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Publié le jeudi 10 avril 2003

Jeudi 10 avril 2003

CERVEAU
Une molécule du cerveau à l'origine du comportement addictif chez le rat

PARIS, 9 avr (AFP) - Une molécule assurant la transmission nerveuse entre les cellules du cerveau pourrait être une des clés du goût de la drogue, selon des travaux de scientifiques américains portant sur le rat mais qui pourraient constituer une piste pour le traitement des addictions chez l'homme.

La dopamine est en effet le déclencheur du comportement de recherche de drogue chez le rat, selon cette étude à paraître jeudi dans la revue scientifique Nature.

Paul Phillips et ses collègues de l'université de Caroline du Nord (Etats-Unis) ont détecté une élévation temporaire du taux de dopamine coïncidant avec la recherche de drogue chez le rat. Ce signal, très rapide, a pu être décelé grâce à l'amélioration des instruments de mesure: passage d'un suivi minute par minute à un suivi toutes les 100 millisecondes.

Les chercheurs américains ont analysé le comportement de rats conditionnés pour devenir dépendants à la cocaïne, c'est-à-dire habitués à presser un levier pour s'auto-administrer une dose de drogue. La mesure de la concentration de dopamine dans leur cerveau a révélé l'existence de ce pic précédant de quelques secondes la poussée du levier.

Les scientifiques savaient déjà que, dans les secondes suivant la prise de drogue, le taux de dopamine augmente dans une région particulière du cerveau, le noyau accumbens. Cet amas de neurones appartient au circuit de la récompense, qui renforce les comportements à l'origine d'une satisfaction (prise de drogue, mais aussi alimentation ou sexualité).

Dans les conditions normales, la dopamine libérée est "recyclée", mais la cocaïne empêche cette recapture. L'élévation du taux de dopamine engendre alors une sensation d'euphorie. Le retour à la normale de ce taux provoque la sensation de manque et conduit le toxicomane à reprendre de la drogue pour maintenir un niveau élevé de plaisir. C'est à ce moment là que survient l'élévation transitoire du taux de dopamine déclenchant la recherche de la drogue.

Dopamine et dépendance sont liées dans un cercle vicieux : l'augmentation de dopamine est à la fois cause et conséquence de la prise de drogue, relève Nature dans un commentaire accompagnant cette étude. Ces deux pics de sécrétion pourraient donc être, à terme, des cibles de choix dans le traitement de l'addiction chez l'homme.



ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-10 11:56:31
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Jeudi 10 avril 2003

CLONAGE REPRODUCTIF
Médecine et santé

Zavos expérimente le clonage humain reproductif

 

Se démarquant du coup purement médiatique des Raëliens, qui ont claironné à la fin de l’année dernière la naissance d’un enfant cloné sans fournir aucune preuve, l’Américain Panayiotis Zavos a choisi une voie apparemment classique pour annoncer le clonage d’un embryon humain à des fins reproductives. Ce spécialiste de la procréation médicalement assistée, devenu l’un des promoteurs du clonage humain reproductif aux côtés de Severino Antinori, publie un premier compte-rendu de ses travaux dans la revue Reproductive BioMedicine Online.

Le Dr Zavos a obtenu un embryon de quatre jours, contenant entre huit et dix cellules, grâce à la technique du transfert nucléaire utilisée pour cloner la brebis Dolly. Il s’agit de remplacer le matériel génétique d’un ovocyte par celui d’une cellule adulte prélevée sur la personne ou l’animal que l’on souhaite cloner. Pour l’instant l’embryon est congelé, explique Zavos, afin de détecter d’éventuels défauts avant de l’implanter dans l’utérus de la mère. L’auteur précise que toutes ces manipulations n’ont pas été faites sur le territoire américain, où elles sont interdites.

«Quel est le but de cette publication ?» se demande le Dr Azim Surani, appelé à commenter l’article dans la même revue. Ce chercheur de l’Université de Cambridge (GB) n’est pas du tout convaincu par les résultats de Zavos.
S’agit-il vraiment d’une avancée ? Des chercheurs de la société ACT (Advanced Cell Technology) ont annoncé en 2001 la création d’un embryon humain cloné de six cellules (à des fins de recherche). Le Dr Zavos a-t-il vraiment les moyens d’évaluer la viabilité de l’embryon cloné ? Les nombreux échecs inexpliqués du clonage animal permettent d’en douter.

«Ce papier traite de façon schématique un sujet difficile […] et il crée ainsi une fausse impression de maîtrise et d’efficacité de la procédure» écrit Azim Surani. Le Dr Zavos annonce la publication future de résultats plus complets. Dans quelle mesure une technique interdite dans de nombreux pays pour des raisons éthiques peut-elle trouver sa place dans les publications scientifiques ?

C.D.
(09/04/2003)


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-10 11:18:51
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Jeudi 10 avril 2003

SANTE PUBLIQUE

Les animaux de l'UE
contrôlés aux frontières

En vertu d'un nouveau dispositif adopté par le Parlement européen les animaux domestiques devront prouver leur vaccination et être équipés d'une puce.

Les chiens et chats de l'Union européenne devront maintenant justifier de leur identité et de leur état de santé aux frontières des Etats membres au moyen d'une puce électronique dont seront équipés progressivement les animaux, en vertu d'un projet de texte adopté jeudi par le Parlement de Strasbourg.
Ce nouveau dispositif, adopté en troisième lecture à une courte majorité (290 voix pour, 278 contre, 8 abstentions) par les eurodéputés réunis en séance plénière, vise à harmoniser les conditions de déplacement des animaux domestiques au sein de l'UE, et notamment à préserver le continent européen de la rage. La vaccination anti-rabique deviendra la seule exigence posée aux déplacements transfrontaliers des animaux domestiques au sein de l'Union.

Un passeport et une puce

Chaque animal européen devra désormais disposer d'un passeport attestant de cette vaccination ainsi que d'un tatouage ou d'une puce électronique permettant de l'identifier. D'ici huit ans l'identification électronique deviendra obligatoire.
Les mesures prévues seront identiques partout à l'exception du Royaume Uni, de la Suède et de l'Irlande où les règles seront sensiblement plus sévères.
Pour entrer dans ces trois pays, les animaux qui ont été vaccinés devront subir aussi un test de titrage d'anticorps. Ce statut spécial a été accordé à Londres, Dublin et Stockholm pour une période de cinq ans, renouvelable en accord entre le Conseil des ministres de l'UE et le Parlement européen


ericjeanloicbreton | | 2003-04-10 11:15:14
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1 Commentaire :

Commentaire écrit le samedi 20 mars 2004 à 09:20:16 (lien)
KOENIG PATRICE
KOENIG / DAKAR

Madame, Monsieur,

Nous habitons Dakar et revenons sur la France chaque année l'été avec notre chat qui est vacciné chaque année contre la rage et qui voyage avec nous accompagné de son carnet de santé dûment rempli.
Des gens sur Dakar nous ont dit qu'à compter du 3 juillet prochain, nous serions obligés de faire effectuer un titrage anti-rabique à notre chat pour pouvoir le faire entrer en France.
Ce n'est pas ce que je lis dans le document ci-dessus, excepté si je souhaitais l'amener avec moi au Royaume-Unis, en Suède ou en Irlande, ce qui n'est pas le cas.
Pouvez-vous me confirmer que j'ai bien compris la teneur de cette décision européenne : pour voyager avec mon chat, je dois prouver qu'il est bien vacciné -à dates régulières- contre la rage et être munis d'une puce d'identification. ET, si je désire me rendre au R.Unis, en Suède ou en Irlande, je dois adjoindre un titrage anti-rabique. Mais ce certificat n'est pas obligatoire si je vais du Sénégal en France.
Merci votre réponse. Cordialement, FL. Koenig


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Jeudi 10 avril 2003

SRAS
PNEUMOPATHIE

Quatre cas probables
de SRAS en France

Sur ces quatre cas, selon Jean-François Mattei, "un est sorti de l'hôpital, deux ont des évolutions favorables, le quatrième il est vrai préoccupant".

 
Des écoliers indonésiens (AP)
 
Le ministre de la Santé Jean-François Mattéi a déclaré mercredi que "quatre cas probables" du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) avaient été décelés en France depuis le début de l'épidémie.
Affirmant que la vigilance sanitaire était "toujours de règle", le ministre a tenu, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à relativiser la situation dans l'Hexagone. Il a assuré qu"'en six semaines, depuis le 26 février, le premier cas connu à Hanoï, nous n'avons en France que quatre cas probables, dont un est sorti de l'hôpital, deux ont des évolutions favorables, le quatrième il est vrai préoccupant".
"Jamais nous n'avons encore observé ce jour en France de transmission sur le sol national", a précisé M. Mattéi, avant d'ajouter: "Je ne voudrais pas qu'on cède à la phobie, et je n'accepte pas non plus la tentation d'une certaine discrimination, y compris vis-à-vis d'une communauté qui appartient à la France au prétexte que le virus serait d'origine asiatique. Je crois qu'il nous faut rester vigilant, mais raison garder".

15 patients suivis

Selon un communiqué de la Direction générale de la Santé (DGS) et de l'Institut de Veille Sanitaire (InVS), depuis le début de l'alerte, 275 personnes en France qui ont présenté des signes cliniques pouvant évoqué un SRAS au retour d'un voyage dans la zone affectée (Hanoï, Chine, Taïwan, Hong Kong, Singapour) ont été signalés à l'InVS. Parmi ces 275 cas, 256 ont été écartés et 15 patients font actuellement l'objet d'un suivi.
A ce jour, "on comptabilise, selon la définition de l'Organisation mondiale de la Santé, quatre cas probables", des personnes qui avaient voyagé, du 22 au 23 mars dernier, dans le même avion en provenance de Hanoï. Un de ces cas probables, "d'évolution favorable, a atteint les critères de convalescence définis par l'OMS et a pu regagner son domicile le 5 avril. A ce jour, en France, il n'existe aucun cas de contagion survenue sur le territoire national", ajoute le communiqué.

Fermeture temporaire d'un commissariat

Le commissariat central du 10e arrondissement à Paris a fermé ses portes au public pendant une heure dans la nuit de mercredi à jeudi pour une suspicion de pneumopathie atypique, apprend-on jeudi de source policière.
Les fonctionnaires du commissariat local avaient retrouvé sur la voie publique un jeune Asiatique seul et en proie à une grosse toux. Il a été emmené vers le commissariat pendant que les sapeurs-pompiers ont été appelés en renfort.
L'hôtel de police, situé rue Louis-Blanc, a été fermé au nom «du principe de précaution», précise-t-on de même source. La suspicion de pneumopathie atypique a été définitivement écartée par les enquêteurs qui pensent que le jeune homme fait l'objet d'un gros rhume ou est un simulateur qui cherchait à passer une nuit au chaud.


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-10 11:13:13
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Jeudi 10 avril 2003

SRAS

PNEUMOPATHIE ATYPIQUE
Mensonges en Malaisie

“La Malaisie ment sur l’ampleur locale de la pneumopathie atypique”, accuse “Asia Times”. Le quotidien en ligne de Bangkok s’indigne, appuyant sa démonstration sur des chiffres : “Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Singapour est le pays le plus touché de la sous-région avec 113 cas et 8 morts. Ici, en Thaïlande, nous avons 7 cas et 2 décès. En Indonésie, l’épidémie a été déclarée urgence nationale. Et il faudrait accepter la version officielle de Kuala Lumpur selon laquelle un seul cas a été identifié dans le pays ?”

En fait, reprend le journal, des cas suspects ont été rapportés dans plusieurs provinces de Malaisie, et ­ sous la pression ­ “le ministre de la Santé a reconnu le 3 avril qu’il existait 59 cas suspects et que 19 personnes étaient aujourd’hui en quarantaine”. En outre, reprend “Asia Times”, “au moins 4 décès bizarres ont été imputés à la grippe et à la fièvre ces derniers jours”. Cependant, le gouvernement malaisien ne reconnaît pas pour autant que ce sont des cas de pneumopathie atypique. Il préfère parler de la nécessité de prendre des mesures de précaution et s’en tenir à la version officielle selon laquelle la Malaisie est un pays sain, où l’épidémie est sous contrôle.

Ne pas affoler les touristes

“Même la presse est mise à contribution : le gouvernement a enjoint les journaux d’être positifs sur le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Aussitôt, l’épidémie a été reléguée dans les pages centrales des quotidiens !” Comme en écho à ce réquisitoire, le quotidien malaisien “The New Straits Times” annonce que “le ministre des Ressources humaines va lancer une campagne pour clarifier la situation sur le SRAS”. Une campagne qui se résume à quelques mesures de précaution. Le quotidien ne s’inquiète pas du manque d’information sur l’épidémie, et se contente de relayer le texte officiel.

“Quelle erreur !” s’exclame “Asia Times”. “Si la Malaisie refuse de prendre sérieusement en compte la maladie, c’est par crainte d’affoler les touristes et de mettre en danger son industrie touristique”, analyse le quotidien en ligne. “C’est un mauvais calcul, car c’est la population tout entière qui est anxieuse, consciente qu’on lui cache la vérité. D’où des rumeurs et une paranoïa certaine.”

Et le journal de Bangkok de conclure : “Le gouvernement du Dr Mahathir ferait mieux de prendre exemple sur son voisin Singapour, où le gouvernement a communiqué, reconnu les dégâts dus à l’épidémie et indiqué les mesures d’urgence qu’il avait prises. Du coup, sa population lui fait confiance. Outre les traitements médicaux, le meilleur moyen de juguler l’épidémie est l’information et la prévention. Malheureusement, Kuala Lumpur préfère pour l’instant suivre le modèle chinois : mensonges et opacité.”

EG

© Courrierinternational.com

d'après Asia Times , The New Straits Times


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-10 11:00:23
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Jeudi 10 avril 2003

POLLUTION DES EAUX

10   avril  2003
Pollution des eaux par les nitrates : la Commission européenne engage une procédure judiciaire contre la France

Se disant "déterminée à garantir un niveau élevé de protection des ressources en eau de l'Union européenne (UE)", la Commission européenne a officiellement demandé à la France et au Royaume-Uni de se conformer aux arrêts de la Cour de justice en ce qui concerne la législation de l'UE en matière de qualité de l'eau.
L'arrêt prononcé contre la France concerne la pollution par les nitrates des eaux superficielles en Bretagne, alors que celui prononcé contre le Royaume-Uni concerne des zones vulnérables à la pollution par les nitrates provenant des activités agricoles.
Les demandes prennent la forme d'avis motivés conformément à l'article 228 du traité. Les États membres qui ne se conforment pas aux arrêts de la Cour peuvent se voir imposer des amendes substantielles. Le non-respect de la législation de l'UE en matière d'eau signifie que des lacs, des rivières et des régions côtières peuvent souffrir de pollution ou être exposés à un plus grand risque de pollution, une pollution qui pourrait autrement être évitée ou réduite. Ainsi, note la Cour, les «bienfaits pour la société d'eaux superficielles propres sont compromis».
Le 8 mars 2001, la Cour de justice avait condamné la France pour ne pas avoir respecté la limite de 50mg/l pour les nitrates dans les eaux superficielles en Bretagne, conformément aux dispositions de la directive sur les eaux superficielles. Ces eaux sont utilisées pour le captage d'eau potable. La Cour a également critiqué la France parce que les mesures que le gouvernement français a prises manquent de cohérence nécessaire pour constituer un plan d'action organique destiné à lutter contre la pollution. En outre, la Cour a reproché à la France d'avoir utilisé pour la production d'eau alimentaire en Bretagne des eaux superficielles de qualité insuffisante, sans notifier à la Commission ni la justification de cette utilisation ni un plan de gestion des ressources en eau.


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-10 10:54:17
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