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Publié le lundi 28 avril 2003

Lundi 28 avril 2003

REMBOURSEMENTS
Plusieurs médicaments très populaires figurent sur la liste des 617 produits moins remboursés LE MONDE | 23.04.03 | 13h12 • MIS A JOUR LE 23.04.03 | 14h47 Ce que Martine Aubry n'avait pas osé faire, Jean-François Mattei l'a fait : le ministre de la santé a décidé de baisser de 65 % à 35 % le taux de remboursement de 617 médicaments dont le service médical rendu (SMR) est jugé modéré par les experts (Le Monde du 23 avril). En publiant discrètement cette liste au Journal officiel du samedi 19 avril, en plein week-end de Pâques, il a pris la première mesure de redressement de l'assurance-maladie, dont le déficit cumulé 2002-2003 atteindra 16 milliards d'euros. Ce plan, qui devrait entraîner une économie de 400 millions d'euros en année pleine (sur 14 milliards remboursés par la "Sécu"), porte sur des produits très prescrits par les médecins. La liste compte, en effet, des produits phare de certains laboratoires comme les antihistaminiques Zyrtec (15e médicament le plus prescrit) et Clarytine (22e). Le gouvernement a aussi décidé une réduction de la prise en charge du Smecta (anti-diarrhéique), du Voltarène (anti-inflammatoire), du Vogalène (anti-nauséeux), du Zovirax, qui permet de traiter l'herpès, et du Primpéran, notamment prescrit contre la grippe intestinale. Sans oublier le vaccin DTcoq (Diphtérie-tétanos-coqueluche). "On touche là au cœur de la pharmacopée", a souligné Jean-Pierre Davant, le président de la Mutualité française, qui annonce déjà des hausses de cotisations pour permettre aux mutuelles de compenser la baisse de la prise en charge des régimes obligatoires et offrir ainsi le même taux de remboursement aux 86 % des Français disposant d'une complémentaire santé. "DÉCISIONS ANTISOCIALES" Le Parti socialiste a condamné le "plan Mattei", mardi 22 avril, jugeant que "la grande majorité de ces médicaments est régulièrement prescrite et donc utile aux malades". C'est "un pas de plus vers la marchandisation de la santé", dénonce, pour sa part, le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Olivier Besancenot estime, en effet, que "ces décisions antisociales se doublent d'une vision libérale d'ouverture du marché des soins aux appétits des compagnies d'assurances privées". Le ministre de la santé a assuré, mardi, que le plan avait été arrêté "au terme de plusieurs mois de concertation". Une affirmation nuancée, mercredi matin, par le président de la Caisse nationale d'assurance maladie. Jean-Marie Spaeth (CFDT) a déclaré, sur RTL, qu'il n'avait "pas été informé de cette décision" et qu'il l'avait apprise "par la presse". Mais la critique du patron de la CNAM porte moins sur la méthode que sur le fond : il reproche au gouvernement d'avoir pris "une décision strictement financière" et médicalement injustifiée. Martine Aubry, alors ministre des affaires sociales, avait fait évaluer toute la pharmacopée entre 1998 et 2000. Conclusion des experts : 835 produits (sur 4 500 remboursés) avaient des effets thérapeutiques quasiment nuls, contrairement aux 617 produits en cause aujourd'hui. "Ces 835 médicaments sont les premiers qui auraient dû être sortis de la pharmacopée", estime M. Spaeth. Or près de 650 d'entre eux sont encore remboursés, selon les industriels. M. Mattei a annoncé, mardi, un plan de déremboursement total sur trois ans, les "médicaments à SMR nul, voire nocif" n'étant plus pris en charge dès le 1er juillet. Jean-Michel Bezat • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 24.04.03

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-28 11:45:54
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Lundi 28 avril 2003

la grippe du poulet
Santé Faut-il avoir peur de la grippe du poulet ? C'EST la question que vont se poser ce matin à Paris les experts de la cellule de lutte contre la grippe de la Direction générale de la santé (DGS). A l'issue de cette réunion, les mesures à prendre pour éviter la propagation de cette maladie à l'homme seront dévoilées. « Cette réunion a pour but de vérifier que tous les niveaux de surveillance en France sont activés, notamment au niveau des groupes régionaux d'observation de la grippe », assure-t-on à la direction générale de la santé. Même si les autorités se défendent d'une quelconque « inquiétude » liée à l'apparition de ce virus qui s'en prend principalement aux poulets, dindes et autres canards, la récente mise en alerte du réseau de surveillance européen de la grippe traduit une tout autre réalité. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a, en effet, répertorié depuis l'apparition de ce mal, début mars aux Pays-Bas, le cas de 83 personnes atteintes de conjonctivite. Des infections directement provoquées par le virus grippal aviaire, le même qui a causé l'abattage de près de 20 millions de poulets aux Pays-Bas et en Belgique. Plus grave : le 17 avril dernier, un vétérinaire néerlandais en contact avec des animaux contaminés est décédé. Des traces du virus de la peste aviaire auraient été retrouvées dans ses poumons. Même si, pour les spécialistes, ce décès est considéré comme « un cas isolé car il n'avait pas pris d'antiviraux contre la grippe », cette épizootie préoccupe sérieusement les plus hautes instances sanitaires. Un vaccin à l'étude Le réseau mondial de surveillance de la grippe est actuellement en train de préparer un test de détection. Et une équipe a aussi été constituée pour la mise au point d'un vaccin. Ce virus, semble-t-il véhiculé par du gibier d'eau, pourrait être à l'origine de la première contamination interhumaine du genre. Le centre médical Erasme de Rotterdam (Pays-Bas) a révélé que trois membres d'une famille d'employés d'exploitations de volailles aux Pays-Bas ont été contaminés par leurs parents. La principale crainte des experts réside dans la possibilité que ce virus puisse rencontrer celui de la grippe humaine et donner jour à une nouvelle souche particulièrement virulente. Les autorités néerlandaises ont préconisé le recours aux antigrippaux, puis à la vaccination des personnes exposées. La Communauté européenne s'est, elle, décidée à prolonger jusqu'au 12 mai l'embargo sur les volailles venues des Pays-Bas et de Belgique. Stéphane Sellami Le Parisien , lundi 28 avril 2003

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-28 11:30:35
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Lundi 28 avril 2003

sida
Santé Une bonne nouvelle pour les papas séropositifs Londres DE NOTRE CORRESPONDANTE «LAVER » le sperme d'un homme séropositif l'épure du virus VIH et permet de pouvoir l'utiliser pour inséminer sa compagne. Ce sont les Britanniques, qui viennent d'adopter la technique mise au point en Italie, qui annoncent cette bonne nouvelle. Le lavage de sperme consiste à séparer les spermatozoïdes du liquide séminal, qui véhicule souvent les virus sexuellement transmissibles. Le docteur Augusto Semprini a suggéré l'essai de cette technique dès 1987, à Milan, pour permettre aux hommes séropositifs de devenir pères sans contaminer ni la partenaire, ni l'enfant. Il n'a pu entamer un premier programme expérimental à grande échelle qu'en 1999, inséminant 1 902 femmes, dont 232 ont mené leur grossesse à terme. Le fort taux d'échec est dû aux causes classiques d'échec des inséminations. Mais aucun enfant ni aucune mère ne s'est révélé séropositif. Parallèlement, une équipe britannique de l'hôpital Chelsea and Westminster, à Londres, a mené un protocole expérimental similaire et sera finalement la première à le commercialiser, annonçant un taux de naissances de 26 %. Une seule méthode Lors de l'expérience, 53 couples britanniques dont l'homme est séropositif étaient volontaires : un tiers des femmes a mis au monde un enfant, tous sont séronégatifs. « On ne peut pourtant pas garantir l'absence de risque à 100 %, explique le docteur Carole Gilling-Smith, mais c'est aujourd'hui la seule méthode disponible pour aider les couples dans cette situation. » Aujourd'hui le docteur Gilling-Smith demande que la Santé publique adopte sa méthode et l'intègre systématiquement aux procédures d'insémination courantes pour réduire le risque de transmettre un virus. Car actuellement, les procédures de fertilisation sont extrêmement coûteuses dans un service privé, surtout britannique : il faut compter environ 3 500 € pour une insémination, toutes consultations, analyses et traitements compris, et 850 € pour le lavage de sperme. Par ailleurs, elle cite une étude française qui estime que 4 % de femmes avec un partenaire séropositif contractent encore le VIH pour s'être risquées dans des rapports sans préservatif dans l'espoir d'avoir un enfant. Félicie Bonard Le Parisien , lundi 28 avril 2003

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-28 11:29:33
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Lundi 28 avril 2003

SRAS
PNEUMOPATHIE Le Sras recule pratiquement partout, sauf en Chine L'OMS annonce que le nombre de cas de pneumonie est en recul dans quatre des cinq principaux foyers -Hongkong, Singapour, Toronto et le Vietnam. Deux journalistes français qui avaient accompagné Raffarin en Chine ont été éloignés de leur rédaction. Attente masquée en raison de la peur de l'épidémie de Sras dans la gare de Beijing (AP) L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé lundi que le pire de l'épidémie de pneumopathie atypique semblait passé au Canada, au Vietnam, ainsi qu'à Hong Kong et Singapour, mais que la tendance restait à la hausse en Chine. "Il semble que les informations que nous avons de Hong Kong, de Singapour, de Toronto et du Vietnam que l'épidémie a atteint son pic dans ces pays", a déclaré le chef des maladies contagieuses à l'OMS, David Heymann. Il a constaté que ces pays ou territoires "avaient de moins en moins de cas tous les jours et, pour certains, plus du tout, comme au Vietnam. Par voie de conséquence, nous avons espoir et il semble que l'épidémie ait atteint son maximum dans ces pays". L'OMC a déclaré lundi le Vietnam premier pays à avoir maîtrisé l'épidémie et a donc cessé de déconseiller de se rendre dans ce pays. 3.100 cas en Chine En revanche, a-t-il ajouté, "il ne semble pas que (la pneumopathie atypique) ait encore atteint un pic" en Chine. Or "la Chine est la clé". "Si la Chine est incapable de contrôler la maladie, elle restera endémique en Chine... et parfois ira dans d'autres pays." Huit nouveaux décès du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) ont été recensés lundi en Chine continentale (soit 139 au total, et 3.106 personnes infections dont 203 lundi), et cinq à Hong Kong (138 au total, et 14 nouvelles infections sur 1.557), ce qui porte le bilan à au moins 332 morts et environ 5.000 personnes infectées. Le Premier ministre chinois Wen Jiabao et le chef du gouvernement de Hong Kong, Tung Chee-hwa, participeront mardi au sommet de l'ASEAN (Association des nations du Sud-Est asiatique -Bruneï, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Myanmar/ex-Birmanie, Philippines, Singapour, Thaïlande et Vietnam) sur la stratégie à adopter pour lutter contre le SRAS. Quarantaine à Paris En France, les journalistes Jean-François Achilli, de France Inter, et Jérôme Dorville, d'Europe-1, ont été mis en "quarantaine" par leur direction, à leur retour de leur voyage en Chine où ils accompagnaient le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Le premier a indiqué que sa direction suivait "le conseil du médecin-conseil de Radio France" et le second qu'elle appliquait les recommandations de l'OMS. Quatorze journalistes et photographes accompagnaient le Premier ministre revenu samedi soir à Paris, après un voyage express de deux jours en Chine. Pas de vaccin avant un an La directrice du Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC) d'Atlanta a par ailleurs déclaré dimanche qu'un vaccin efficace contre la pneumonie atypique ne sera pas au point avant un an. "Un vaccin qui pourra être utile à la population ne sera pas disponible avant au moins un an", a affirmé Julie Gerberding à la chaîne de télévision CBS. Elle s'est cependant dite "optimiste" quant à la possibilité de mettre au point ce vaccin. "Notre stratégie aujourd'hui est de travailler dur pour endiguer cela avant que nous ayons un meilleur outil comme un vaccin ou un traitement médicamenteux", a poursuivi cette haute responsable américaine de la santé. De son côté, la responsable de l'OMS a appelé dimanche les pays à coopérer pour contenir la "première épidémie mondiale du XXIè siècle". "Historiquement, le SRAS sera considéré comme la première épidémie mondiale du XXIè siècle", a relevé la directrice générale de l'OMS, Mme Gro Harlem Brundtland. "A l'heure actuelle nous avons encore une possibilité (d'arrêter la propagation de la maladie) (...) d'éviter que ce virus devienne endémique dans le monde comme la grippe ou le VIH (à l'origine du Sida)", a-t-elle déclaré à la BBC (télévision), ajoutant toutefois qu'il était nécessaire de réagir rapidement. Fermeture des lieux publics dévolus au loisir L'effet le plus spectaculaire de l'épidémie du SRAS s'est fait ressentir à Pékin où tous les cinémas, cafés internet, bars karaoké sont restés portes closes sur ordre des autorités qui veulent interdire les lieux de rassemblement, alors que le bilan des victimes ne cesse de s'alourdir dans cette région. Lundi, le ministère de la santé a indiqué que la pneumonie atypique avait fait neuf nouveaux morts et que 203 nouveaux cas avaient été enregistrés. La nouvelle ministre de la Santé chinoise, Wu Yi, surnommée la "dame de fer", a engagé le pays dans une mobilisation sans précédent en matière sanitaire pour venir à bout de l'épidémie en promettant de punir tous les responsables qui feraient preuve d'incurie face à la contagion. Après la suspension des écoles pour un mois, les autorités ont décidé de boucler les accès à l'Université du peuple, la troisième plus grande de la capitale chinoise. Tous les accès au campus universitaire ont été fermés et personne n'est autorisé à y pénétrer ou à en sortir, selon ces étudiants. Les services municipaux de la capitale chinoise ont arrêté les inscriptions en vue de mariages dans le cadre des mesures destinées à lutter contre l'épidémie afin d'éviter les rassemblements. (avec AP)

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-28 11:19:56
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