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Publié le mercredi 14 mai 2003

Mercredi 14 mai 2003

TABAC


Libération
SOCIETE, mercredi 14 mai 2003, p. 22

Les enfants n'achèteront plus de tabac
Le ministre de la Santé confirme son intention d'interdire la vente aux moins de 16 ans.

FAVEREAU Eric

L'achat de tabac bientôt interdit aux moins de 16 ans. Le ministre de la Santé, Jean-François Mattei, a confirmé hier à l'Assemblée nationale qu'il entendait bien poursuivre la «guerre au tabac». Et surtout que l'interdiction de vente de tabac aux moins de 16 ans n'est pas jetée aux oubliettes : elle sera intégrée dans le projet de loi de politique de santé publique que le Parlement examinera à l'automne.Une déclaration qui remet un peu de cohérence dans le débat après des déclarations contradictoires de parlementaires de la majorité. La Commission des affaires sociales de l'Assemblée avait en effet rejeté la semaine dernière une proposition de loi ­ adoptée pourtant par le Sénat ­ qui visait à interdire la vente de tabac aux moins de 16 ans. Le texte prévoyait alors pour les buralistes une amende de 3 750 euros ou de 7 500 euros et un an de prison en cas de récidive : pour une majorité de députés de la commission, ces sanctions étaient trop lourdes.Hier, le gouvernement a voulu rééquilibrer la balance. D'un côté, il a confirmé qu'il retirait ce texte de l'ordre du jour de l'Assemblée, qui devait l'examiner en séance publique le 15 mai. Mais la disposition sera reprise dans le projet de loi sur la politique de santé publique, présenté en Conseil des ministres le 21 mai, puis discuté au Parlement en octobre. Un délai qui laisse le temps à la concertation. Mais, pour le ministre de la Santé, il n'y a pas d'états d'âme à avoir : «La santé publique et la prévention passent par la "guerre au tabac".» Jean-François Mattei s'est félicité qu'il se soit vendu «10 % de cigarettes en moins en France au cours des trois premiers mois de l'année 2003», comparé au premier trimestre 2002. Une baisse due, à ses yeux, à l'augmentation récente des droits sur le tabac de 17 %. «C'est un vrai succès pour la santé publique. Ce premier pas doit être suivi, très rapidement, d'autres initiatives», a-t-il dit. «Ce sera fait rapidement en dépit des réserves ou des incompréhensions de tel ou tel. C'est une grande cause nationale que nous devons tous ensemble appuyer. Elle est partie intégrante du plan cancer», a souligné le ministre, rappelant que Jac ques Chirac avait placé la lutte contre cette maladie dans les trois priorités de son quinquennat.

Catégorie : Anecdotes/Société
Taille : Court, 282 mots

© 2003 SA Libération. Tous droits réservés.

Doc. : 20030514LI0LI20030514036


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 10:34:11
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Mercredi 14 mai 2003

ECHINOCOCCOSE


Le Figaro, n° 18277
Mercredi 14 mai 2003, p. 16

SCIENCES ET MEDECINE

ÉPIZOOTIE La moitié des cas européens de cette maladie transmise par le renard sont recensés dans notre pays
L'échinococcose frappe l'est de la France

Yves MISEREY

La carte de l'échinococcose en Europe pour les vingt dernières années vient d'être publiée (1). Elle a été réalisée par une équipe de chercheurs des universités de Besançon, Ulm (Allemagne) et Zurich (Suisse). Ce registre européen permet de mesurer pour la première fois l'ampleur et la distribution de cette maladie parasitaire causée par un ver de quelques millimètres, véhiculé principalement par le renard et le campagnol. Cette étude confirme que les zones contaminées se trouvent concentrées entre l'est de la France et l'Autriche (voir infographie).

La carte a été dressée à partir des 532 cas humains diagnostiqués de 1982 à l'an 2000. Notre pays totalise à lui seul durant cette période près de la moitié des cas européens (42 %). Le Jura, la Savoie et le Massif central sont les plus touchés. Ces régions de moyenne montagne ont des hivers plutôt froids et une forte pluviométrie, un climat favorable au parasite dont les oeufs ne résistent ni à la chaleur ni à la dessiccation. Autre caractéristique : ce sont toutes les trois des régions d'élevage laitier avec de vastes étendues de pâturages permanents qui favorisent les pullulations de campagnols (campagnol terrestre et campagnol des champs).

L'échinococcose alvéolaire se traduit chez l'homme par une destruction lente et progressive du foie, comparable au cancer. Des métastases peuvent gagner les reins, voire même le cerveau. C'est la maladie parasitaire la plus grave des zones non tropicales de l'hémisphère Nord. Avant les années 70, les personnes infectées étaient condamnées, la mort survenant au bout d'une quinzaine d'années faute de traitement.

C'est seulement depuis 1976 que la mise au point de médicaments à base de benzimidazole a permis d'enrayer la maladie. Malheureusement, les médicaments sont coûteux (1 500 € par mois et par malade), ils ont des effets secondaires non négligeables et doivent être pris durant toute la vie. Une expérience récente montre en effet que si on arrête le traitement durant une courte période, le parasite reprend son activité. On a constaté cette même reprise à la suite de transplantations du foie. Les larves qui ont alors l'aspect d'un petit grain de riz parviennent à recoloniser l'organe implanté, comme l'a montré Dominique Vuitton et ses collègues de l'université de Franche-Comté (Besançon) (2).

Le ver parasite (Echinococcosus multilocularis) est sans doute originaire de Sibérie. A partir de là, il s'est répandu dans plusieurs zones tempérées du nord de l'Europe et de l'Amérique. Sur notre continent, son territoire a tendance actuellement à s'étendre : il est désormais présent en Belgique, en Pologne ainsi qu'en France, dans les Ardennes et l'Aveyron. En Asie, il est en train d'envahir les contreforts du Tibet à la faveur de la déforestation et du développement de l'élevage.

Dans nos régions, le cycle naturel du parasite comporte deux protagonistes : le campagnol et le renard. Les rongeurs se contaminent en ingérant des oeufs disséminés dans la nature qui se trouvent à l'origine dans les crottes de carnivores parasités. Les larves se développent dans le foie. Elles provoquent soit la mort du rongeur, soit la contamination du renard quand ce dernier mange un animal parasité. Une fois dans l'intestin du carnivore, les larves parviennent au stade adulte. Elles libèrent d'énormes quantités d'oeufs dans les excréments et ne causent pas de dommages au prédateur. L'homme est un hôte accidentel. Il prend la place du rongeur mais constitue en fait une impasse dans le cycle naturel du parasite.

Le nombre de cas chez l'homme est directement lié au nombre de renards infectés, lui-même dépendant de la densité de campagnols. Plus personne ne conteste ce lien. « L'échinococcose reste une énigme épidémiologique », souligne néanmoins Dominique Vuitton. En effet, bien que le parasite soit présent sur une grande partie de l'hémisphère Nord, il ne fait pas partout le même nombre de victimes. Deux personnes sont mortes de l'échinococcose durant tout le XXe siècle en Amérique du Nord, plusieurs centaines en Europe, mais des milliers en Chine (3). On est très loin des dix cas français par an.

Bien des incertitudes demeurent sur les modes de contamination. En Chine notamment, on s'est aperçu que les chiens domestiques sont maintenant les vecteurs pathogènes. Une enquête menée en Autriche auprès de quelques malades a pointé aussi du doigt leur rôle contaminant ainsi que celui des chats.

En attendant d'en savoir plus, la prudence est recommandée dans les régions où le parasite est présent. Il convient de faire cuire tous les aliments cueillis dans les jardins ou dans la nature (pissenlit, champignon, baies, etc.). Il faut se laver les mains en rentrant à la maison et limiter les contacts avec les animaux à risque (il peut y avoir des oeufs dans le pelage). En France, l'échinococcose suscite actuellement une série de polémiques. Au début de l'année, dans le Nord-Pas-de-Calais, une association de défense des victimes de l'échinococcose a lancé une campagne contre les risques provoqués par la pullulation des renards dans la région. Mais aucun suivi de population réellement scientifique ne permet d'étayer cette information. « Si on éradiquait les renards du Nord, on attirerait chez nous ceux des Ardennes qui pourraient être contaminés », proteste Florent Lamiot, chargé de mission au conseil régional. Effectivement, les renards colonisent de préférence les territoires dépourvus de rivaux. Dans cette affaire, il ne faut pas perdre de vue non plus le fait que certains chasseurs aimeraient bien pouvoir se débarrasser des renards qu'ils accusent de tuer le gibier.

La polémique tourne aussi autour de l'autre protagoniste de la maladie : le campagnol. Est-il convenable de vouloir exterminer ce petit rongeur à grand renfort de bromadiolone ? Ce produit toxique est jugé dangereux par certains. D'autres prétendent sans sourciller qu'il serait même à l'origine de la maladie. « Je suis prêt à participer à un débat, assure avec philosophie Patrick Giraudoux, du laboratoire d'écologie et d'écophysiologie de l'université de Besançon. Encore faut-il qu'il y ait un débat. » Il reconnaît en effet que la maladie est rare (dix cas chaque année) et que c'est à la société de faire ses choix. Ce qui n'a pas encore été réellement fait.

Dominique Vuitton, qui est à l'origine du registre européen, estime que l'arrivée des renards à proximité des villes incite à la vigilance. « Si des animaux infectés déposent des excréments dans les bacs à sable où vont jouer les enfants, le risque de contamination est bien réel. »

(1) Emerging infectious diseases, vol. 9, n 3, mars 2003. (2) Transplantation, mars 2003. (3) Acta Tropica, volume 8, n 1, avril 2003.

Encadré(s) :

A la chasse aux crottes de renard

Les populations de renards sont-elles en augmentation en France ? Les renards des campagnes et tous ceux qui s'installent maintenant à proximité des villes sont-ils contaminés par le parasite ? Ces questions sont essentielles pour la surveillance de l'évolution de l'échinococcose dans notre pays.

Le suivi des populations est assuré par l'Office national de la chasse (ONC) à partir du nombre d'animaux piégés (71 778 en 1997) ou tirés (391 730 en 1998). Ces chiffres sont en légère augmentation par rapport à la décennie précédente. L'autre donnée est fournie par un indice kilométrique d'abondance. Cette opération de comptage est effectuée chaque année, la nuit, avec un phare, dans huit départements, sur un même itinéraire. Le taux moyen de rencontres est en nette augmentation dans certaines régions. L'éradication de la rage (septembre 2001) et l'interdiction du gazage (1991) peuvent expliquer cette hausse des effectifs.

Un programme d'étude de la contamination des renards par l'échinococcose est actuellement en cours. L'Entente interdépartementale de lutte contre la rage et les autres zoonoses (ERZ) a été chargée d'organiser la collecte de 6 000 crottes de renard dans les 36 départements adhérents à l'Entente. Un ramassage effectué dans des zones de pâturage déterminées par les chercheurs de l'université de Besançon. Cette opération va mobiliser près de 600 personnes, des chasseurs pour la plupart. Le laboratoire de l'Afssa de Nancy est chargé des analyses. Ce même type de contrôle va être assuré dans les villes d'Anemasse (Haute-Savoie), Saint-Flour (Cantal) et Pontarlier (Doubs), ainsi que dans le Val-d'Oise.

Enfin, le Sagir, réseau national de surveillance de l'état sanitaire de la faune sauvage, fournit lui aussi des données sur la contamination des renards à partir des animaux victimes d'accident ou de maladie ramassés par les chasseurs.

Illustration(s) :

L'échinococcose est une maladie parasitaire causée par un ver de quelques millimètres, présent dans les excréments des renards.

(Photo Mike Lane/Bios.)

IDE

Catégorie : Sciences et techniques
Sujet(s) uniforme(s) : Maladies, traitement et prévention; Santé publique et condition physique
Sujet(s) - Le Figaro : SANTE; MALADIE; ECHINOCOCCOSE
Lieu(x) géographique(s) - Le Figaro : EUROPE
Type(s) d'article : ARTICLE; PHOTO; INFOGRAPHIE
Taille : Long, 1037 mots

© 2003 Le Figaro. Tous droits réservés.

Doc. : 20030514LF182771601


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 10:23:44
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Mercredi 14 mai 2003

URGENTISTES
COMMUNIQUE

GREVE DES URGENTISTES  D’ILE DE FRANCE :
39,8 MILLIONS DEUROS AFFECTES EN 2002-2003
POUR LA CREATION DE POSTES MEDICAUX

Les représentants syndicaux des médecins urgentistes ont été reçus au ministère de la santé, de la famille et des personnes handicapées le 2 mai 2003, en présence de dirigeants de l’AP-HP et de l’ARHIF.

A l’issue de cette rencontre, en accord avec les responsables syndicaux et pour répondre au inquiétudes des personnels médicaux des structures d’urgence au regard de la mise en œuvre des nouvelles dispositions relatives à la permanence des soins à l’hôpital, la mission suivante a été confiée aux responsables de l’AP-HP et de l’ARHIF. :

1- Etablir un état des lieux par établissement et par discipline (dont les structures d’urgences) portant sur :

    • L’activité (nature, intensité et spécificité).
    • Les effectifs des différentes disciplines.

    2- Recenser les besoins exprimés pour ces mêmes disciplines et structures, en particulier pour les temps médicaux supplémentaires.
    3- Valider les besoins exprimés en tenant compte de la réalité observée et de la réglementation en vigueur.

    Ce bilan et cette perspective devront être arrêtés au plus tard le 31 mai 2003.

    Sur cette base, l’attribution de temps médicaux supplémentaires (en particulier pour les structures d’urgence) sera effectuée avec la représentation institutionnelle de chaque établissement concerné. Ainsi, les postes médicaux prévus pour 2002-2003 (soit 39.8 millions d’euros pour l’Ile de France) seront affectés d’ici à fin juin 2003 et la tranche 2004 d’ici fin octobre 2003.

    A ces créations d’emplois, s’ajoutent 45 millions d’euros en 2003 pour l’indemnisation du temps de travail médical supplémentaire au-delà des 48 heures hebdomadaires. Cette indemnisation, lorsqu’elle est due pour deux demi-journées de travail effectuées la nuit, le week end ou les jours fériés, sera progressivement portée de 300 euros le 1 janvier 2003 à 450 euros au 1 janvier 2005.

    Le dossier complexe de la réduction du temps de travail médical nécessite un traitement équitable et une procédure transparente. L’ensemble des partenaires engagé dans cette démarche concourent chacun pour ce qui le concerne à respecter cet objectif.

    Contact presse :
    Anne Belheur
    Tel : 01 40 56 57 19 / Mob : 06 82 69 13 28
    Mel : anne.belheur@sante.gouv.fr


    ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:59:28
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    Mercredi 14 mai 2003

    CHOLESTEROL
    Médecine et santé

    Un gène de plus pour le cholestérol

    Dans certaines familles, hypercholestérolémie est héréditaire. Plusieurs gènes en cause ont déjà été identifiés.

     

    Un nouveau gène responsable d’un excès de cholestérol a été identifié par une équipe internationale dirigée par Catherine Boileau, chercheuse à l’Inserm (hôpital Necker, Paris). Situé sur le chromosome 1, ce gène baptisé PCSK9 assure la synthèse d’une enzyme jusque-là inconnue qui intervient dans la régulation du taux de cholestérol dans le sang. Une mutation sur ce gène provoque des hypercholestérolémies familiales, expliquent les chercheurs dans l’édition électronique de Nature Genetics.

    Le cholestérol est à la fois produit par l’organisme –synthétisé par le foie- et ingéré avec les aliments. L’excès de cholestérol, lié à une prédisposition génétique ou à une alimentation trop riche, est l’un des principaux facteurs de risque de l’athérosclérose, aux côtés du diabète, du tabac ou de l’hypertension. L’athérosclérose se traduit par la formation de plaques dans les vaisseaux sanguins qui peuvent former des bouchons. Au niveau du cœur, cela peut conduire à un infarctus. D’où l’intérêt de mieux connaître les mécanismes du cholestérol pour prévenir ses effets.

    (14/05/2003)


    ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:53:31
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    Mercredi 14 mai 2003

    Maladies nosocomiales
    Maladies nosocomiales : nouvelle voie de recours contre les hopitaux

    BORDEAUX 14 avr (AFP) - Un arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux, relatif à un cas de contamination au virus de l'hépatite C (VHC) au centre hospitalier de Bordeaux, "ouvre une nouvelle voie de recours en matière de maladies nosocomiales", a déclaré mercredi à l'AFP l'avocate de la victime.

    La cour a confirmé la condamnation du CHU de Bordeaux à verser 15.000 euros à l'épouse d'un homme aujourd'hui décédé. En 1988, ce Charentais, alors âgé de 70 ans, avait été contaminé par le VHC au cours d'une opération pour remplacer son pacemaker.

    Selon Me Paule Le Bail, l'intérêt de cet arrêt est que désormais "c'est au centre hospitalier de prouver qu'il n'y a pas eu contamination", alors que c'était jusqu'à présent à la victime d'en apporter la preuve, "ce qui était quasi impossible", a souligné l'avocate.

    D'après le journal Sud Ouest, une autre patiente, contaminée par le VHC lors d'une opération de la hanche en 1990, a obtenu de la même juridiction la condamnation du CHU de Bordeaux à lui verser 25.000 euros d'indemnités.


    ericjeanloicbreton | | 2003-05-14 09:45:09
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    1 Commentaire :

    Commentaire écrit le dimanche 23 janvier 2005 à 13:16:38 (lien)
    saini adem - ////////
    je belge et ont n'a greffer toute ma jambe et j'ai perdu plusieurs muscles et tendon suite a une entorse ont m'a platree ma jambe et j'ai ete infecter par une maladi nosocomiale qui est le staphilocoq d'oree ,le streptocoq suivi d'une gengrele et d'une flibite mais en belgique personne ne peut m'explique comment j'ai eu toute ses infections acause d'une entorse a la cheville .


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    Mercredi 14 mai 2003

    POLLUTIONS
    Des plantes pour purifier l'air intérieur

    PARIS, 14 mai (AFP) - Une raison de plus d'avoir la main verte : les plantes n'ont pas seulement une fonction décorative, mais peuvent aussi dépolluer l'air à l'intérieur des bâtiments, selon des études menées à la faculté de pharmacie de Lille et au Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) à Nantes.

    Si des efforts considérables sont menés depuis quelques années pour lutter contre la pollution atmosphérique, l'intérieur des habitations est encore délaissé. Pourtant, les citadins passent près de 80 % de leurs temps à l'intérieur des bâtiments : logements, édifices publics, bureaux.

    Le fameux métro-boulot-dodo met notre organisme à rude épreuve, car les atmosphères intérieures sont chargées de substances toxiques. Outre la fumée du tabac, plus de 300 composés organiques volatils (COV) se retrouvent dans l'air intérieur. Ces composés chimiques entrent dans la composition de nombreux produits utilisés quotidiennement : parfums et cosmétiques, matériaux utilisés pour la construction, l'ameublement, le bricolage ou la décoration (mousses isolantes, panneaux d'aggloméré, colles, solvants), produits d'entretien.

    Associée à une ventilation souvent insuffisante, cette pollution peut provoquer ou aggraver maux de tête, épuisement physique, rhinites, asthme et conjonctivites.

    C'est grâce à l'exploration spatiale que le problème de la pollution des atmosphères intérieures a été révélé au début des années 80. Le Dr William Wolverton, chercheur en sciences de l'environnement à la NASA, a mis en évidence la présence de centaines de composés différents dans les échantillons d'air prélevés dans la station spatiale Skylab.


    petites usines dépolluantes


    Confrontée à l'impuissance de la technologie à assurer seule la purification de l'air, l'agence spatiale américaine a étudié les processus biologiques de dépollution. Les expériences menées par le Dr Wolverton ont permis de montrer que certaines plantes se comportent comme des petites usines dépolluantes.

    En plus de l'absorption du dioxyde de carbone lors de la photosynthèse, elles seraient capables de prélever d'autres substances carbonées dans l'atmosphère, et donc les COV.

    Mais, selon Damien Cuny, responsable du programme PHYT'AIR à la faculté de pharmacie de Lille, les expériences du docteur Wolverton ont été menées dans des conditions qui ne correspondent pas à celles qui règnent normalement dans les bâtiments. "Elles couvraient une période de 24 heures seulement, et les enceintes contenaient des concentrations très élevées de polluants. Si l'on en croit ses conclusions, pour arriver à purifier l'air intérieur, il faudrait donc transformer nos habitations en véritable jungle. De plus des études ultérieures ont fourni des indications contradictoires", indique-t-il.

    Pour évaluer précisément les capacités dépolluantes des plantes, un programme d'étude a été lancé cette année en France. A la faculté de pharmacie de Lille, une méthode est en cours d'élaboration pour tester les capacités dépolluantes de différentes plantes et évaluer si elles peuvent détecter la pollution, en indiquant la présence d'un polluant par un flétrissement des feuilles ou l'apparition de taches par exemple.

    A Nantes, des travaux menés dans le laboratoire du CSTB sont consacrés à la mesure précise de la vitesse d'absorption des polluants par les plantes. Si les résultats de ces études sont concluants, dans quelques années les pépiniéristes pourront proposer des associations de plantes destinées à purifier les ambiances intérieures.


    ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:43:58
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    Mercredi 14 mai 2003

    CHOLERA
    Epidémie de choléra confirmée dans le sud de l'Irak, selon l'OMS

    BASSORAH (Irak), 14 mai (AFP) - Une épidémie de choléra sévit actuellement dans la région de Bassorah, dans le sud de l'Irak, a annoncé mercredi à Bassorah l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

    "On peut parler d'épidémie de choléra. Mais nous ne sommes pas inquiets, suffisamment de médicaments sont disponibles", a déclaré à l'AFP une épidémiologiste de l'OMS, Marta Valenciano.

    La semaine dernière, l'OMS avait annoncé craindre une épidémie après que des hôpitaux irakiens eurent diagnostiqué 18 cas en l'espace de deux semaines, la plupart chez des jeunes patients.

    Le laboratoire de santé public de Koweit a confirmé des cas de choléra dans des échantillons envoyés par l'OMS depuis Bassorah. Ces analyses, précise l'épidémiologiste, vont permettre également de déterminer quels antibiotiques devront être prescrits aux malades.

    Le choléra est maladie endémique de la région. En 2002, environ 250 cas ont été traités et une seule personne, qui souffrait déjà d'une leucémie, est morte.

    "On pense que ce sera plus important que les années précédentes. On a plus de cas que l'année dernière à la même époque. Toutes les conditions sont réunies, les infrastructures sanitaires ne sont pas en bon état", a ajouté l'épidémiologiste.

    L'origine de la maladie est toujours inconnue. Les experts ont déterminé que l'eau était en cause mais sans pouvoir identifier s'il s'agissait de l'eau courante, de l'eau de la rivière ou de l'eau vendue par des camions-citernes, sans mesures d'hygiène.



    ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:42:32
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    Mercredi 14 mai 2003

    psychologie
    On change toute la vie 

    La majeure partie des psychologues pensent qu'on ne change plus après trente ans. Une étude américaine vient de prouver le contraire. 

    Etats-Unis 

    13/05/2003 - Ce n'est pas parce qu'on a dépassé l'âge de la trentaine que notre personnalité est figée pour la vie. C'est en tous cas ce qu'affirme une nouvelle étude réalisée par des psychologues américains et révélée par le magazine New Scientist. Sanjay Srivastava et ses collègues, de l'Université de Californie, à Berkeley, ont analysé les traits de caractère de 130 000 personnes âgées entre 21 et 60 ans. Plus précisément, les chercheurs se sont penchés sur les cinq traits de caractère « type » : la minutie, l'ouverture d'esprit, l'extraversion, le caractère agréable et la stabilité. Ces traits ne dépendent pas de facteurs tels que l'humeur.

    De nombreux psychologues pensent que ces cinq caractéristiques sont en grande partie génétiques et ne changent que très peu après trente ans. En réalité, révèle l'étude, les traits de caractère des adultes continuent d'évoluer avec l'âge. Certaines personnes changent même complètement de personnalité au cours du temps.

    L'équipe a découvert que les femmes devenaient en général plus instables avec l'âge, au contraire des hommes. L'ouverture d'esprit a tendance à diminuer chez les deux sexes. En général, les jeunes de vingt ans sont plus minutieux que leurs aînés. Enfin, le caractère agréable se retrouverait surtout chez les personnes au delà de la trentaine. Cet âge coïncide avec la création d'une famille pour beaucoup d'adultes.
     

    Catégorie(s) de cet article : Etre humain

    Isabelle Cuchet 

    Dernière modification : 13/05/2003


    ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:40:25
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    Mercredi 14 mai 2003

    COUT DE LA SANTE

    Jean-François Mattéi:

    "l'augmentation du coût de la santé

     est inéluctable"

    PARIS (AP) - Le ministre de la Santé Jean-François Mattéi a esquissé mardi les grandes lignes de son projet de loi de réforme de l'assurance maladie, qui sera examiné en Conseil des ministres le 21 mai prochain. S'iwl ne ferme pas la porte aux assureurs complémentaires, il semble ne pas exclure non plus une hausse de la CSG.

    "Le gouvernement de M. Raffarin est déterminé à sauver notre système de protection sociale juste et solidaire. La réforme de l'assurance maladie, après celle des retraites, en sera un élément essentiel", a-t-il expliqué lors d'un débat à l'Assemblée sur la politique de santé. "La situation actuelle est insoutenable dans la durée".

    Conformément à un engagement électoral de Jacques Chirac, Jean-François Mattéi doit donc présenter le 21 mai en Conseil des ministres son projet de loi sur la politique de santé publique. Compte tenu de l'encombrement de l'agenda parlementaire, ce texte ne devrait être examiné par les députés et sénateurs qu'à la rentrée.

    Le ministre a justifié la nécessité de réformer la Sécurité sociale par la "crise sans précédent" que traverse le système de santé. Le déficit cumulé de la "Sécu" pourrait en effet atteindre 10 milliards d'euros en 2002. "Vous avez, insouciants, surfé sur la croissance sans vous préoccuper du lendemain", a-t-il lancé à la gauche. "Toutes les marges de manoeuvre possibles ont été gaspillées".

    Alors que la gauche l'accuse de préparer une privatisation "rampante" de la "Sécu", Jean-François Mattéi a souligné que les assureurs complémentaires "sont des partenaires à part entière et qu'ils ne peuvent donc pas rester absents des décisions".

    Par ailleurs, il a semblé ne pas exclure une hausse à terme de la contribution sociale généralisée (CSG) pour parer à la dérive des dépenses de santé. "L'augmentation du coût de la santé est inéluctable et les Français doivent réaliser que la part des dépenses de santé va normalement croître à l'avenir", a-t-il dit.

    "Le redressement de l'assurance maladie ne dépend pas que des pouvoirs publics et de l'Etat: la sauvegarde de ce bien commun dépend de tous", a-t-il poursuivi. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2004, examinée à l'automne au Parlement, sera donc "exigeante et difficile".

    Enfin, le ministre s'est félicité des premiers résultats de la "guerre au tabac" lancée par le chef de l'Etat, grâce notamment à une hausse de 17% des droits du tabac. "Au cours des trois premiers mois de l'année, il s'est vendu 10% de cigarettes en moins en France" que sur la même période en 2002. "C'est un vrai succès pour la santé publique", a-t-il conclu. AP

    sch/cr

    Rubrique : Santé
      Article précédent : Démission du ministre irakien de la Santé (AP)
      Article suivant : L'OMS recentre sa campagne mondiale anti-polio sur 13 pays (AFP)
    Dossier : Santé publique

    ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:30:10
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    Mercredi 14 mai 2003

    HANDICAP
    Handicap : encore une exception française ?

    «Paralysé, on est prisonnier de son corps.» «Des choses anodines qu'on fait tous les jours sans même s'en rendre compte, on ne pourra plus jamais les faire… c'est ça le handicap.» Ces témoignages sont ceux de victimes d'attaques cérébrales.

    Et ils situent bien le problème. Car la première cause de handicap moteur en France, on a tendance à l’oublier, est l’accident vasculaire cérébral (AVC).

    Le 4 février dernier, l’Europe a lancé l’année des handicapés. Au même moment la France -sans doute pour marquer l’événement de manière originale – adoptait un projet de décret révisant à la baisse l’allocation personnalisée autonomie (APA) ! Un décret qui fait 5 millions de victimes : les handicapés de notre pays. Parmi ces derniers, beaucoup de survivants d’AVC. Il s’en produit 150 000 chaque année, et 20% à 25% des malades meurent dans le mois qui suit. Et près de la moitié des survivants restent dépendants dans la vie de tous les jours et un quart ne reprendront pas leur activité professionnelle.

    « L’AVC, un mot qui résonne au quotidien dans ma tête », nous confie Georges R. « Si je me prépare tout seul, il me faut une heure. Si ma femme m’aide, c’est un quart d’heure... mettre mes chaussettes ou mon polo, c’est difficile. Il me faut du temps. » Des conséquences dramatiques, et terriblement injustes dans la mesure où il est désormais possible de réduire de 25% la fréquence de ces accidents, par un traitement approprié de l’hypertension artérielle.

    Cela étant quand le mal est fait… Le seul moyen de réduire le risque de handicap est d’assurer la prise en charge d’urgence de tout AVC. Quel que soit l’âge le traitement médicamenteux et la rééducation, dont l’impact sur l’évolution est décisif, doivent intervenir très vite. Mais le meilleur traitement de l’AVC c’est encore de le prévenir…car l’accident vasculaire cérébral est un drame évitable.

    (Destination Santé)
    Rubrique : Santé
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    ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:29:41
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    Mercredi 14 mai 2003

    SRAS
    SRAS: des chercheurs allemands identifient un point faible du coronavirus

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    WASHINGTON (AFP) - Des chercheurs allemands ont annoncé mardi avoir identifié un point faible du coronavirus tenu pour responsable du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), une piste pour la mise au point dans les deux ans d'un médicament empêchant le virus de se propager dans l'organisme.

    Les chercheurs ont modélisé la protéase du coronavirus, une enzyme impliquée dans la réplication du virus, ont-ils annoncé lors d'une conférence de presse par téléphone, en publiant simultanément leurs travaux sur le site internet de la revue américaine Science.

    Cette modélisation lance la course à la mise au point d'un inhibiteur de protéase, type de médicament qui bloque l'activité de la protéase du coronavirus et empêche donc le virus de se reconstituer et d'infecter d'autres cellules. Cette méthode est déjà utilisée dans des médicaments contre le sida.

    La mise au point "d'un bon inhibiteur" de protéase du coronavirus "sera probablement l'affaire de quelques mois", a estimé Rolf Hilgenfeld, de l'Institut de biochimie de l'Université de Lübeck en Allemagne, qui a dirigé les travaux.

    Mais, a-t-il averti, "cela ne signifie pas un médicament" dans un délai aussi bref. "Il faudra probablement deux ans avant qu'un médicament soit approuvé pour traité le SRAS", a-t-il dit en rappelant que tous les composés mis au point doivent au préalable être testés pour leur toxicité, avant d'être utilisés dans des essais cliniques.

    La protéase est une enzyme impliquée dans la réplication du virus. Pour modéliser cette protéase, les chercheurs ont étudié la structure d'une enzyme présente dans le coronavirus humain (souche 229E) responsable du rhume et une autre enzyme d'un coronavirus porcin (TGEV).

    "Nous avons déterminé la structure cristalline de l'enzyme essentielle impliquée dans la réplication du virus", a expliqué M. Hilgenfeld.

    Pour mettre au point un médicament contre le SRAS, les auteurs de la recherche suggèrent une première piste de travail constituée par une molécule appelée "AG7088", qui fait déjà l'objet d'essais cliniques contre le rhinovirus, cause fréquente du rhume.

    Ce médicament produit par les laboratoires Pfizer à San Diego (Californie) "pourrait être un bon point de départ" pour la mise au point rapide d'un inhibiteur contre le coronavirus responsable du SRAS en raison des similarités entre les protéases du rhinovirus et du coronavirus, a précisé le professeur Hilgenfeld, en soulignant qu'il n'avait aucun lien avec le groupe pharmaceutique américain, numéro un mondial.

    "Il existe des conflits mineurs entre l'inhibiteur AG7088 et la structure de la principale protéase du coronavirus. Ce composé, AG7088, doit être modifié", car "il a peu de chances d'être un médicament actif contre les infections par le coronavirus", a poursuivi le chercheur.

    Le scientifique estime cependant que "les nouvelle structures cristallines, et l'inhibiteur modélisé (du médicament) fournissent un bon point de départ pour réaliser de telles modifications" qui "devrait conduire rapidement à un inhibiteur des protéinases principales du coronavirus".

    Des chercheurs de l'Institut de biotechnologie moléculaire de l'Université de Jena et de l'Institut de virologie et d'immunologie de l'Université de Würzburg, en Allemagne, ont aussi participé à ces travaux.

    L'épidémie de SRAS, qui a débuté en Asie, a fait plus de 550 morts, selon l'Organisation mondiale de la Santé.

    Rubrique : Santé
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    ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:29:07
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    Mercredi 14 mai 2003

    HYPERTENSION

    L'hypertension artérielle,

     plus élevée en Europe

     qu'en Amérique du Nord

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    CHICAGO (Etats-Unis) (AFP) - L'hypertension artérielle, facteur de risque important d'attaque cérébrale et d'accident cardiaque, est plus élevée en Europe qu'en Amérique du Nord, selon une étude à paraître mercredi dans la revue américaine Journal of the American Medical Association (JAMA).

    L'étude élaborée sur la base de chiffres recueillis dans les années 90, établit que le taux de prévalence de l'hypertension (144/90 mm de mercure) en Europe s'élève à 44% contre seulement 28% en Amérique du Nord.

    La tension moyenne dans les six pays européens étudiés s'établit à 136/83 contre 127/77 au Canada et aux Etats-Unis, selon les statistiques qui portaient sur plusieurs dizaines de milliers d'hommes et femmes âgés de 35 à 74 ans.

    Pour l'ensemble des groupes d'âge, la prévalence de l'hypertension est la plus élevée en Allemagne (55%), suivie de la Finlande (49%), de l'Espagne (47%), de la Grande-Bretagne (42%), de la Suède et de l'Italie (38%). Ce taux de prévalence est seulement de 28% aux Etats-Unis et de 27% au Canada. La France ne faisait pas partie de l'étude.

    La mortalité moyenne des suites d'une attaque vasculaire cérébrale dans les pays européens étudiés est de 41,2 pour 100.000 contre 27,6 pour 100.000 aux Canada et aux Etats-Unis.

    "Sur la base de ces résultats, l'Europe devrait être considérée comme une région à haute prévalence d'hypertension", a déclaré l'auteur de l'étude, le Dr Katharina Wolf-Maier, de Loyola University Stritch School of Medicine à Maywood (Illinois) sans avancer aucune explication sur les causes de l'hypertension en Europe.

    Elle estime néanmoins que "le besoin est évident d'une prise de conscience de ce facteur de risque parmi les médecins et le public" en Europe.

    "Même si elles sont basées sur la combinaison de huit études aux méthodes différentes, ces observations soulignent que le contrôle de la tension est central pour la prévention des complications cardiovasculaires de l'hypertension et particulièrement de l'attaque cérébrale", estiment des médecins de l'Université de Louvain, en Belgique dans un éditorial publié par le JAMA en marge de l'étude.

    Rubrique : Santé
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    Dossier : Santé publique
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    ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:27:49
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    Mercredi 14 mai 2003

    ASTHME
    Un test simple pour évaluer le bon contrôle de l’asthme

    La Food and Drug Administration (FDA) vient d’approuver un test qui évalue la qualité du contrôle de l’asthme. Un outil précieux, alors qu’un asthmatique sur deux affirme se porter comme un charme malgré la persistance de symptômes graves.

    Essoufflement, crises de toux nocturnes, sifflements, gêne respiratoire… ces signes d’un mauvais contrôle de l’asthme sont en effet trop fréquents – de 14% à 41% des cas - chez des malades traités et qui se croient bien contrôlés.

    Ce test appelé NIOX Nitric Oxyde Test System mesure la concentration en oxyde nitrique exhalée lors d’un souffle. Il est non invasif et bien sûr efficace, comme l’ont montré de récents travaux. D’après ces derniers, les variations de l’oxyde nitrique sont particulièrement intéressantes pour juger de l’évolution de la maladie. Par exemple, une diminution de la concentration en oxyde nitrique peut être le signe du recul de l’inflammation pulmonaire. Et donc de l’efficacité du traitement anti-inflammatoire.

    Ce test destiné aux médecins, pourrait donc s’avérer très précieux. Les Etats-Unis comptent plus de 15 millions d’asthmatiques dont un tiers d’enfants. Chaque année, 4 500 de ces malades succombent à une crise. En France ils sont 2 000 dans ce cas, c’est-à-dire beaucoup plus nombreux proportionnellement...

    Sources: FDA, 6 mai 2003

    (Destination Santé)
    Rubrique : Santé
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    ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:27:11
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    Mercredi 14 mai 2003

    RIZ

    Du riz génétiquement

    modifié au lieu d'injections

     régulières d'insuline

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    TOKYO (AFP) - Des laboratoires japonais et un institut public ont annoncé mercredi avoir développé une variété de riz génétiquement modifié dont la consommation dispenserait les diabétiques de leurs injections régulières d'insuline en favorisant l'auto-production de cette hormone cruciale.

    Cette nouvelle variété a été développée par l'Institut national des sciences agrobiologiques (NIAS), la firme Japan Paper Industries et l'institut de recherche Sanwa Kagaku. C'est la première fois au monde qu'un aliment est développé comme traitement efficace pour les diabétiques, a affirmé Fumio Takaiwa, chef de l'équipe de recherche du NIAS.

    Le diabète est caractérisé par un excès chronique et toxique de sucre dans le sang en raison d'une sécrétion insuffisante d'insuline par le pancréas. Plus de 150 millions de personnes sont diabétiques à travers le monde, dont 17 millions aux Etats-Unis. L'affection peut causer une perte progressive de la vue, des problèmes rénaux et parfois la mort. La nouvelle variété de riz contient un taux élevé d'une autre hormone, GLP-1, qui aide le pancréas à produire de l'insuline.

    La découverte "est historique parce qu'elle permettra de manger l'aliment de base au Japon, d'accroître la sécrétion d'insuline et d'abaisser le niveau de glucose dans le sang" des diabétiques de type 2 (diabète apparaissant à l'âge adulte souvent à cause de problèmes d'obésité), ont indiqué les trois partenaires japonais.

    Ils ont calculé qu'un plat de riz normal (environ 150 grammes) à chaque repas devrait suffire à contrôler le niveau de glucose des diabétiques, qui sont 6,9 millions au Japon.

    Ce riz pourrait être commercialisé d'ici deux ou trois ans, mais Takahito Jomori de Sanwa Kagaku a estimé que cela pourrait prendre davantage de temps. "En plus de la législation nationale sur la culture du riz, il pourrait y avoir un problème d'acceptation par le public d'aliments génétiquement modifiés", a-t-il dit.

    Les zones où des aliments génétiquement modifiés peuvent être cultivés sont en outre limitées au Japon et il est possible que ce riz doive être produit à l'étranger, par exemple aux Etats-Unis, selon M. Jomori.

    Rubrique : Santé
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    Dossier : Santé publique
    Dossier : Biotechnologies


    ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:26:23
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    Mercredi 14 mai 2003

    KAVA
    Phytothérapie : le kava hors circuit

    L’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS) vient d’interdire la mise sur le marché, la dispensation et l’utilisation thérapeutique des produits contenant du kawa. Lesquels étaient déjà suspendus depuis un an en France.

    Le Kava est une plante médicinale traditionnellement utilisée pour ses propriétés sédatives et hypnotiques. Mais fin 2001, l’Agence européenne du médicament alertait les consommateurs – et surtout les autorités de santé… - contre les risques hépatiques liés à cette substance.

    Une trentaine de cas d’atteintes hépatiques – hépatites, cirrhoses et insuffisances hépatiques diverses – avait alors été observée en Allemagne et en Suisse. A ce jour à l’échelle mondiale, 68 cas ont été recensés dont deux mortels. Six autres ont nécessité une transplantation du foie.

    L’AFSSaPS précise également que des retraits du marché ont déjà eu lieu en Espagne, au Portugal, en Irlande, au Royaume-Uni, au Canada et en Australie. En France, seuls restent autorisés les médicaments homéopathiques à base de Kava, dont la dilution jusqu’à des concentrations infinitésimales rend peut probable tout effet… délétère. Mais c’est un tout autre débat.

    Sources: AFSSaPS, Prescrire, mai 2003, Tome 23, n°239

    (Destination Santé)
    Rubrique : Santé
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    ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:25:41
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    Mercredi 14 mai 2003

    MALADIES

    Asthme, cancer

    ou eczéma: la santé des travailleurs

    européens en danger

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    STRASBOURG (Parlement européen) (AFP) - Asthme du boulanger, eczéma du , leucémies dues au benzène: un quart des 150 millions de travailleurs de l'Union européenne sont exposés sur leur lieu de travail à des substances dangereuses, dont ils ne connaissent pas toujours les effets toxiques.

    Pour réduire ces risques et "faire de l'Europe un endroit plus sûr pour les travailleurs", l'agence européenne pour la sécurité et la santé au travail a lancé cette semaine une campagne d'information dans plus de trente pays --les Quinze, les dix futurs membres de l'UE et les pays de l'AELE (Association européenne de libre-échange).

    Selon différentes études récoltées par cette agence, 32 millions d'habitants de l'Union, soit environ un cinquième des travailleurs, sont exposés sur leur lieu de travail à des agents cancérigènes "connus ou soupçonnés".

    "Au moins 4% des cancers sont d'origine professionnelle, entraînant 35.000 à 45.000 décès par an", a précisé Anna Diamantopoulou, commissaire européen pour l'Emploi et les Affaires sociales.

    Cancers, asthme, maladies de la peau, troubles neuropsychiatriques, allergies ou maladies virales : le danger est présent dans les secteurs les plus divers, de la construction à l'agriculture, en passant par l'imprimerie, le nettoyage, la mécanique automobile, le traitement des déchets, l'industrie chimique ou la coiffure.

    "Plus de deux-tiers des cas d'asthme professionnel en Allemagne sont dus à l'asthme du boulanger et 10% des coiffeurs doivent changer de métier" en raison d'un eczéma lié à leur pratique professionnelle, a encore noté Mme Diamantopoulou.

    Cette situation coûte des centaines de millions d'euros par an aux Etats membres --les substances dangereuses coûteraient 850 millions d'euros par an à l'économie allemande sous forme de frais direct ou d'indemnités de maladie-- et appelle ainsi des "mesures préventives".

    L'agence européenne prône notamment, "dans la mesure du possible", l'élimination de ces substances ou leur substitution par des produits moins dangereux, ainsi qu'un inventaire des quelque 20.000 substances chimiques couramment utilisées dans l'UE qui n'ont pas été soumises à des "tests de toxicité complets et systématiques".

    La Commission européenne a d'ailleurs proposé la semaine dernière d'instaurer progressivement un nouveau système d'enregistrement, d'évaluation et d'autorisation pour ces substances chimiques, dénommé Reach. Une proposition qui a déjà provoqué une levée de boucliers des industriels, allemands et français notamment, en raison de son coût que la Commission évalue à 4 milliards d'euros d'ici à 2020 rien que pour les tests et les enregistrements.

    Les responsables de la "campagne contre les risques liés aux substances dangereuses au travail" espèrent au minimum provoquer une "prise de conscience" de tous les acteurs, travailleurs, industriels ou Etats membres responsables de l'application de la législation existante.

    "Une entreprise sur dix respecte les règlements de prévention des risques", a constaté Mme Diamantopoulou, qui a également dénoncé des "déficiences considérables" dans les informations fournies aux utilisateurs des produits.

    "Nous avons voulu lancer cette campagne pour rendre ce problème plus visible et avoir une coopération plus étroite avec les Etats membres pour la mise en oeuvre des directives", a-t-elle conclu.

    Rubrique : Santé
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    Dossier : Cancer
    Dossier : Santé publique
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    ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:25:03
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    Mercredi 14 mai 2003

    POLLUTION

    La justice agit pour les victimes

    de pollutions,

    assure Dominique Perben

    PARIS (AP) - La justice n'est pas absente des affaires de pollution du littoral, assure le ministre de la Justice Dominique Perben dans un entretien accordé au "Télégramme de Brest" de mercredi, jour de sa visite en Bretagne.

    Lors de sa visite à Brest, le ministre de la Justice visitera le tribunal de grande instance pour y rencontrer chefs de juridictions, magistrats et fonctionnaires. Il se rendra aussi au Centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE) et participera à une réunion sur la Sécurité maritime.

    A propos de l'apparente impunité dont jouissent les responsables de la pollution du littoral atlantique, le garde des Sceaux "souhaite que l'on ne pense plus que la justice est absente".

    "Si la dimension internationale passe par des négociations, cela n'empêche pas d'agir au niveau franco-français", assure Dominique Perben, annonçant que "dans le projet de loi qui sera présenté le 21 mai, il s'agit de clarifier les compétences des tribunaux et d'améliorer l'indemnisation des victimes".

    Concernant plus précisément la pollution due au "Prestige", "l'Etat se retirerait de sa demande pour que la totalité de l'indemnisation soit versée aux particuliers. A condition que l'Espagne fasse de même."

    Dans le cadre du projet de loi sur la grande criminalité qu'il présentera la semaine prochaine en Conseil des ministres, le garde des Sceaux prévoit de "spécialiser entre cinq et dix tribunaux sur toute la France afin que les équipes de magistrats et de policiers puissent coopérer au niveau international".

    Enfin, ajoutant une nouvelle pierre à la petite polémique qui l'oppose depuis plusieurs semaines par voie de presse interposée à son collègue de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, M. Perben estime en souriant: "Nous avons chacun notre style. J'avance en fonction de mes responsabilités et, en un an, nous avons fait un travail gigantesque. Je n'ai pas besoin de marcher vite pour aller rapidement parce que je suis plus grand". AP

    aa/cb

    Rubrique : France
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    ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-14 09:13:38
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    MEDECINE PAR ERIC JL BRETON