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Publié le jeudi 24 avril 2003

Jeudi 24 avril 2003

OBESITE ET CANCER


AFP Général
Général; International, jeudi 24 avril 2003

Une étude américaine confirme le lien entre obésité et cancers

WASHINGTON (AFP) - Une étude américaine menée sur 900.000 personnes pendant 16 ans a permis de confirmer de précédents résultats liant le surpoids ou l'obésité à la mortalité par différents cancers, dans une proportion de 20% pour les femmes, et 14% pour les hommes, selon les résultats publiés jeudi.

"Sur la base de l'association observée dans cette étude, nous estimons que la tendance au surpoids et à l'obésité aux Etats-Unis pourrait être responsable de 14% des morts par cancers chez les hommes et 20% chez les femmes", écrivent les auteurs de l'étude, publiée dans la revue New England Journal of Medicine.

Ses auteurs, de l'American Cancer Society à Atlanta (Géorgie) estiment que "90.000 morts dus au cancer pourraient être évités chaque année aux Etats-Unis si les hommes et femmes conservaient un poids normal".

Les travaux sont fondés sur le suivi médical de 404.576 hommes et 495.477 femmes qui n'avaient pas de cancer au début de l'étude en 1982.

Les médecins ont mis en rapport l'indice de masse corporelle et le nombre de cancers constatés, tout en ajustant leurs statistiques pour tenir compte d'autres facteurs de risque, comme le tabagisme.

Sur les quelque 900.000 personnes suivies, 57.145 sont mortes d'un cancer. Chez les personnes obèses du groupe de départ, le taux de mortalité par cancer est supérieur de 52% à la moyenne chez les hommes, et de 62% chez les femmes.

Tant chez les hommes que chez les femmes, le surpoids et l'obésité sont des facteurs favorisant les cancers de l'oesophage, du colon et du rectum, du foie, de la vésicule biliaire, du pancréas, du rein, ainsi que du lymphome non hodgkinien et du myélome multiple.

Chez les hommes, le surpoids ou l'obésité ont favorisé les cancers de l'estomac et de la prostate. Chez les femmes, le même constat a été fait pour les cancers du sein, de l'utérus et du col.

pb/prh/ia ef

Catégorie : Actualités
Sujet(s) - AFP Général : USA; santé; médecine; cancer; obésité
Heure de publication : 14:07 GMT
Taille : Court, 239 mots

© 2003 AFP. Tous droits réservés.

Doc. : 20030424AF0FRS668_114_160732


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-24 13:13:13
Permalien CANCER


Jeudi 24 avril 2003

DROGUE

La « guerre totale » menée par l’ONU s’enlise

Drogue: un flop mondial

En 1998, l’ONU s’est donné dix ans pour éliminer les trafics.A mi-parcours, le bilan n’a rien d’encourageant


Des réunions de la commission de l’ONU chargée de la lutte contre la drogue, on en a vu beaucoup depuis que l’organisation internationale existe: 46. Mais celle qui s’est tenue la semaine dernière à Vienne était particulière. En 1998, l’ONU, sous la pression des Etats-Unis, s’était fixé un objectif ambitieux: pour les dix années à venir, une guerre sans merci à la drogue. En 2008, ce serait une affaire terminée ou presque: on aurait «éliminé ou réduit significativement les plantations illégales de coca, de cannabis et de pavot» et les trafiquants. On allait faire de même avec ceux qui fabriquent ou commercialisent les drogues. Et en finir avec un trafic qui génère un chiffre d’affaires annuel de 400 milliards de dollars.
Cinq ans après, à mi-parcours, c’est l’occasion d’évaluer les succès et les échecs de cette guerre. Car en matière de drogue l’ONU ne fait pas dans la dentelle: sa doctrine est calquée sur la doctrine américaine, et soutenue par tous ceux qui ont un besoin vital des financements américains (pays africains ou Russie). Elle s’oppose à toute évolution de la répression de l’usage du cannabis (alors qu’en Europe deux pays seulement continuent de poursuivre les fumeurs de hasch: la France et la Suède). Elle réprouve toute politique de réduction des risques (sida, hépatite…) pour les toxicomanes, comme l’échange de seringues ou la fourniture de drogues de substitution. Des politiques qui ont pourtant largement fait la preuve de leur efficacité: diminution drastique des overdoses, comme de la criminalité des accros qui veulent à tout prix se procurer leur dose. Elle est contre les injection rooms néerlandaises, contre l’utilisation du cannabis comme traitement pour améliorer le sort de certains cancéreux. Elle dénonce violemment le laxisme supposé des Pays-Bas, bien sûr, ou de la Suisse, mais aussi des Britanniques qui, après études, ont décidé de faire descendre d’un cran le cannabis dans leur tableau des substances interdites. Et l’Europe reste muette: la drogue, ça ne fait pas partie des attributions de l’Union européenne. Alors, chacun s’exprime dans son coin, et la loi américaine s’applique à tous.
Donne-t-elle au moins des résultats, cette guerre sans merci? A regarder les chiffres (voir tableau), cela n’a rien d’évident. Pour la cocaïne, on joue aux chaises musicales. Le Pérou, qui était il y a dix ans le principal producteur de feuilles de coca, a été supplanté par la Colombie. Les avionnettes qui transportaient la drogue ont disparu au profit de bateaux qui se glissent tout au long du bassin de l’Amazone. Mais la production n’a pas varié: un peu plus de 200000 hectares de plantation. Pour le pavot qui permet de fabriquer opium et héroïne, on assiste à des variations saisonnières dans les grands pays producteurs, la plus forte de ces variations ayant eu pour cadre l’Afghanistan, plus gros producteur mondial. «Les talibans avaient passé un deal, explique un fonctionnaire européen qui a suivi l’affaire de près. Ils s’engageaient à éradiquer la culture du pavot et demandaient en échange d’être reconnus par l’ONU. Ils ont édicté des fatwas menaçant de mort tous ceux qui planteraient du pavot. Résultat spectaculaire: en 2001 l’Afghanistan n’a produit que 180 tonnes d’opium, contre 3276 l’année précédente.» Depuis que l’Afghanistan a été libéré, la production de pavot est repartie comme dans les plus belles années.
L’exemple du cannabis est tout aussi éloquent. Le Maroc, signataire des conventions internationales, laisse cultiver 70000 hectares de marijuana sur son territoire. Le problème, c’est la concurrence plutôt que la raréfaction des marchés dans une Europe où pratiquement la moitié des 18-25 ans ont déjà expérimenté l’herbe qui fait planer. La Grande-Bretagne, les Pays-Bas, la Suisse se fournissent encore au Maroc, mais consomment surtout de l’herbe cultivée chez eux, la palme revenant aux Néerlandais qui produisent 75% de leur consommation intérieure. Et qui sait que le Canada fait pousser 800 tonnes d’herbe chaque année, expédiées pour une bonne part aux Etats-Unis voisins, et que cette coupable industrie rapporte à des petits malins 4 milliards de dollars par an?
Bref, la guerre totale déclarée à la drogue obtient bien peu de résultats. Si peu que nombre d’ONG qui étaient présentes à Vienne lors de cette réunion de l’ONU ont pu proclamer haut et fort que tout l’argent dépensé dans cette inutile et coûteuse guerre de mouvement, dans laquelle les trafiquants ont toujours une longueur d’avance, serait bien mieux dépensé dans des actions de prévention. Et qu’il serait judicieux, pour éviter d’encombrer les prisons et de fabriquer des cas sociaux, de ne plus traiter les usagers de drogue comme des délinquants. Bref, qu’il faudrait d’urgence adopter une ligne de conduite internationale plus souple. C’est le point de vue d’un homme comme Raymond Kendall, qui fut secrétaire général d’Interpol pendant quinze ans. «Le dialogue commence à s’installer, affirme-t-il. Je suis convaincu que nous sommes au tout début d’une ère nouvelle.» Pourtant, dans les discours prononcés à la tribune officielle, rien n’annonçait la nouvelle ère en question. La guerre n’est pas terminée…


Gérard Petitjean

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-24 13:00:23
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Jeudi 24 avril 2003

SRAS

SANTE
Six questions autour d'un virus

UN MOIS et demi après le début de la crise, voici le point, avec la collaboration de l'Institut Pasteur (à l'exception de la dernière question), sur ce que les scientifiques savent, à ce jour, du virus et de la maladie.

1 Comment l'attrape-t-on ? Quand un malade porteur du virus tousse, il émet autour de lui des particules virales contaminantes. Elles sont en suspension dans l'air pendant la toux puis retombent à terre. Plus la toux est importante, et accompagnée de postillons, plus le virus se répand. La distance de contamination est réduite, pas plus de cinquante centimètres. En clair, si un malade tousse dans un avion, un bus ou une rame de métro, il ne va pas contaminer tous les autres passagers. En revanche, la personne assise à côté de lui peut être atteinte. Le contact est aussi contaminant si des postillons se trouvent sur les mains que l'on porte ensuite à la bouche. La durée de vie du virus est faible, cela veut dire qu'une fois à l'air libre, hors du corps du malade, il va perdre de sa virulence. C'est un point très important car cela veut dire que des objets ayant été en contact avec des particules virales ne sont plus contaminants par la suite, ce qui est rassurant pour les entreprises qui reçoivent des marchandises en provenance de zones asiatiques contaminées. Contrairement à ce qui avait été évoqué antérieurement par certains chercheurs, les cafards ne transmettent pas le virus.

Quels sont les symptômes ? Il faut revenir d'Asie, présenter une fièvre supérieure à 38 o C, tousser et avoir des difficultés pour respirer. Une personne qui attrape le virus déclarera la maladie entre trois et dix jours après la contamination (période dite d'incubation). Une fois hospitalisé, le malade suspect passera une radio pulmonaire et un test pour savoir s'il est porteur du virus. L'Institut Pasteur va envoyer d'ici à la fin de la semaine des tests dans huit centres hospitaliers de province. Pour ce test, on fait des prélèvements dans la gorge et le nez des malades suspects.

D'où vient ce virus ? De Chine. Il est maintenant admis que ce virus a commencé à se répandre dans ce pays, probablement en novembre 2002 et en provenance de la province du Guangdong (au nord de Canton) à forte concentration d'élevages de porcs et volailles. C'est un nouveau virus appartenant à la famille des coronavirus (corona signifie qu'il est en forme de couronne) que l'on trouve habituellement chez les animaux d'élevage industriel. Ce virus a traversé la barrière d'espèce, c'est-à-dire qu'il est passé de l'animal à l'homme. Il aurait muté sans que l'on sache pourquoi et serait devenu mortel pour l'homme.

Pourquoi certains porteurs du virus meurent-ils et pas d'autres ? 3 % seulement des malades contaminés décèdent. On ne connaît pas encore le mécanisme précis mais certains chercheurs pensent que les personnes qui sont mortes auraient été contaminées par d'autres agents infectieux (bactéries, virus) avant de contracter la pneumonie, les rendant ainsi plus fragiles. Les chercheurs attendent avec impatience des informations sur les analyses biologiques des morts chinois pour essayer de leur trouver des points communs.

Un vaccin est-il attendu ? Oui mais pas avant plusieurs mois. Treize centres mondiaux travaillent sur le coronavirus et s'échangent en permanence des informations. A l'Institut Pasteur, 30 chercheurs et techniciens planchent d'arrache-pied sur le sujet. Malheureusement, le budget de l'Institut Pasteur ne permet pas de mettre des dizaines de scientifiques sur ces recherches et le gouvernement n'a pas augmenté les crédits.

A-t-on perdu du temps pour lutter contre ce virus ? Oui. Dès le début de l'épidémie, la Chine a censuré toutes les informations et n'a pas alerté, comme elle y était obligée par la communauté scientifique et l'Organisation mondiale de la santé. Au minimum deux mois ont été perdus, entretemps le virus s'est répandu d'abord dans les pays voisins et ensuite sur les autres continents. Hier encore, les autorités chinoises refusaient l'autorisation aux vétérinaires étrangers d'aller inspecter les élevages mitoyens des zones infectées. SGEric Giacometti

Le Parisien , jeudi 24 avril 2003

 

Le virus du SRAS est-il mutant ? Les différents échantillons du virus du SRAS séquencés jusqu'à présent comportent des variations qui laissent croire que le virus mute rapidement. 23/04/2003 - La semaine dernière, des scientifiques du Canada, des Etats-Unis, de Hong Kong et de Singapour ont annoncé avoir réussi à séquencer le génome du coronavirus responsable du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). En comparant les séquences provenant de différents échantillons, les scientifiques ont constaté des différences sur au moins 15 des 30 000 bases que compte le virus. De telles variations pourraient résulter d'erreurs survenues lors du séquençage du génome, mais comme la plupart des différences affectent un gène en particulier, il s'agit plus vraisemblablement de mutations, estiment des chercheurs chinois cités dans le New Scientist. Au moins quatre autres échantillons du virus ont été isolés sur des patients chinois décédés du SRAS, provenant de Pékin et du Guangdong, la province d'où est originaire l'épidémie. Si d'aussi importantes variations sont notées entre les séquences, cela confirmerait l'hypothèse d'un virus qui mute rapidement. Développer un test diagnostic et un vaccin deviendraient des tâches encore plus difficiles. Par ailleurs, les Centres for Disease Control américains ont annoncé hier avoir découvert que le virus du SRAS peut survivre plus de 24 h à l'extérieur du corps humain dans certaines conditions de température et d'humidité. Cela expliquerait peut-être en partie la facilité avec laquelle le virus se répand dans la population. L'épidémie a touché à ce jour 3947 personnes, dont 231 sont décédées. Catégorie(s) de cet article : Médecine et santé Catherine Dubé Dernière modification : 23/04/2003 Liste des nouvelles Palmarès Alerte mondiale à la pneumonie (cybersciences) Le virus du SRAS est séquencé (cybersciences) Les dernières informations sur le SRAS (OMS)

 

Pneumopathie : le point sur la situation
Le ministre de la Santé. Photos AFP.                                                                                                                                                                                                                           Un point presse sur l'épidémie de pneumopathie atypique (SRAS) a eu lieu mardi 22 avril 2003 au ministère de la Santé. Jean-François Mattéi, ministre de la Santé, est intervenu pour faire le point sur la situation actuelle de la maladie et expliquer les mesures prises par le Gouvernement français pour empêcher la propagation de la maladie. *
**[ lire l'article ]
[ 23/04/2003 13:30 ]

 


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-24 12:58:18
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Jeudi 24 avril 2003

VIRUS
Ces virus animaux qui nous menacent


C. L.
[24 avril 2003]

Grippe du poulet, fièvre d'Ebola, sida : périodiquement, la chronique des maladies émergentes rappelle que des virus animaux peuvent, à la faveur d'une simple mutation, devenir transmissibles à l'homme. Ce phénomène d'adaptation, fréquent dans la nature, n'a d'ailleurs rien de bien surprenant en soi. Il est en revanche plus rare que des germes ainsi transformés aient la capacité de survivre chez un hôte humain, puis de se transmettre par contagion interhumaine pour déclencher une épidémie. Un tel phénomène pourrait, selon les experts, expliquer l'épidémie de pneumonie atypique actuelle.

Hébergés par colonies généralement très nombreuses au sein d'un être vivant, les virus se reproduisent en permanence pour infecter de nouvelles cellules. Or, ce travail de «recopiage» à l'infini de leur carte d'identité génétique est parsemé d'erreurs et de modifications survenant au hasard. Certaines sont spontanément corrigées par les cellules, mais d'autres aboutissent à l'apparition de nouveaux variants. Et il arrive que ces derniers, après avoir perdu au cours de leur transformation la capacité de survivre chez leur hôte, disparaissent. A moins qu'ils ne trouvent à proximité un autre animal plus hospitalier. On dit alors que le virus, «sautant» d'un hôte à l'autre, franchit la barrière des espèces.

«Ce type de mutation n'a rien d'exceptionnel, explique Jean-Claude Ameisen, professeur d'immunologie à Paris-VII et chercheur à l'Inserm. Mais il n'aboutit généralement à la naissance d'une épidémie humaine qu'à la faveur d'une modification introduite dans l'environnement. On suppose ainsi que la déforestation en Afrique centrale a chassé les gorilles de leur habitat naturel, contribuant à les placer soudain il y a une dizaine d'années en contact avec le réservoir du virus Ebola. Ce rapprochement a favorisé l'exposition soudaine de l'homme, par le biais de la viande de singe, à un germe qui aurait probablement pu l'infecter bien avant.»

De même, la dissémination dans l'espèce humaine du virus du sida – à l'origine un germe simiesque transformé – semble s'être opéré au milieu du siècle dernier à la faveur de plusieurs phénomènes : développement des marchés de viande de brousse, multiplication des voyages, évolution des pratiques sexuelles.

La grande promiscuité entre hommes et volailles dans certaines régions d'Asie favorise la propagation vers l'espèce humaine de virus grippaux en perpétuelle mutation. Constats qui, pour Jean-Claude Ameisen, invitent à nuancer certaines classifications : «Lorsqu'on dit qu'un virus n'a pas la capacité d'infecter l'homme, cela signifie essentiellement qu'aucune transmission humaine n'a été observée.»



ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-24 12:56:06
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Jeudi 24 avril 2003

GRIPPE DU POULET
Médecine et santé

L’Europe aux prises avec la grippe du poulet

Poulets abattus dans une ferme de Belgique, en attendant leur évacuation. (AP/Geert Vanden Wijngaert)
 
 

Malgré l’abattage de plus de 18 millions de volailles aux Pays-Bas et 700.000 en Belgique, l’épidémie de grippe du poulet qui a éclaté il y a deux mois n’est toujours pas enrayée. Mobilisées par le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) parti de Chine, les autorités sanitaires européennes et internationales regardent avec de plus en plus d’inquiétudes ce qui se passe en Europe du Nord.

La flambée épidémique s’est déclarée dans la province de la Gueldre, dans l’Est des Pays-Bas, en février. Le transport des poulets, de leur viande ou de leurs œufs ont été interdits. Près de 10% des poulets du pays ont été abattus. Le virus de cette grippe aviaire a pourtant passé la frontière et atteint la Belgique.

Le décès d’un vétérinaire hollandais, le 17avril, a suscité de vives inquiétudes. Le passage du virus de la grippe aviaire à l’homme s’est déjà produit en 1997 à Hongkong. 18 personnes avaient été infectées et 6 étaient mortes. Un million et demi de poulet avaient été abattus. Heureusement aucune transmission inter-humaine ne s’est produite.

Le virus responsable de l’épidémie hollandaise n’est pas le même que celui de 1997. Il a provoqué des conjonctivites chez une cinquantaine de personnes travaillant dans des élevages de poulet aux Pays-Bas. Le cas du vétérinaire de 57 ans est donc un cas isolé. Le ministre hollandais de l’Agriculture a précisé que le virus de la grippe aviaire avait été trouvé dans les poumons du vétérinaire, décédé d’une pneumonie. Il n’avait pas pris les médicaments de prévention recommandés, toujours selon le ministère.

On ignore pour l’instant comment l’épidémie s’est déclenchée. Pour l’agriculture hollandaise, elle aura des conséquences catastrophiques. L’Union européenne a interdit l’exportation des poulets, de leur viande et de leurs œufs depuis les Pays-Bas et la Belgique.

(24/04/2003)

ÉPIDÉMIE Un agent infectieux qui a déjà nécessité l'abattage de 15 millions de volailles aux Pays-Bas pourrait être transmissible à l'homme
La grippe du poulet inquiète les virologues


Cyrille Louis
[24 avril 2003]

Craignant qu'une épidémie puisse en cacher une autre, bon nombre de virologues européens, jusqu'alors totalement absorbés par la pneumonie atypique, ont désormais les yeux rivés sur les Pays-Bas. Depuis début mars, ce pays est en effet confronté à une flambée de grippe du poulet (nos éditions du 4 mars 2003) qui, après avoir nécessité l'abattage de quelque 15 millions de volailles autour de la frontière avec la Belgique, est maintenant soupçonnée d'avoir emporté un vétérinaire le 17 avril. De façon complètement inattendue : le virus impliqué, de type A (H7N7), était jusqu'à présent réputé inoffensif pour l'homme. Aussi ce décès réactive-t-il les craintes liées à la survenue, dans les années à venir, d'une nouvelle pandémie mondiale dont les spécialistes de la grippe traquent en permanence les signes avant-coureurs.

Lorsque les autorités sanitaires néerlandaises détectent, il y a un mois et demi, des traces d'un virus de la grippe aviaire dans seize élevages, tout risque de transmission à l'homme est dans un premier temps balayé d'un revers de la main. Contrairement à son cousin A (H5N1) qui, en 1997, s'était propagé à Hongkong à partir de volailles pour frapper dix-huit personnes – dont six étaient décédées de la grippe –, le virus A (H7N7) ne semble en effet susceptible d'infecter que des animaux. A preuve, plaident les virologues, seuls deux cas de transmission à l'homme étaient jusqu'à présent recensés par la littérature médicale. Encore ne s'étaient-ils soldés que par des symptômes bénins évoquant des conjonctivites.

Mais la donne semble avoir brutalement changé aux Pays-Bas. «Depuis le début de l'épidémie, quatre-vingt-deux cas d'infection humaine par ce virus ont été recensés, détaille Ron Fouchier, du Centre médical Erasme à Rotterdam. La majorité des personnes atteintes souffrent de simples conjonctivites, mais six d'entre elles présentent les symptômes de la grippe.» Découverte au moins aussi troublante, les épidémiologistes néerlandais estiment détenir «des preuves solides» laissant redouter des cas de transmission interhumaine de la maladie. Or, aucune contagiosité d'homme à homme n'avait jusqu'à présent été observée avec les deux virus de la grippe aviaire (H5N1 et H9N2, à Hongkong) qui, ces dernières années, sont parvenus à franchir la barrière des espèces.

En fait, trois cas de contagion sont aujourd'hui soupçonnés chez des personnes qui, vivant avec des éleveurs, n'ont elles-mêmes eu aucun contact direct avec des animaux porteurs du virus. L'une d'elles, un enfant de 12 ans, est atteinte de la grippe. «Mais il est bien difficile d'affirmer à 100% que le virus a effectivement été transmis directement par des êtres humains porteurs du germe, lorsqu'on sait que des bottes souillées par des déjections animales contaminées peuvent suffire à importer le virus dans une habitation», nuance le professeur Bruno Lina, responsable du laboratoire de virologie au CHU de Lyon. Avant de mettre en garde : «Si un tel modèle de transmission devait cependant se confirmer, on pourrait craindre que le H7N7 se soit mieux adapté à l'homme que ses deux prédécesseurs. Et se révèle, dès lors, plus difficile à combattre.»

Dernière source d'inquiétude, une batterie d'analyses menées dans cinq élevages porcins a récemment mis en évidence la présence d'anticorps dirigés contre le virus de la grippe dans l'organisme de nombreux cochons. La découverte laisse craindre que les volailles aient déjà transmis le germe à ces animaux qui, traditionnellement, jouent un rôle décisif dans le déclenchement de larges épidémies. Lors des deux dernières pandémies de grippe, en 1957 et 1968, les gènes des virus aviaires et humains s'étaient en effet «mélangés» dans l'organisme des cochons infectés pour donner naissance à un germe recombiné et hautement virulent. «Un tel échange de matériel génétique aboutirait à la création d'un virus contre lequel la population n'aurait aucune immunité», commente le docteur Albert Osterhaus, virologue à Rotterdam. Non sans préciser que ce scénario catastrophe paraît à ce stade fortement improbable.

Quoi qu'il en soit, les voyants sont désormais passés à l'orange. «L'ensemble de ces nouvelles, qui demandent pour certains à être confirmées, paraît effectivement alarmant, estime Bruno Lina. Certes, nous savons en principe maîtriser ce type d'épidémie avec des campagnes de vaccination et l'administration d'antiviraux. Mais cela demande une attention constante. Or, les virologues n'ont que deux bras et un cerveau, qui sont actuellement accaparés par la lutte contre la pneumonie atypique.»




ericjeanloicbreton | | 2003-04-24 12:55:39
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3 Commentaires :

Commentaire écrit le lundi 19 avril 2004 à 09:26:08 (lien)
Dujardin Alex
je trouve ce site vraiment dégoutant et ridicul ...alex...



Commentaire écrit le lundi 19 avril 2004 à 09:08:18 (lien)
lg
merdeeeeeeeeeeeeee


Commentaire écrit le lundi 19 avril 2004 à 09:07:57 (lien)
lg
merdeeeeeeeeeeeeee


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Jeudi 24 avril 2003

TCHERNOBYL

 TCHERNOBYL - La France aussi touchée que ses voisins


Le site de Tchernobyl

 l'article


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-24 12:52:10
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MEDECINE PAR ERIC JL BRETON