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Publié le lundi 12 mai 2003

Lundi 12 mai 2003

MAL AU COU
Mal au cou ? Les bienfaits des thérapies manuelles Les thérapies manuelles se révèleraient particulièrement efficaces contre les douleurs cervicales. Ce constat, certes pas nouveau, émane d’une étude comparative réalisée aux Pays-Bas, où la chiropraxie est prise en charge par l’assurance maladie. Plus de 180 patients de 18 à 70 ans ont été associés à ce travail. Leur point commun : tous souffraient de torticolis depuis au moins deux semaines. Un tiers est passé entre les mains de chiropracteurs, un autre tiers a été traité par kinésithérapie et le dernier groupe enfin, a été suivi par un médecin généraliste. Au bout de 26 semaines, les patients qui avaient été pris en charge par thérapie manuelle ont affiché les progrès les plus importants. En revanche après un an de traitement, « les différences étaient négligeables » expliquent les auteurs. Ces derniers se sont également attardés au coût des différents traitements étudiés. Résultat, la thérapie manuelle s’avérerait trois fois moins chère que les deux autres options étudiées. Sources: British Medical Journal, Vol.326, pp 911-14

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-12 10:43:23
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Lundi 12 mai 2003

VARICELLES
Epidémies : la grippe décroche mais la varicelle s’installe Pour la 22ème semaine consécutive, le réseau Sentinelles de l’INSERM enregistre une incidence de la varicelle au-dessus du seuil épidémique. Dix régions ont un taux de 56 cas pour 100 000 habitants, le seuil limite étant fixé à 32 cas pour 100 000. Les zones les plus touchées par ordre décroissant sont les régions de Franche-Comté (132 cas pour 100 000), Picardie (92), Nord-Pas-de-Calais (76), Aquitaine (63), Auvergne (61), Limousin (58), Languedoc-Roussillon (47), Bourgogne (36), Rhône-Alpes (35) et Ile-de-France (33). Bonne nouvelle en revanche sur le front de la grippe dont l’incidence décroche sérieusement. Seules deux régions restent au-dessus du seuil épidémique fixé à 81 cas pour 100 000 habitants. Il s’agit de l’Auvergne qui enregistre 82 cas pour 100 000 et surtout de l’Alsace (125). Quant aux diarrhées aiguës, leur incidence demeure modérée dans l’ensemble, à 93 cas pour 100 000 pour un seuil épidémique établi à 139 cas pour 100 000. L’Alsace encore (283) mais aussi l’Aquitaine (188) et le Nord-Pas-de-Calais (151 cas pour 100 000) demeurent les seuls foyers épidémiques. Sources: Sentiweb Hebdo, n° 2003-18

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-12 10:42:43
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Lundi 12 mai 2003

CMU
SANTÉ. Vers un élargissement de la couverture maladie universelle Le gouvernement prépare une réforme de la couverture maladie universelle. Son but : en faire bénéficier tous ceux dont les revenus se situent juste au-dessus du plafond exigé actuellement. Une mesure très attendue. ELLE AVAIT ÉTÉ évoquée en octobre dernier par Jean-François Mattei, le ministre de la Santé. La réforme de la CMU, la couverture maladie obligatoire, mesure sociale emblématique du gouvernement Jospin, fait l'objet actuellement des derniers arbitrages ministériels et pourrait être dévoilée avant la fin de l'été. Le projet ne remet pas en cause la prestation. Créée le 1 e r janvier 2000, la CMU permet aux personnes disposant de faibles revenus de jouir d'une couverture maladie de base et complémentaire gratuite. Son coût est pris en charge par l'Etat, sur la base d'un forfait de 283 € par affilié payé aux caisses d'assurance maladie, aux mutuelles ou aux compagnies d'assurances. Plus de 4,6 millions de personnes en bénéficient. Pas question pour le gouvernement, en plein chantier des retraites, de revenir sur cet acquis social. En revanche, ses modalités de fonctionnement seront révisées. Premier point : supprimer « l'effet de seuil » qui, selon un responsable mutualiste, « oppose actuellement les pauvres aux pauvres ». Allocation dégressive Aujourd'hui, en effet, les personnes dont les revenus se situent juste au-dessus du plafond d'attribution, soit 562 € par personne, n'y ont pas droit. Or, ces derniers, au nombre de 2 millions, sont souvent dans l'incapacité financière de souscrire une couverture maladie. Le projet à l'étude, soutenu par Matignon et l'Elysée, consiste à mettre en place une allocation dégressive en fonction du revenu. Cette allocation bénéficierait à ceux dont les revenus atteignent 1,5 à 2 fois le Smic (1 075 € environ). Un premier aménagement a déjà été mis en place à l'automne dernier : la Caisse nationale d'assurance maladie avait alors décidé de financer une couverture complémentaire en faveur des patients dont les revenus excédaient de moins de 10 % le plafond de la CMU. Second axe de la réforme : inciter les bénéficiaires de la CMU à souscrire une complémentaire santé auprès d'une mutuelle ou d'un assureur plutôt qu'à une caisse d'assurance maladie - en fait l'Etat - comme la loi le leur permet. Or, plus de 80 % des intéressés ont privilégié cette dernière option. Pour inverser cette tendance, le texte à l'étude prévoit qu'en cas d'adhésion à une mutuelle ou à une compagnie d'assurance, les cotisations seraient alors déduites de l'impôt sur le revenu ou remboursées pour les personnes exonérées d'impôt. Cette disposition s'appliquerait à tous les Français. Elle préparerait la réforme globale de la Sécurité sociale prévue pour l'automne et destinée à laisser une place plus importante aux mutuelles et aux assureurs. Sensible politiquement, cette seconde piste aurait l'assentiment du cabinet de Jean-François Mattei mais ni du ministre ni de Matignon... Jannick Alimi Le Parisien , lundi 12 mai 2003 « On m'a enlevé la CMU car mon salaire a augmenté de 72 € » LE CHOC a été rude pour Sol El Kdaoui. Il y a trois mois, ce plombier de 30 ans, habitant de Saint-Ouen-l'Aumône (95), a découvert qu'il ne pouvait plus bénéficier de la couverture maladie universelle (CMU). « Je venais d'être augmenté par mon employeur. » Avec un salaire qui a progressé de 72 euros (pour passer de 1 290 € à 1 372 €), ce père d'un petit garçon de quatre mois, dont la femme ne travaille pas, s'est subitement retrouvé au-dessus du plafond de ressources à ne pas dépasser pour avoir droit à cette prestation. « Je ne m'y attendais pas du tout », explique ce bénéficiaire de la CMU de la première heure. Une nouvelle d'autant plus difficile à accepter que sa femme apprenait qu'elle attendait leur second enfant. Depuis, les dépenses de santé grignotent l'essentiel du budget de la famille. « Je suis couvert par la Sécurité sociale, mais pour le reste tout est à ma charge. Et avec une femme enceinte et un enfant en bas âge, la facture monte vite. » Sol parvient à peine à s'en sortir. Une situation qu'il juge particulièrement difficile à vivre. « J'espère pouvoir récupérer la CMU, c'est vraiment trop compliqué de faire sans. » Une seule lueur d'espoir : la naissance de son second enfant pourrait lui permettre d'être à nouveau au-dessous du plafond de ressources. Mais il n'a aucune certitude. « On ne m'a pas renseigné du tout », souligne-t-il. Valérie Hacot Le Parisien , lundi 12 mai 2003

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-12 09:56:33
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Lundi 12 mai 2003

MALADIE INCONNUE
Une maladie non-identifiée tue 10 personnes au Sud-Soudan, l'OMS sur place NAIROBI, 12 mai (AFP) - Une équipe d'experts médicaux de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) s'est rendue dans le sud du Soudan afin d'enquêter sur l'apparition d'une maladie non identifiée, qui a tué 10 personnes et en a contaminé 178, a indiqué lundi un responsable de l'ONU. "Une équipe de l'OMS est arrivé dimanche à Ikotos dans le sud-est du Soudan et a commencé à enquêter sur des informations faisant état de l'apparition de la maladie à Ikotos et dans la localité voisine de Imotong", a indiqué à l'AFP le porte-parole du Coordinateur de l'ONU pour les affaires humanitaires au Soudan. Le porte-parole a précisé que cette "maladie inconnue" avait déjà tué 10 personnes ces deux derniers semaines et que 178 autres étaient contaminées. L'équipe est composée d'un épidémiologiste de l'OMS et d'un biologiste de l'Institut kényan de recherche médicale. "Nous pensons qu'ils nous transmettrons de nouvelles informations d'ici un jour ou deux. Les résultats des tests, eux, ne sont pas attendus avant la semaine prochaine", a indiqué M. Parker. Interrogé sur la possibilité que cette maladie soit une forme de fièvre hémorragique comme l'Ebola, le porte-parole a répondu: "nous n'excluons rien".

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-12 09:51:52
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Lundi 12 mai 2003

SRAS
Un virus encore "trop jeune" pour s'être entièrement dévoilé PARIS, 11 mai (AFP) - Le virus responsable de la pneumonie atypique (syndrome respiratoire aigu sévère, SRAS) est encore un "trop jeune" venu sur la scène des maladies frappant l'humanité pour s'être entièrement dévoilé, selon les spécialistes. Deux mois après l'alerte mondiale lancée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur cette mystérieuse maladie, de considérables progrès ont été accomplis, même s'il n'existe pas de traitement efficace à coup sûr, ni bien sûr de vaccin. Le virus, un nouveau coronavirus, a été identifié, sa séquence décodée. On sait maintenant qu'avec ses 30.000 lettres (ou "nucléotides"), c'est le plus gros des virus à ARN. Des virus qui ont une propension à muter aisément comme celui du sida, qui en use pour tromper le système de défense immunitaire des personnes qu'il envahit. Pour en savoir plus, la comparaison de séquences du virus provenant de plusieurs pays est indispensable. Selon la première analyse majeure faite par l'équipe du docteur Edison Liu (Institut du Génome, Singapour) sur 14 souches du virus, il n'a pas muté significativement. Cette apparente stabilité laisse craindre que le virus, qui "s'est bien adapté aux humains", ne soit pas prêt de perdre sa virulence et mute vers une forme bénigne, selon le professeur canadien Earl Brown (université d'Ottawa). "La bonne nouvelle, c'est qu'avec le temps nous serons peut-être capable d'avoir un vaccin", ajoute-t-il. Encore qu'un vaccin ne soit pas pour demain, selon les spécialistes. "Si l'infection entraînait la fabrication d'anticorps protecteurs contre une nouvelle épidémie, cela faciliterait le développement d'un vaccin de type classique", relève le virologue français Jean-Claude Manuguerra (Institut Pasteur). "peut mieux faire" Un expert américain réputé en matière de sida, le Dr David Ho, a apporté dimanche de Hong Kong une note d'optimisme en évoquant un traitement potentiel. Son équipe a fabriqué de petites protéines de synthèse, des peptides. Les tests préliminaires en laboratoire montrent que de telles molécules "peuvent protéger les cellules contre l'infection par le virus du La mortalité, revue à la hausse, atteint dans l'ensemble 14% à 15%, selon l'OMS, inférieure à 1% chez les moins de 24 ans, elle monte à plus de 50% parmi les plus de 65 ans. "La co-infection (par un autre virus ou une bactérie) est possible, mais vu la dynamique de l'épidémie, il est peut vraisemblable que deux virus soient transmis systématiquement en même temps", commente la virologue Sylvie Van der Werf (Institut Pasteur, Paris). Les formes sévères pourraient s'expliquer aussi par la charge virale (quantité de virus), l'état (maladies chroniques) et l'âge du patient, ajoute-t-elle. Pasteur s'attelle, comme d'autres (notamment les Centres de contrôle des maladies américains, avec un test de type Elisa) à la détection d'anticorps spécifiques du coronavirus dans les 21 jours après le début des manifestations de la maladie. L'intérêt sera de pouvoir confirmer l'infection dans certains cas où le virus n'a pu être directement détecté par les tests d'amplification génique. Avec ces derniers, relèvent les chercheurs de Pasteur, on détecte généralement le virus dans les 3-4 jours après les premiers symptômes, et plus aisément sur les prélèvements respiratoires profonds qu'au niveau de la gorge. A l'OMS, on redoute de voir le SRAS s'installer sur le continent africain. Mais tout dépend de ce qui va se passer en Chine : les pays auront beau faire tous les efforts possibles, l'épidémie ne sera pas maîtrisée sans le pays le plus peuplé du monde. Et la Chine "peut mieux faire", selon l'OMS.

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-12 09:50:56
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Lundi 12 mai 2003

MUSCLES
Dégénérescence musculaire : effet protecteur de cellules souches adultes PARIS, 12 mai (AFP) - Des cellules souches adultes de muscle peuvent protéger contre la paralysie progressive frappant des animaux souffrant d'une forme de myopathie d'origine génétique, tout en multipliant par huit leur espérance de vie, montrent pour la première fois des chercheurs français. Les travaux sur des souris de l'équipe de l'Inserm coordonnée par Judith Melki (neurogénétique moléculaire, université d'Evry-Val d'Essonne) paraissent lundi dans le mensuel The Journal of Cell Biology. Ces résultats apportent "la première preuve" des remarquables capacités de "réparation" des cellules souches du muscle dans le cas d'atteintes musculaires graves, proches d'une maladie humaine, l'amyotrophie spinale progressive. Chez l'adulte, en cas de blessure musculaire, le muscle formé de fibres se reconstitue grâce à des cellules souches adultes, également appelées cellules satellites car elles gravitent autour des fibres musculaires. Pour la démonstration, les chercheurs ont créé deux groupes de souris transgéniques, porteuses d'une mutation (défaut) du gène "Smn" responsable d'amyotrophies spinales, soit dans les fibres musculaires et les cellules satellites, soit uniquement dans les fibres musculaires matures. "L'amyotrophie spinale est la plus fréquente des maladies génétiques après la mucoviscidose (maladie touchant essentiellement la fonction respiratoire). Une personne sur 35 est porteuse du défaut génétique. Cette myopathie se transmet lorsque les deux parents sont porteurs, le risque d'avoir un enfant atteint étant alors d'un sur quatre", indique Judith Melki. Globalement "la maladie touche un enfant sur 5.000 naissances dans toute l'Europe", évalue-t-elle. Les souris dont les cellules souches ont le gène défectueux font une maladie très sévère : paralysie motrice progressive associée et survie d'un mois. En revanche, chez celles dont les cellules souches sont intactes, la maladie est très atténuée : la survie est de 8 mois, et grâce à une régénération très active, avec jusqu'à 40 % du nombre total des fibres musculaires reconstituées, aucun déficit musculaire n'est observé. Mais cette régénération de la force et de la masse des muscles s'affaiblit, "s'épuise" avec le temps et "l'évolution va au final (12 mois) vers la maladie sévère". Ces résultats sont toutefois suffisamment probants pour développer une stratégie thérapeutique des myopathies avec ces cellules souches, en se servant de la souris comme modèle de la maladie humaine pour en évaluer les bénéfices, selon les chercheurs. L'AFM (myopathies) a financé en partie ces travaux grâce au Téléthon.

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-05-12 09:49:40
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MEDECINE PAR ERIC JL BRETON