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Publié le dimanche 4 mai 2003
Dimanche 4 mai 2003
FIEVRES
Fièvres typhoïdes : la France encore touchée
Des cas de fièvres typhoïdes contractées lors de séjours en pays d’endémie sont encore régulièrement rapportés en France, selon une étude de l’Institut de Veille sanitaire (InVS) publiée par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).
En 2001, 92 cas de fièvres typhoïde et paratyphoïde ont ainsi été détectés par l’InVS. Dans 88% des cas, l’épisode fébrile est survenu au cours d’un voyage en zone d’endémie, c’est-à-dire dans une région où la maladie existe de manière quasi permanente. L’Afrique du Nord est la région la plus fréquemment mise en cause, avec notamment le Maroc. Elle est suivie par l’Asie et l’Afrique subsaharienne.
Le pic d’infections se situe logiquement en septembre, à la fin des séjours estivaux. Selon l’InVS, ce pic d’incidence n’a pas été suivi pour autant, par une augmentation du nombre de cas autochtones. En conséquence, l’institut conseille aux personnes voyageant dans des pays endémiques de suivre à la lettre les règles d’hygiènes. Il rappelle aussi qu’en cas de séjour prolongé, une vaccination – qui n’est plus nécessaire en France métropolitaine - peut-être proposée.
Sources: InVS, BEH, n°14 2003
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-04 10:33:49
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Dimanche 4 mai 2003
CANCER DU POUMON
Cancer du poumon : l’exemple britannique !
Certains chiffres valent mieux que de longs discours. Ceux qui ont été récemment présentés par un célèbre épidémiologiste britannique montrent qu’en Grande-Bretagne, la baisse de mortalité par cancer du poumon est parmi les plus spectaculaires au monde.
Un résultat obtenu notamment, grâce à une action énergique au niveau social mais aussi économique. Ainsi, la mortalité par cancer du poumon entre 35 et 44 ans a-t-elle connu, au cours des 50 dernières années, une décroissance extraordinaire chez les hommes.
Elle est en effet passée de 18 à moins de 4 décès annuels par tranche de 100 000 individus ! Quel contraste avec la France : En 1950, la mortalité par cancer du poumon chez les Français de 35 à 44 ans était plus de 4 fois inférieure à celle de nos voisins britanniques. Aujourd’hui, elle est 4 fois plus élevée !
Pour le Pr Richard Peto, qui est l’auteur de ce travail mené à Oxford, trois messages doivent être inlassablement répétés. « Le risque de fumer est immense. Un fumeur sur deux décédera de son tabagisme. Par ailleurs un quart des décès imputables au tabac surviennent entre 35 et 69 ans, ce qui représente une perte importante d’espérance de vie. Et enfin le sevrage tabagique apporte un bénéfice tangible, et cela quel que soit l’âge auquel il est survient. »
Sources: Tabac Actualités, n°35
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-04 10:32:49
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Dimanche 4 mai 2003
ALZHEIMER
Alzheimer : un traitement pour ralentir l’aggravation des symptômes
Un traitement de 6 mois a démontré qu’il pouvait réduire les déficits moteurs et mentaux éprouvés par les malades victimes de formes sévères à modérées de la maladie d’Alzheimer. Il s’agit de la mémantine, déjà utilisée contre la maladie de Parkinson.
Un médicament qui avait été mis sur le marché allemand par Merz Pharmaceuticals pour d’autres maladies neuro-dégénératives, avant d'être autorisé en mai 2002 par l’Union européenne dans le traitement de la maladie d’Alzheimer. Le Pr Barry Reisberg de l’université de New York, qui a mené une étude en double aveugle sur cette molécule, affirme qu’elle « devrait voir ses indications étendues à la maladie d’Alzheimer par la Food and Drug Administration américaine d’ici un an. ».
Comme il l’a montré, la mémantine n’empêche pas la progression de la maladie et ne permet pas de la faire reculer. Mais elle réduit l’aggravation des symptômes. La maladie d'Alzheimer, qui touche principalement les personnes de 65 ans et plus, est la principale cause de démence dans les troisième et quatrième âges. Elle entraîne une perte de mémoire, des changements d’humeur et de comportement, ainsi qu’une détérioration du raisonnement. Autrefois associée à la sénilité, la maladie d’Alzheimer n’est pas une étape normale du vieillissement : elle détruit graduellement les cellules nerveuses vitales du cerveau et ses dommages augmentent avec le temps. Il s’agit donc bien d’une évolution pathologique.
Sources: British Medical Journal, vol.326, p.784
(Destination Santé)
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-04 10:32:19
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Dimanche 4 mai 2003
BIBERON
Un biberon nouvelle génération qui se stérilise tout seul !
Jusqu’à 6 mois minimum, l’OMS et tous les spécialistes recommandent naturellement l’allaitement maternel exclusif. Logique : le lait maternel est naturellement stérile et possède des facteurs de protection immunitaire inimitables.
Cependant lorsque la situation l’exige, des laits industriels peuvent exceptionnellement remplacer celui de la mère. Le nourrisson peut alors être confronté à des risques d’infections digestives plus ou moins graves, causées par les résidus de lait qui subsisteraient dans des biberons imparfaitement lavés. Ces nids à microbes font courir un risque au système digestif immature de Bébé, très fragile et sensible aux agressions extérieures.
Après un lavage soigneux, il faut encore stériliser les biberons : à chaud pendant 20 minutes à l’eau bouillante, à froid pendant 1h30 avec de l’eau froide et des produits chlorés ou encore à la vapeur, avec des stérilisateurs électriques ou pour four micro-ondes. Cette dernière méthode est la plus rapide mais nécessite un stérilisateur spécial assez encombrant. Aujourd’hui, une nouvelle génération de biberon tout-en-un vient d’apparaître. Le biberon Easy Bib est en polycarbonates.
Son col large limite l’ingestion d’air pendant la succion, et donc les coliques. Sa tétine en silicone évite l’allergie au caoutchouc, de plus en plus fréquente et surtout, sa stérilisation est toute simple. Il suffit de remplir le capuchon d’eau, de monter le biberon dessus avec la tétine à l’envers et de passer le tout au micro-onde pendant 1 minute et demie. Plus besoin de stérilisateur !
(Destination Santé)
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-04 10:31:31
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Dimanche 4 mai 2003
LA GRIPPE DU POULET
Grippe : les responsables des plans pandémiques en état d’alerte
La grippe hollandaise du poulet menace-t-elle les populations humaines ? L’OMS a mis en état d’alerte les responsables des « plans pandémiques » dans chaque pays, et en France une première réunion a eu lieu le 28 avril au ministère de la Santé.
Le problème est toujours celui de cette « grippe du poulet, dont les premiers cas ont été enregistrés aux Pays-Bas courant février. Selon un bilan à fin avril, 230 élevages sont infectés par ce virus grippal aviaire de type A, ou VGAA. D’autres élevages, environ une vingtaine, sont considérés comme suspects. Et malgré des mesures d’éviction et de prévention de plus en plus stricte, la propagation du virus paraît se poursuivre…
Au total, 18 millions de poulets ont été abattus mais le VGAA apparaît dans de nouvelles régions des Pays-Bas. Il a été isolé dans 4 fermes de Belgique et les mesures prophylactiques paraissent plus difficiles à faire respecter dans les petites exploitations et les fermes artisanales que dans les grands élevages industriels. Plus préoccupant, le virus se transmet du poulet au porc, ce qui pourrait accroître la possibilité d’une adaptation à l’homme.
D’après les Groupes régionaux d’Observation de la Grippe, « à partir du 6 mars la vaccination antigrippale a été recommandée aux employés du secteur avicole » (pour éviter une co-infection par le virus de la grippe humaine et de la grippe aviaire, n.d.l.r.). « La recommandation ne suffisant pas, la vaccination a été rendue obligatoire le 11 mars. Et depuis le 15 mars cette vaccination obligatoire est complétée par la prise d’oseltamivir » (un antiviral, n.d.l.r.) « pour les employés et les membres de leur entourage. »
En conclusion, la mise en alerte des responsables des plans pandémiques par l’OMS dénote le sérieux de la situation. Le VGAA est très contagieux, se répand rapidement et si seul un cas humain mortel a été signalé, plusieurs autres cas – conjonctivites ou infections à caractère grippal – ont été rapportés. « Il n’est plus possible de considérer que le VGAA H7 se limite chez l’homme à des conjonctivites » estiment les GROG. Pour l’heure les réseaux d’alerte sont actifs et vigilants. D’autres réunions vont suivre et il est probable que la situation va évoluer dans les prochains jours.
Sources: GROG, 2 mai 2003
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-04 10:30:54
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Dimanche 4 mai 2003
URGENCES
La grève de médecins urgentistes pourrait s'étendre à toute l'Ile-de-France [samedi 03 mai 2003 - 11h30 heure de Paris] Des urgentistes en grève © AFP/Archives José Navarro PARIS (AFP) - L'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (AMUHF) a annoncé samedi le dépôt d'un préavis de grève, à partir de mardi, concernant les praticiens des Samu et Smur (Service mobile d'urgence et de réanimation) d'Ile-de-France. "L'AMUHF a déposé un préavis de grève dans les structures d'urgences Samu et Smur d'Ile-de-France à partir de mardi 6 mai (...) Nous réunirons une assemblée générale lundi soir pour voter ou non le début de la grève", écrit l'AMUHF dans un communiqué. La grève illimitée des médecins du Samu des Yvelines et du Smur (Service mobile d'urgence et de réanimation) de Versailles (Yvelines), qui dure depuis une dizaine de jours, pour obtenir la création de 13 postes supplémentaires, pourrait ainsi s'étendre à l'ensemble de l'Ile-de-France. Selon l'AMUHF, après plusieurs rencontres avec le directeur de l'Agence régionale d'hospitalisation (ARH) et avec des collaborateurs de la directrice de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), "rien ne nous a été proposé sur les améliorations statutaires ou la création en nombre suffisant d'emplois".
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-04 10:30:17
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Dimanche 4 mai 2003
SRAS
LONDRES (AP) - L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé vendredi que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient été rayés de la liste des pays infectés par l'épidémie de pneumonie atypique.
La décision a d'abord été communiquée jeudi sur le site internet de l'OMS.
Une "région infectée" est définie comme un pays où le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) s'est propagé au sein de la population lors des 20 derniers jours, soit le double de la période d'incubation du virus.
Selon le Dr David Heymann, chef du service des maladies transmissibles de l'OMS, les cas actuels de SRAS aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne sont des personnes arrivant de l'étranger et le virus ne s'est pas propagé à l'intérieur de ces deux pays lors des 20 derniers jours.
Le Vietnam, où la maladie a été formellement détectée pour la première fois, a été rayé de la liste de l'OMS lundi. Les pays toujours désignés comme des "régions infectées" sont la Chine, le Canada, Singapour et la Mongolie.
Selon un dernier bilan, l'épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) a fait 418 morts et infecté plus de 5.900 personnes dans le monde. AP
jp/v530
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-04 10:29:51
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EPIDEMIES
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Dimanche 4 mai 2003
SRAS
Une contamination de l'Afrique serait catastrophique, selon l'OMS [vendredi 02 mai 2003 - 18h08 heure de Paris] Hôpital à New Delhi © AFP Prakash Singh GENEVE (AFP) - L'Afrique "ne peut pas se permettre" d'être infectée par l'épidémie de pneumonie atypique car "les conséquences seraient dévastatrices" pour le continent et pour le reste du monde, a souligné vendredi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Une des hantises de l'OMS est que la maladie s'implante durablement dans des pays en développement dont le système de santé est précaire ou déficient, a expliqué Christine McNab, une porte-parole de l'OMS. Ce serait d'autant plus dramatique qu'il existe actuellement une opportunité, d'une durée limitée, d'éradiquer la maladie si on fait les efforts nécessaires, a-t-elle réaffirmé, citant l'exemple du Vietnam. "On a l'occasion de contenir (le virus), il faut la saisir". "Nous n'avons pas d'autre choix que de travailler aussi dur que possible pour stopper cette maladie à temps et la renvoyer dans la nature", a déclaré David Heymann, chef du département des maladies transmissibles à l'OMS, au cours d'une conférence par téléphone avec des journalistes. "Si (le SRAS) devient une maladie des pays en dévéloppement que nous ne pouvons pas contenir efficacement, certains de ces pays vont la propager partout dans le monde de manière régulière", a-t-il ajouté. Un vaccin anti-SRAS "ne serait pas nécessairement la réponse car il serait difficile de l'introduire dans les pays africains" faute d'un réseau médical suffisant, a expliqué Mme McNab. Dans ce contexte, elle s'est félicitée de la volonté des pays de l'Union africaine, exprimée jeudi par leurs ministres de la Santé réunis à Tripoli, de redoubler de vigilance face au Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Un seul cas de SRAS a été recensé pour le moment sur le continent africain, en Afrique du Sud. Le patient, un homme d'affaires sud-africain de 62 ans, diagnostiqué début avril, est décédé mardi soir à Pretoria. "L'Union africaine ne peut pas se permettre d'avoir le SRAS car les conséquences seraient dévastatrices (...), on ne peut pas prendre le risque de le voir devenir endémique dans ces pays-là", a déclaré Mme McNab. Elle a rejeté l'idée que le virus ne résiste pas à la chaleur, ce qui le rendrait inopérant en Afrique: "on ne peut pas le confirmer, ce serait idéal mais on ne peut pas prendre ce risque", a-t-elle dit. Elle a également rejeté le parallèle avec d'autres épidémies qui font beaucoup plus de victimes en Afrique comme la fièvre hémorragique Ebola. Le virus Ebola "touche une petite région au Congo (..), un endroit où on ne trouve pas de voyageurs internationaux" susceptibles d'exporter la maladie, a-t-elle expliqué. "Ce n'est pas la même menace".
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-04 10:07:57
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EPIDEMIES
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Dimanche 4 mai 2003
SRAS
Le virus du SRAS peut survivre plusieurs heures hors du corps humain (presse)
WASHINGTON, 4 mai (AFP) - Le virus du SRAS peut survivre plusieurs heures en dehors du corps humain et jusqu'à quatre jours dans les diarrhées, selon le Washington Post de dimanche qui s'appuie sur des études scientifiques.
Sa durée de survie est de plus de 24 heures sur une surface plastique à température ambiante d'appartement, selon les travaux de laboratoires de Hong Kong, du Japon, d'Allemagne et de Chine qui seront accessibles dimanche dans la journée sur le site de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
"Ces études sont très importantes pour la définition de stratégies de nettoyage et de désinfection", a déclaré au journal américain Klaus Stohr, scientifique en charge du dossier SRAS à l'OMS.
Selon ces nouveaux travaux, le virus peut se transmettre par le simple toucher d'une table ou d'une poignée de porte contaminées.
ericjeanloicbreton |
| 2003-05-04 09:55:56
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EPIDEMIES
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