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Publié le mercredi 26 mars 2003

Mercredi 26 mars 2003

VARIOLE
Médecine et santé

Variole : pas de vaccination pour les cardiaques

La trace laissée par l'injection du vaccin contre la variole. (AP)
 
 

Le Centre de contrôle et de prévention des maladies d’Atlanta (CDC), aux Etats-Unis, a pour l’instant suspendu la vaccination antivariolique des personnes souffrant de problèmes cardiaques. Cette décision fait suite au décès d’une infirmière vaccinée contre la variole et aux troubles apparus chez six autres personnes. Tous les sept ont en commun des problèmes cardiaques..

Le vaccin contre la variole est connu pour ses risques d’encéphalite, mortels dans 15 à 25% des cas. Mais aucun effet secondaire cardiaque n’a été observé jusqu’à présent. Les médecins doivent maintenant vérifier qu’il y a bien un lien entre la vaccination et les troubles. Sur les sept personnes concernées, trois ont eu une crise cardiaque (dont l’infirmière décédée), deux souffrent d’une péricardite et deux autres d’une angine.

Le président américain George Bush a décidé de relancer la vaccination antivariolique pour prévenir les risques d’une attaque biologique. Dans un premier temps, 500.000 personnes, sensées être en première ligne en cas d’alerte, devaient être vaccinées rapidement. Le plan a cependant pris beaucoup de retard, en raison de la réticence des centres de santé et des craintes de certains volontaires.

(26/03/2003)


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-26 12:41:29
Permalien CARDIAQUES


Mercredi 26 mars 2003

PNEUMONIES
Pneumopathie : le Français
dans un état critique
Le premier Français atteint est dans un état critique. Il avait séjourné à Hanoï. Le chauffeur de taxi qui l'avait transporté a été identifié.

 
A gauche, une colonie de cellules infectées par le virus de la pneumonie identifié à Hong Kong. A droite une cellule seule (AP)
 
Un patient hospitalisé depuis dimanche à Tourcoing est toujours "dans un état stationnaire", a fait savoir mardi la Direction générale de la Santé (DGS), qui considère que cet homme est atteint du syndrome respiratoire aigu sévère.
Selon la DGS, 140 patients présentant des symptômes proches de ceux de la grippe ou des troubles respiratoires et revenant d'Asie du Sud-Est ont été recensés en France. Neuf d'entre eux sont toujours "en évaluation", et 130 ne sont pas atteints de la pneumopathie atypique, selon un communiqué.
Un numéro vert (0800.150.160) a été mis en place pour informer les personnes revenant ou se rendant prochainement dans la zone géographique concernée (Vietnam, Hong Kong, Singapour et province de Canton en Chine du Sud).
A ce jour, l'épidémie de pneumopathies atypiques en provenance d'Asie du Sud-Est a fait au moins 17 morts, et touché près de 500 personnes dans le monde, selon les chiffres présentés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur son site Internet.

Rentré sans symptomatologie

Arrivé dimanche à Roissy, le médecin revenait d'un séjour - débuté le 23 février - à l'hôpital français de Hanoi, touché par l'épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère. Il a été l'un des premiers soignants à s'occuper des personnes victimes de cette maladie, au moment où toutes les précautions n'étaient pas encore prises.
"Sur place il a été exposé à une grosse dose du (virus) pathogène. Le 15 mars il a été mis sous antigrippal et a continué ses activités", a expliqué le professeur Yves Mouton, chef du service des maladies infectieuses et du voyageur à l'hôpital de Tourcoing.
Selon lui, le cardiologue lui avait téléphoné le 13 mars pour dire qu'il souhaitait rentrer en France faire un bilan de santé. Mais son départ avait été retardé pour lui permettre de recueillir les cendres d'un ami médecin décédé sur place de la maladie.
Il est finalement rentré dimanche matin alors qu'il "n'avait pas de symptomatologie a priori au départ d'Hanoï". Il s'est rendu directement en taxi à Tourcoing, où "des signes suffisamment forts de pneumopathie ont été relevés" qui ont conduit à son hospitalisation puis à son transfert en réanimation dans les douze heures qui ont suivi, a précisé le professeur Guéry.

Antibiothérapie large spectre

Placé sous assistance ventilatoire complète, "il est sous sédatif, intubé et suit un traitement antibiotique standard, et un traitement antiviral, avec de la ribavirine, qui a fonctionné chez un cas déclaré à Hongkong", a-t-il ajouté.
"On a mis une antibiothérapie large spectre, avec une céphalosporine et une quinolone, dans le cas d'une surinfection bactérienne associée. La réanimation est standard, totalement atypique par rapport à la pathologie du patient. Il a à boire, à manger, de l'eau, du sel, et des ions (sodium, potassium...)".
Selon le professeur Guéry, "le risque de contamination est bien contenu. Toutes les mesures sont prises et l'hôpital continue de fonctionner normalement".

Double isolement

La pièce dans laquelle se trouve le cardiologue comporte un double sas d'isolement et chaque personnel qui le soigne - une infirmière et une aide-soignante par douze heures et un médecin par jour - dispose de deux niveaux de protection : deux masques, deux blouses, une charlotte, des lunettes et des chaussons.
Selon la Direction générale de la santé (DGS) le cas de ce patient est le premier avéré de pneumopathie atypique détecté en France.
La DGS a renouvelé ses recommandations aux passagers ayant emprunté le même vol que le cardiologue (AF Hanoi-Paris via Bangkok arrivé dimanche 23 mars à Roissy Charles De Gaulle à 6h55).
Par ailleurs, le chauffeur de taxi ayant conduit le cardiologue de Roissy jusqu'à Lille a été identifié mercredi matin. Il "va suivre le même protocole que les autres personnes ayant été en contact avec le malade", a précisé la DGS. "Il a été isolé de tout contact extérieur", indique encore la DGS, qui ne précisait pas si l'homme a été hospitalisé.

Pneumonie : le virus identifié

Selon des responsables sanitaires américains, cette maladie semble être une nouvelle variété d'un virus commun responsables de rhumes.

La directrice du Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a affirmé que plusieurs tests avaient révélé la présence d'une forme de microbe connu sous le nom de Coronavirus dans les tissus prélevés sur des personnes infectées par le syndrome aigu respiratoire sévère (SARS). Par ailleurs, le médecin de l'hôpital français de Hanoi touché par l'épidémie, hospitalisé depuis dimanche à Tourcoing (Nord), était hier dans un " état stable ". La Direction générale de la santé (DGS) recommande à tous les passagers ayant emprunté le même vol que ce patient (AF Hanoi-Paris via Bangkok, arrivé dimanche dernier à Roissy-Charles-de-Gaulle à 6 h 55), de contacter le centre 15 qui leur indiquera les recommandations à tenir.


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-26 11:52:55
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Mercredi 26 mars 2003

ORDURES
Des éboueurs malades 

Le ramassage des ordures compostables menace les poumons des travailleurs. 

Norvège 

25/03/2003 - Depuis que les éboueurs norvégiens procèdent à la cueillette des déchets organiques, dans le cadre d'un programme de tri des déchets, leur santé décline. Ils souffrent d'une inflammation des voies respiratoires pouvant mener à l'asthme, a découvert une équipe de chercheurs des universités d'Oslo et de Göteborg et de l'Institut national norvégien de la santé du travail.

Les coupables : des émanations produites par la dégradation des restes alimentaires et des déchets végétaux, dont la collecte s'effectue aux 15 jours. Ces bioaérosols contiennent des bactéries produisant des endotoxines et des champignons dont la paroi cellulaire est composée de polysaccharides. L'exposition à ces composantes, certes modérée, induit tout de même une inflammation des bronches pouvant devenir chronique.

L'étude, qui sera publiée dans le European Respiratory Journal d'avril, montre clairement que l'inflammation augmente au cours de la semaine de travail des ouvriers. Les chercheurs ont examiné 25 éboueurs, deux fois par semaine, durant deux étés successifs. Après trois jours de travail, leurs crachats contenaient plus de globules blancs (impliqués dans la défense immunitaire) qu'au début de la semaine et leur fonction respiratoire avait diminué.
 

Catégorie(s) de cet article : Médecine et santé

Catherine Dubé 

Dernière modification : 25/03/2003


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-26 11:51:08
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Mercredi 26 mars 2003

OEUF
Sciences de la vie

La sécurité alimentaire par le jaune d’œuf

 

L’huile, le vinaigre, la moutarde, le sel, le poivre et la poudre d’anticorps. Voilà à quoi pourrait ressembler un plateau d’assaisonnement dans un futur proche, selon des chercheurs canadiens. Hoon Sunwoo et son équipe de l’université d’Alberta ont mis au point une poudre d’anticorps destinée à détruire les germes pathogènes, comme les bactéries Salmonella, Listeria ou E.coli, qui rendent parfois la nourriture très dangereuse. Insipide, ce produit pourrait être ajouté à la nourriture par l’industrie agroalimentaire ou par les consommateurs eux-mêmes, ont expliqué les chercheurs devant le congrès de la Société américaine de chimie (Nouvelle-Orléans, 23-27 mars).

Les germes pathogènes ont été donnés à des poules afin qu’elles produisent des anticorps –des immunoglobulines- dirigés contre ces ennemis. Ces anticorps se concentrant naturellement dans le jaune de l’œuf, les chercheurs l’ont ensuite récupéré et déshydraté pour en faire un cocktail antibactérien. Cette poudre ne tue pas les germes mais les empêche de s’accrocher à la membrane intestinale et facilite leur élimination, selon Sunwoo.

Le cocktail d’anticorps n’a pas encore été testé sur l’homme, mais les chercheurs d’Alberta espèrent le faire d’ici un an.

(25/03/2003)


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-26 11:50:03
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Mercredi 26 mars 2003

MARIJUANA
Pas de marijuana avant le berceau

 

Les enfants exposés au cannabis dans le ventre de leur mère souffriraient par la suite de problèmes de mémorisation, selon des chercheurs italiens. L’équipe de Vincenzo Cuomo a testé les effets d’un cannabinoïde de synthèse sur des rats. Ils ont injecté quotidiennement une dose faible sensée correspondre à la consommation moyenne d’un fumeur de marijuana. Ils ont ensuite comparé les rejetons de ces rats à ceux d’un groupe contrôle n’ayant rien reçu.

Selon les chercheurs de l’université Sapienza de Rome, les jeunes rats exposés au cannabinoïde avaient une tendance à l’hyperactivité qui a diminué avec l’âge. En revanche, ils étaient moins performants aux tests d’apprentissage tout au long de leur vie.

La drogue de synthèse perturberait la libération du glutamate, un neuromédiateur impliqué dans la mémorisation, précisément dans le mécanisme de potentialisation à long terme. Ces effets seraient également valables chez l’homme, estiment les chercheurs, qui publient leurs travaux dans les PNAS datés du 25 mars.

(25/03/2003)

ericjeanloicbreton | | 2003-03-26 11:49:04
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1 Commentaire :

Commentaire écrit le mercredi 19 mai 2004 à 14:19:14 (lien)
bob - tfg
ugfwuhuowh


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