bien que l’ONU ait mis en place des normes strictes qui assurent la sécurité de ces transports, nombre de compagnies aériennes refusent encore de les assurer. On l’a vu récemment, lorsque des équipages se sont opposés à l’embarquement d’équipes médicales. Sources: de notre envoyé spécial à Genève, 24 mai 2003 (Destination Santé)

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-28 13:11:38
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Mercredi 28 mai 2003

OMS
OMS : un nouvel Etat Membre rejoint l’Europe A la demande du gouvernement chypriote, la grande île vient de rejoindre la région Europe de l’OMS. La 56ème Assemblée mondiale de la Santé vient en effet d’entériner ce changement, accroissant le poids de l’Europe dans cette partie de la méditerranée. Le rattachement des Etats-Membres aux six régions de l’Organisation dépend certes de leur localisation mais aussi des critères politiques et, on n’en sera guère surpris, de santé publique. Ainsi la région Europe comptait-elle déjà parmi ses membres des pays comme Israël et la Turquie. Dans le même esprit, d’autres pays ont manifesté un intérêt pour ce type de rattachement. C’est le cas de l’Ile Maurice, rattachée au Bureau régional de l’Afrique mais qui se rapproche de l’Europe par bien des aspects. Son niveau de développement d’une part, mais aussi les pathologies les plus fréquentes dans le pays. L’ile est en effet marquée par une prévalence du diabète parmi les plus élevées au monde. Sans oublier la grande proximité de l’ile française de La Réunion. A moins d’une demi-heure d’avion, l’ancienne Ile Bourbon compte des infrastructures médicales très avancées, notamment un service de grands brûlés qui figure au plus haut niveau dans sa spécialité. Tout ceci ajoute un intérêt supplémentaire à sa proximité géographique avec Maurice. Et naturellement, elle aussi est rattachée à la région Europe… Sources: de notre envoyé spécial à Genève, 24 mai 2003

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-28 13:10:28
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Mercredi 28 mai 2003

REMBOURSEMENT
M. Mattei n'exclut pas un remboursement des patches anti-nicotine PARIS, 28 mai (AFP) - Le ministre de la Santé Jean-François Mattei n'"a pas exclu" que les timbres anti-nicotiniques (patches) puisssent être remboursés par la Sécurité sociale, "s'ils s'avèrent efficaces", mercredi lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. Interrogé par le député UMP de la Sarthe Dominique Le Mener, le ministre a rappelé qu'une expérimentation allait "être menée dans une région-pilote, pour évaluer les substituts nicotiniques dont il n'est pas exclu que nous les remboursions". Le ministre a par ailleurs souligné qu'une hausse des prix était "le meilleur outil" pour inciter les Français à ne pas fumer. "Nous l'avons fait et nous le referons", a-t-il affirmé. Il a précisé que cette hausse serait assortie d'"une hausse des droits proportionnels pour toucher aux marges" bénéficiaires des industriels du tabac. En présentant mardi son "offensive", à l'occasion de la Journée mondiale sans tabac de samedi, le ministre avait indiqué qu'une hausse du prix du tabac de 17 % à 25 % "ne (lui) faisait pas peur". Il avait rappelé que le tabac tue près de 60.000 personnes par an en France, avec une augmentation régulière chez les femmes.

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-28 12:51:32
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Mercredi 28 mai 2003

MORPHINE
L'Express du 29/05/2003 Contre la douleur La France en panne de pompes à morphine par Anna Musso Elles sont indispensables pour apaiser la douleur des malades mais leur prix élevé reste dissuasif Il manquerait 20 000 pompes antidouleur en France. A l'origine de cette estimation, une enquête menée par l'Association pour le contrôle de la douleur des patients - ACDP France (1) - auprès de 400 établissements de santé publics et privés, et qui montre un sous- équipement dramatique en la matière. L'association a un double objectif: mener des actions de sensibilisation et récolter des fonds pour acheter du matériel adapté. Pourquoi une telle pénurie? Les pompes antidouleur présentent pourtant de nombreux avantages. Elles apaisent toutes les formes de souffrance, du cancer à l'accouchement et aux interventions chirurgicales. Pour ce faire, elles libèrent, en continu, un débit fixe d'antalgique (le plus souvent de la morphine), via une perfusion, et permettent au patient de s'autoadministrer ce produit dès que la souffrance devient intolérable. Si le prix unitaire peut sembler élevé (environ 3 700 euros), l'investissement est rentable: d'une durée de vie de dix ans, une pompe soulage entre 20 et 100 patients par an. En outre, le malade ne dépend plus de la disponibilité d'une infirmière et peut soulager lui-même ses souffrances. Et, grâce aux systèmes de sécurité qui contrôlent la programmation des doses, aucune délivrance excessive n'est possible. «Sans ce matériel, le temps de réponse entre la demande du patient et son soulagement peut atteindre trente à cinquante minutes. En pratique, cela signifie que, pour de simples raisons budgétaires, certains patients continuent de souffrir inutilement», dénonce Martine Jambon, secrétaire générale de l'ACDP. Or, malgré les plans gouvernementaux lancés depuis 1998, «les établissements de soins ne bénéficient pas de moyens spécifiques pour la prise en charge de la douleur, à tel point que certains départements ne possèdent même pas de consultation d'algologie», remarque l'ACDP. L'objectif de l'association était ambitieux: fournir chaque année 500 pompes dans tous les établissements de santé. A ce jour, par manque de moyens, l'association n'a pu distribuer qu'une vingtaine de pompes. (1) 11, cours de Verdun, 69002 Lyon, 04-72-77-02-07. acdpfrance@wanadoo.fr

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-28 12:35:27
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Mercredi 28 mai 2003

VUES
Du flou dans le regard? Myopie: les sirènes du laser Se passer de lunettes en se faisant retailler la cornée, quel rêve! Mais attention:il peut arriver parfois que le rêve tourne mal -------------------------------------------------------------------------------- Jusqu’ici, c’était seulement une impression, un je-ne-sais-quoi non quantifiable: beaucoup d’anciens myopes, opérés avec succès selon les nouvelles techniques de la chirurgie réfractive au laser, se déclaraient certes ravis d’avoir jeté à la poubelle leurs lunettes abhorrées. Désormais, à l’œil nu, ils voyaient bien, ils voyaient net. Mais pour beaucoup d’entre eux, par rapport aux promesses du chirurgien – et à leur vision antérieure du paysage à travers lorgnons ou lentilles de contact –, il manquait quelque chose au résultat final: moins de piqué, moins de contraste, moins de précision. Une image moins léchée, dirait un photographe. Comme si la perception visuelle se faisait désormais à travers un écran très légèrement dépoli ou opalescent. Début mai, en Floride, au congrès annuel de l’Arvo (Association for Research in Vision and Ophtalmology), le professeur Pablo Artal, de l’université de Murcie, en Espagne – un chercheur très réputé, connu pour ses travaux en optique fondamentale –, vient de faire sensation en identifiant, objectivant et mesurant ce phénomène indésirable. Sa conclusion: les yeux opérés par la technique dite du « Lasik», pour des myopies supérieures à 4,50 dioptries, prennent d’un seul coup... quarante ans d’âge. Ce type de chirurgie étant réservé aux moins de 40 ans, la correction de la myopie par amincissement de la cornée vous laisse ainsi avec des yeux d’octogénaire – dans lesquels une fraction relativement importante de la lumière est diffusée à l’intérieur du globe oculaire, avant d’avoir pu atteindre la rétine pour y former l’image désirée. D’où cette impression de regarder soudain à travers un mince écran de fumée – ce qui survient normalement avec l’âge, mais d’une façon si graduelle qu’on ne s’en aperçoit pas. Pour élucider ce phénomène mystérieux, quasi impalpable mais qui l’intriguait justement pour cette raison, Pablo Artal a dû imaginer un dispositif complexe. Avec des faisceaux de lumière polarisée dans diverses directions, des miroirs semi-transparents et des détecteurs capables d’analyser la lumière réfléchie par l’œil – pour y mesurer la fraction dispersée par la turbidité (le trouble global) du milieu oculaire, qui se reconnaît à sa dépolarisation. Puis il a effectué ses expériences lumineuses sur trois catégories de cobayes: des sujets jeunes opérés, des sujets jeunes non opérés et des sujets âgés eux aussi non opérés. Enfin il lui a bien fallu constater que le «DOP» (le degree of polarization de la lumière réfléchie par l’œil) baissait de 0,78 à 0,53 lorsqu’on comparait les cobayes jeunes et non opérés avec chacune des deux autres catégories. Basée sur un nombre limité de sujets ayant subi l’opération au Lasik (trois seulement), une telle découverte demande bien sûr à être confirmée par d’autres études. On ne saurait s’en contenter pour condamner toute la chirurgie réfractive oculaire, même s’il ne s’agit que d’une thérapeutique dite «de confort». N’empêche, ce résultat expérimental vient s’ajouter à un faisceau de constatations désagréables. Aussi, malgré la promesse alléchante d’une vie désormais sans lunettes (promesse d’ailleurs fallacieuse comme on va voir), les personnes affligées d’une forte myopie devraient se méfier. Avant de souscrire à cette prétendue délivrance, aussi coûteuse que non remboursée par la Sécu, il est sage, par exemple, de chausser ses lunettes et d’aller faire un tour sur le web. Sur surgicaleyes.org, lasiktruth.com ou lasikdisaster.com, ou encore snof.org (le site du Syndicat national des Ophtalmologistes de France), on trouvera une quantité de témoignages qui donnent à réfléchir. Et qui peuvent dissuader d’aller se faire retailler – irrémédiablement – un organe aussi délicat que la cornée, sous le seul prétexte un peu futile de ne plus porter de lunettes. Sous couvert d’anonymat, un ophtalmologiste français conte l’anecdote suivante: lors d’un congrès spécialisé, un jeune et brillant chirurgien, spécialiste du retaillage de la cornée au laser et apôtre de cette technologie lucrative, s’était fait demander pourquoi il portait, lui, encore des lunettes. Un peu inconsidérément, le spécialiste aurait répondu: «Moi, je suis chirurgien. Je ne peux pas me permettre de prendre le moindre risque avec mes yeux.» Vraie ou fausse, l’anecdote en dit long sur les risques encourus par les opérés. Certes, le plus souvent – dans la très grande majorité des cas –, tout se passe bien et le patient se déclare pleinement satisfait du résultat immédiat. Reste un petit pourcentage (1 à 2%) d’échecs, qui sont notamment à la source des témoignages plus ou moins terrifiants lisibles sur internet. Une correction trop forte, parce que mal calculée, vous fera passer de la catégorie des myopes à celle des hypermétropes. A l’inverse, une correction un tout petit peu insuffisante vous disqualifiera pour la conduite automobile nocturne. Ou bien les déformations de votre cornée vont vous valoir des éblouissements permanents, des halos très gênants, la perception permanente d’images dédoublées, triplées, décalées, superposées à l’infini... Un vrai cauchemar. Aux Etats-Unis, où environ 1 million d’yeux myopes sont annuellement rectifiés au laser (mais le chiffre semble être en baisse depuis deux ans), le petit pourcentage des ratages fait les beaux jours des cabinets d’avocats. Les procès se multiplient, et les opérés mécontents obtiennent parfois des dédommagements supérieurs au million de dollars. Encore ne s’agit-il là que des dégâts immédiatement constatables après l’opération. Mais le plus inquiétant, même après une intervention supposée parfaitement réussie, se situe dans le long terme. D’abord, les sujets jeunes débarrassés de leur myopie n’en restent pas moins, comme tout le monde, condamnés à terme (vers 45 ans) à l’inéluctable presbytie, et un jour il leur faudra bien, de toute façon, rechausser des lunettes. Ensuite, l’âge progressant, il sera conseillé de faire surveiller sa pression oculaire, ce qui, constate un ophtalmologiste, «sera beaucoup plus difficile sur une cornée retaillée. Avec le risque de passer à côté d’un diagnostic prématuré d’un glaucome qui, faute du traitement adéquat, peut conduire à la cécité». Enfin, toujours avec l’âge – mais on vit de plus en plus vieux... – pourra arriver la cataracte. Laquelle s’opère très bien de nos jours. Mais à la condition, là encore, de posséder une cornée intacte. Car, si celle-ci a été modifiée, «il sera très problématique de calculer l’exacte puissance optique du cristallin artificiel à implanter». Bref, avant de succomber, comme un peu plus de 60000 Français chaque année, aux sirènes des cliniques chics qui, grâce à la magie du laser, vous proposent une vision de rêve et sans lunettes, il est prudent... d’y regarder à deux fois. Fabien Gruhier

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-28 12:22:11
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Mercredi 28 mai 2003

LE VIN
Quand le vin monte au cerveau Qu’est-ce qui différencie fondamentalement un amateur de bons vins d’un goûteur professionnel ? Ce n’est ni le vocabulaire choisi ni l’art de faire valser le vin dans le verre pour l’oxygéner. La vraie différence est dans la tête : le sommelier est le seul à mobiliser certaines régions de son cerveau pour analyser le vin. Gisela Hagberg, une biophysicienne suédoise, a mené à Rome, en Italie, une expérience sur sept sommeliers et sept amateurs. Grâce à l’imagerie médicale, elle a observé l’activité cérébrale des buveurs pendant la dégustation. Point commun à tous : l’activité d’une petite zone appelée l’amygdale, située près de l’hippocampe, était intense. L’amygdale est impliquée dans le traitement des émotions. En revanche les sommeliers se sont distingués par une activation de leur cortex frontal, révélant une activité intellectuelle au cours de la dégustation. Ravis de voir leur expérience et leurs connaissances ainsi reconnus, les sommeliers ne souhaitaient pas pour autant réitérer l’expérience. Déguster le vin allongé avec un tube dans la bouche n’a pas le charme escompté d’une bonne dégustation. (28/05/2003)

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-28 11:59:57
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MEDECINE PAR ERIC JL BRETON