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Publié le mercredi 9 avril 2003

Mercredi 9 avril 2003

PHILIP MORRIS
TABAC Il doit verser 2 milliards de dollars pour faire appel
Des Etats américains soutiennent Philip Morris


F.-X. B.
[09 avril 2003]

Philip Morris a trouvé des appuis. Le fabricant américain de cigarettes a reçu hier le soutien des ministres de la Justice de 37 Etats fédérés qui ont officiellement demandé à la justice de l'Illinois de ne pas exiger de Philip Morris le versement d'une caution de 12 milliards de dollars pour pouvoir faire appel d'une condamnation.

Le 21 mars dernier, un juge de l'Illinois avait condamné Philip Morris à payer dix milliards de dollars de dommage et intérêts et deux milliards de frais de justice pour avoir prétendu que les cigarettes «light» étaient moins nocives que les cigarettes classiques, trompant «sciemment» les consommateurs. Pour faire appel de cette décision, Philip Morris doit s'acquitter d'une caution de 12 milliards de dollars (l'équivalent de la condamnation).

Rompu aux combats judiciaires, Philip Morris avait alors affirmé que cette somme était «impossible à verser» et «de nature à causer une faillite». Une hypothèse renforcée la semaine dernière par l'agence de notation Standard & Poor's qui évoquait cette possibilité dans une note sur le groupe. Les autres agences de notation de crédit ont toutes placé la dette du groupe sous surveillance, après la décision prise dans l'Illinois.

De son côté Philip Morris a demandé une réduction du niveau de la caution à 1,2 milliard de dollars, ou tout au plus 1,5 milliard de dollars. Le groupe a également engagé une procédure pour empêcher la collecte par l'Etat des 3 milliards de dollars de dommages punitifs.

La démarche des 37 Etats qui ont volé au secours de Philip Morris n'est pas tout à fait désintéressée. Selon un accord passé avec le cigarettier («Master Settlement Agreement», ou MSA), celui-ci doit verser aux Etats signataires d'importantes sommes d'argent pour les dédommager des frais occasionnés par les maladies du tabac. Si Philip Morris est mis en faillite, ces Etats devront renoncer à cette manne financière. Le 15 avril prochain, ils doivent recevoir un total de 2,6 milliards de dollars de la part du cigarettier. Une somme «déjà intégrée aux budgets (comme recette), principalement pour les programmes d'assurance maladie», selon les 37 ministres. Ces derniers estiment que les «intérêts vitaux» de leurs Etats sont menacés si Philip Morris ne peut pas verser cette somme. Merrill Lynch estime ainsi que la Californie doit toucher 331 millions de dollars et l'Etat de Washington 60 millions de dollars.

«Philip Morris aimerait que l'attention soit portée sur ses problèmes financiers plutôt que sur le jugement qui estime qu'un million de consommateurs de cigarettes légères ont été trompés, et nombre d'entre eux vont le payer de leur vie», dénonce pour sa part Stephen Tillery, l'un des avocats des plaignants dans cette affaire.

De fait, la menace de faillite de Philip Morris a fait vaciller en Bourse sa maison mère Altria et son autre filiale Kraft Foods.

Ces deux entités ont dû emprunter en urgence 1,5 milliard de dollars et 1 milliard de dollars. Philip Morris a alors précisé qu'un dépôt de bilan était une «option théorique».



ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-09 09:35:00
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Mercredi 9 avril 2003

BEBE
Bébé sur mesure: un juge britannique donne son feu vert

LONDRES, 9 avr (AFP) - Un couple a obtenu le feu vert devant une cour d'appel mardi pour sélectionner les gênes de leur futur bébé afin de permettre de guérir leur fils de quatre ans d'une maladie incurable, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

M. et Mme Hashmi, résidant à Leeds (nord de l'Angleterre), avaient demandé à l'autorité chargée de superviser les techniques de procréation assistée, la HFEA (Human Fertilisation and Embryology Authority), de pouvoir recourir à la fécondation in vitro pour sélectionner un embryon.

Ils voulaient que celui-ci soit doté d'un patrimoine génétique permettant d'utiliser des cellules prélevées dans le cordon ombilical pour sauver leur fils Zain (atteint d'une maladie du sang, beta-thalassaemia).

Mais la Haute cour avait décidé que la HFEA n'avait pas le droit d'autoriser la sélection d'embryons pour faire un bébé sur mesure. La Cour d'appel a donné raison à la HFEA.

"La conséquence évidente de ce jugement est qu'il va permettre aux Hashmis de commencer leur traitement sans délai", a déclaré David Pannick, avocat de la HFEA.



ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-09 08:51:09
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Mercredi 9 avril 2003

SRAS
Médecine et santé

Pneumopathie : l’inquiétude grandit en Chine

A Pékin, des enfants collectent des ordures dans le cadre d’une campagne d’hygiène pour lutter contre l’épidémie de SRAS. (AP Photo/Ng Han Guan)
 
 

A Pékin, les rumeurs comblent le vide laissé par les autorités au sujet du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Officiellement, médecins et responsables hospitaliers n’ont pas le droit de s’exprimer et de répondre aux questions de la presse. Pourtant, certains laissent filtrer des informations qui laissent penser que le nombre réel de cas de SRAS dans la capitale chinoise dépasse largement les statistiques officielles. ‘’Seulement’’ quatre personnes seraient mortes de ce syndrome à Pékin.

Des experts de l’Organisation mondiale de la Santé ont enfin pu se rendre dans la province de Guangdong, source de l’épidémie, le 3 avril. Normalement, une actualisation quotidienne des données, province par province, doit être communiquée à l’OMS. Mais la collaboration du gouvernement chinois a ses limites.

D’après les derniers chiffres communiqués par l’OMS, la Chine compte 1279 cas de SRAS depuis la mi-novembre, dont 53 morts. De nouveaux cas continuent d’apparaître dans plusieurs régions.

Au niveau mondial, cette épidémie a déjà tué 103 personnes. Après la Chine, les régions les plus touchées sont Honkong (928 cas dont 25 morts), Singapour (113 cas/8 morts), le Canada (91 cas/10morts) et le Vietnam (62 cas/4morts). Deux décès ont également été enregistrés en Thaïlande et un en Malaisie.

(09/04/2003)

Une clinique fermée pour avoir vanté sur l'internet un vaccin anti-SRAS

PHNOM PENH, 8 avr (AFP) - Le ministre de la Santé cambodgien Hong Sun Huot a ordonné la fermeture d'une clinique privée de Phnom Penh qui laissait croire qu'elle possédait un vaccin contre le SRAS, le syndrome respiratoire aigu sévère, a-t-on appris mardi auprès du ministère.

"Alerte mondiale au SRAS", "Vaccinez-vous maintenant!", préconisait cette clinique, Elizabeth Polyclinic, dans une publicité largement diffusée par messagerie électronique et qui a provoqué l'indignation des milieux médicaux et diplomatiques.

Aucun vaccin n'a été découvert à ce jour contre la maladie qui a fait une centaine de morts dans une trentaine de pays, essentiellement en Asie.

"Le ministre a ordonné lundi la fermeture de cette clinique, qui a commis un acte grave de tromperie et contrevenu à la déontologie médicale", a indiqué mardi à l'AFP le secrétaire d'Etat à la Santé Mam Bun Heng.

En fait de vaccin, Elizabeth Polyclinic proposait un antigrippal classique, Vaxigrip, dont "tout le stock a été vendu en quelques jours au prix unitaire de 50 dollars", a affirmé un employé, soit près de huit fois son prix public de vente en France.

"Ce vaccin n'est strictement d'aucune utilité contre le SRAS", a rappelé le Dr Philippe Glaziou, épidémiologiste à l'Institut Pasteur de Phnom Penh.

Aucun cas de SRAS n'a été a détecté à ce jour au Cambodge, où des cellules de veille et de quarantaine ont été mises en place à titre préventif.

Plusieurs dizaines de cliniques privées exerçant sans licence, dont Elizabeth Polyclinic, se sont ouvertes ces dix dernières années au Cambodge, pays où plus de la moitié des médicaments en circulation sont contrefaits.

Par ailleurs, le ministre du Tourisme Veng Sereyvuth a indiqué mardi devant des opérateurs du secteur et la presse que l'épidémie de SRAS frappait durement le tourisme, avec un recul de 42% des arrivées au cours de la première semaine d'avril par rapport à la même semaine de 2002.

"Les chiffres vont encore continuer de baisser", a-t-il prédit, alors que le royaume avait ambitionné de franchir le seuil du million de touristes cette année.



ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-09 08:40:42
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Mercredi 9 avril 2003

PNEUMONIE
PNEUMONIE

Des cafards à l'origine
de la pneumonie ?

Les insectes auraient propagé le virus en empruntant les canalisations d'un complexe résidentiel. Nouveaux décès dus au SRAS.

 
AP
 
Alors que l'épidémie de pneumopathie atypique s'est étendue à un nouveau quartier densément peuplé de Hong Kong, un haut responsable des services sanitaires a émis l'hypothèse que le virus ait pu être propagé par des cafards.
Le vice-directeur des services de Santé Leung Pak-yin a déclaré à la radio que des cafards ont peut-être propagé le virus en empruntant les canalisations à partir d'un important complexe résidentiel, Amoy Gardens, où plus d'un quart des cas signalés dans la ville ont été enregistrés.
Les médecins pensent que le virus se transmet par des éternuements et par la toux, ou par contact direct, mais s'il était effectivement susceptible d'être propagé par des cafards, il pourrait se révéler plus difficile à combattre.
A Tuen Mun, ville de la banlieue de Hong Kong, des habitants d'au moins 14 complexes résidentiels, ont été contaminés, a indiqué un élu local, suscitant des craintes quant à la poursuite de la propagation du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).
Les autorités de Hong kong ont précisé mardi que 45 nouveaux cas d'infection avaient été répertoriés, portant le nombre total de cas à 928. Deux malades de plus ont péri des suites de l'infection, portant le nombre total de décès à 25.

Amendes en cas de non respect des consignes

En Chine, dans la province de Guangdong, où la mystérieuse épidémie serait apparue, les autorités ont annoncé que le taux de nouvelles infections était en baisse et que la maladie était contrôlée.
Huang Qingdao, directeur du ministère de la Santé de la province, a déclaré lors d'une conférence de presse que le taux de nouvelles infections était passé en avril à 7,5 par jour, contre environ 12 par jour en mars.
Mais selon des médecins de Pékin, au moins trois décès dans la capitale chinoise dus au SRAS n'ont pas été officiellement annoncés.
A Singapour, les autorités ont fait appel à l'armée pour combattre la propagation du virus et le gouvernement a annoncé que des webcams (caméras reliées à internet) pourraient servir à surveiller l'observance des mises en quarantaine.
L'île-Etat pensait avoir circonscrit l'épidémie, mais a découvert ces derniers jours de nouveaux cas.
Singapour est le quatrième pays au monde par le nombre d'infections au SRAS. Deux tiers des malades ont recouvré la santé, mais la maladie a tué huit personnes, et plusieurs centaines d'autres ont été placées en quarantaine à leur domicile pour circonscrire le virus.
Le ministre de la Santé Lim Hng Kiang a fait savoir que des webcams pourraient d'ailleurs être placées chez ces malades pour vérifier qu'ils respectent les ordres de quarantaine.
Neuf personnes ont violé ces consignes depuis le 24 mars, bravant des amendes pouvant atteindre jusqu'à 5.000 dollars.

Enrayement de la maladie

Au Vietnam, où la progression de la maladie semblait avoir été enrayée, quatre nouveaux cas de SARS ont été répertoriés depuis le 3 avril, tous dans la province agricole de Ninh Binh, selon l'Organisation mondiale de la santé.
Les quatre décès comme les 66 infections dont les quatre dernières, ont tous pu être reliés au premier patient affecté et soigné à l'hôpital français de Hanoï.
Selon l'OMS, l'absence de contrôle rigoureux dans l'hôpital de la province de Ninh Binh où les nouveaux malades ont été soignés risque d'avoir favorisé la dissémination du syndrome.
En Inde, un premier cas présumé de SRAS signalé lundi chez une Américaine de 23 ans s'est avéré n'être qu'une infection de la gorge, selon son médecin.
Les autorités indiennes ont signalé quelques heures plus tard un autre cas suspect, un informaticien de 48 ans revenant d'un voyage à Singapour. L'homme a été hospitalisé et isolé.
Les autorités indiennes ont pris des mesures de précaution comprenant notamment des vérifications dans les aéroports et le port de masques prophylactiques par les personnels au contact avec des voyageurs.

Un nouveau pays touché?

En Afrique du Sud, un homme d'affaires de 62 ans, récemment revenu d'un voyage en Asie, a été diagnostiqué comme cas "probable" de pneumonie atypique, faisant de lui le premier cas rapporté sur le continent africain, ont indiqué les autorités médicales sud-africaines mercredi.
Cet homme a été hospitalisé à Pretoria et isolé des autres patients.
Le SRAS a tué au moins 103 personnes dans le monde entier et en a infecté environ 2.750, dont près de la moitié en Chine


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-04-09 08:39:07
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