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Publié le vendredi 21 mars 2003
Vendredi 21 mars 2003
HOPITAUX
LE MONDE | 21.03.03 | 12h59
Un rapport parlementaire préconise, comme Jean-Pierre Raffarin, une large "autonomie de gestion" des hôpitaux publics
"Le désenchantement hospitalier". C'est le titre du rapport de la mission parlementaire sur l'organisation interne de l'hôpital, présidée par le député René Couanau (UMP, Yvelines).
Rendu public mercredi 19 mars, ce document diagnostique d'emblée une crise profonde. "Oui, l'hôpital marche, mais pour combien de temps encore ?", s'interroge le rapporteur, qui relève "trois symptômes significatifs : le mal-être des personnels travaillant à l'hôpital, la dégradation des conditions d'accueil des patients et des usagers, et enfin l'application très partielle et très limitée des textes législatifs et réglementaires".
Sur ce dernier point, le rapport cite l'obligation d'établir un projet d'établissement et de tenir une comptabilité analytique, ou le défaut d'"application à grande échelle des dispositions ouvrant la possibilité d'une contractualisation interne et de la création de pôles de responsabilité" au sein de l'hôpital. A quoi s'ajoutent les chocs affectant l'organisation du temps de travail à l'hôpital avec les 35 heures. Pour M. Couanau, "la crise hospitalière est morale, démographique et financière".
Le rapport échafaude quatre scénarios de sortie de crise. Dans le premier, qualifié de "scénario du pire", l'inaction et une politique "au fil de l'eau" conduiraient à "une dégradation continue".
L'étatisation et la centralisation seraient les piliers du deuxième scénario : dans cette "évolution à l'anglaise", qui n'a pas les faveurs de M. Couanau, les hôpitaux deviendraient des "services régionaux de santé", avec une importante remise en question de leur autonomie.
"ESPACES DE LIBERTÉ"
Le troisième, celui de "la tentation", prévoit une évolution de l'hôpital vers le statut des établissements privés à but non lucratif participant au service public hospitalier - une voie évoquée par les directeurs de centre hospitaliers universitaires (CHU) et les présidents de commission médicale d'établissement (Le Monde du 19 novembre 2002). En raison des "modifications de comportement et de culture" que cette évolution suppose, "la mission ne peut l'envisager qu'avec de grandes réserves."
C'est donc un quatrième scénario, celui de la "volonté politique", que défend le rapport. Il vise à promouvoir "les responsabilités et l'autonomie des établissements".
La tutelle devrait accorder à l'hôpital des "espaces de liberté, lui laissant décider de son organisation interne, des formules d'intéressement de ses personnels ou de coopération avec les autres acteurs de santé."
Le conseil d'administration recruterait le directeur, les chefs de service et les praticiens hospitaliers, dont les rémunérations seraient différenciées. La tarification à l'activité se substituerait à l'enveloppe globale.
Le rapport préconise également de confier la tutelle complète de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris à l'Agence régionale de l'hospitalisation d'Ile-de-France, et il prône la poursuite du "processus de restructurations, mais en le rendant plus transparent".
Ce scénario ne devrait pas déplaire au premier ministre, qui était en visite dans le Val-de-Marne, mercredi 19 mars. A Bruno Soudan, directeur du CHU Henri Mondor, à Créteil, qui l'interpellait sur les chances de succès du plan "Hôpital 2007", Jean-Pierre Raffarin a répondu qu'il était très favorable à l'idée "que l'on ait, pour les CHU, la même organisation que pour les universités : tout en restant des établissements publics, les CHU pourraient bénéficier d'une autonomie de gestion". Il a proposé d'expérimenter cette réforme dans les hôpitaux qui le souhaitent. Voire de l'appliquer à l'ensemble des CHU, s'ils y sont prêts.
Paul Benkimoun • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 22.03.03
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-21 13:12:16
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Vendredi 21 mars 2003
DIABETE
| Une étude souligne l'importance du traitement de l'hypertension des diabétiques
PARIS, 20 mars (AFP) - Le contrôle de la tension des personnes atteintes de diabète non insulino-dépendant (dit de type 2) serait tout aussi nécessaire que celui de leur glycémie car il contribue à "sauver encore plus de vies", selon une étude internationale publiée dans les Archives des maladies du coeur et des vaisseaux et rendue publique jeudi à Paris.
Cette étude, baptisée Premier, a été réalisée dans une vingtaine de pays auprès de 481 patients hypertendus diabétiques de type 2 ayant un excès d'albumine. Pour la première fois, selon son coordonnateur, elle montre que la prise d'un médicament associant, à faibles doses, un inhibiteur de l'enzyme de conversion et un diurétique se révèle plus efficace pour faire baisser le taux d'albumine que le traitement habituel.
Sur les 481 patients de l'étude, 244 ont reçu le traitement combiné et 237 de l'enapril, le traitement de référence.
Dans le premier groupe, l'excès d'albumine a baissé de 42 %, contre 27 % seulement dans le second, selon le Pr Serge Halimi, diabétologue au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Grenoble et coordonnateur de l'étude.
"Cette diminution s'est accompagnée dans le premier groupe d'une baisse de la pression artérielle significative et il a également été constaté une diminution de 60 % des événements cardio-vasculaires graves au bout de un an de traitement", a-t-il ajouté, en soulignant que la prise du traitement, en un comprimé par jour, facilitait largement son observance.
Selon ce diabétologue, l'excès d'albumine relevé chez 40 % des patients atteints de diabète non insulino-dépendant est prédictif d'une mortalité cardio-vasculaire accrue et témoigne d'une atteinte rénale débutante.
Environ 2,5 millions de Français et 23 millions d'européens sont touchés par le diabète de type 2 qui rassemble 90 % des cas (10 % pour le diabète juvénile, dit de type 1).
"Le diabète de type 2 est la cause principale de l'insuffisance rénale mais il est aussi associé, dans 70 % des cas, à une hypertension artérielle qui constitue un risque important d'accident cardio-vasculaire ou d'infarctus", a précisé le Pr Bernard Waeber, spécialiste du diabète à l'hôpital universitaire de Lausanne, en Suisse.
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ericjeanloicbreton |
| 2003-03-21 13:11:09
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Vendredi 21 mars 2003
EPIDEMIE
| Pneumonie atypique: l'origine "vraisemblablement" en Chine, selon l'OMS
HONG KONG, 21 mars (AFP) - L'épidémie de pneumonie atypique dans le monde a "vraisemblablement" trouvé son origine en Chine, a reconnu vendredi un responsable de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Pékin en s'appuyant sur les résultats de l'enquête menée à Hong Kong où près de 200 cas ont été dénombrés.
Henk Bekedam, représentant de l'OMS dans la capitale chinoise, a affirmé que si les examens ne pouvaient pas être pratiqués car la Chine n'a pas fourni d'échantillons, il existait de nombreux indices.
Il a expliqué que c'était probablement un médecin malade, originaire de Canton (Guangzhou, sud de la Chine), et ayant séjourné dans un hôtel de Kowloon qui avait été à l'origine de la propagation du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) à Hong Kong d'où ensuite il s'est diffusé par le biais des clients infectés.
"Il est très probable qu'il existe un lien avec Hong Kong", a-t-il déclaré au cours d'un point presse. "Nous avons cependant beaucoup d'interrogations, mais ce qui s'est produit devient de plus en plus évident. Le lien est de plus en plus certain", a-t-il ajouté.
Le médecin responsable involontaire de la dissémination de l'agent pathogène, mort depuis à Hong Kong, séjournait dans l'hôtel Métropole, établissement situé dans le quartier de Kowloon, à Hong Kong. C'est au cours de ses allées et venues et en particulier dans l'ascenseur qu'il aurait infecté plusieurs clients en février, a expliqué le directeur de la Santé de Hong Kong, Margaret Chan.
L'homme d'affaires américain, d'origine chinoise, mort le 13 mars à Hong Kong après avoir été transféré depuis Hanoi où la maladie s'était déclarée, a également séjourné dans cet hôtel en même temps que le médecin de Canton, a établi l'enquête de Hong Kong.
Cet homme d'affaires est probablement responsable de la flambée de SRAS survenue à Hanoi où il a été soigné après y avoir ressenti les premiers symptômes de la maladie créée par un virus dont la période d'incubation est de plusieurs jours.
De même les touristes de Singapour et de Toronto au Canada, où il y a eu deux morts, figurant parmi les premiers cas déclarés, ont séjourné dans cet hôtel avant de contaminer à nouveau d'autres personnes, ont indiqué les autorités sanitaires de Hong Kong.
C'est la première fois qu'un responsable de l'OMS établit un rapport entre les cas apparus dans la province du Guangdong (province de Canton) et ceux de Hong Kong, ce qui accroît les soupçons selon lesquels d'autres cas décelés dans le monde pourraient être liés à l'épidémie apparue en Chine où les autorités ont fourni très peu d'informations.
Début février, les autorités chinoises avaient reconnu qu'une pneumonie avait fait cinq morts et affecté 305 personnes. Deux autres personnes sont mortes à Pékin en début de semaine.
Le ministre chinois de la Santé Zhang Wenkang a assuré mercredi à des responsables de l'OMS que "l'épidémie de pneumonie atypique qui a touché certaines parties de la province du Guangdong depuis novembre 2002 était sous contrôle", selon l'agence Chine Nouvelle.
Une équipe d'experts de l'OMS doit arriver dimanche en Chine afin d'obtenir des données scientifiques des autorités locales.
A Hong Kong, les autorités ont révélé vendredi que 32 cas supplémentaires de pneumonie atypique avaient été enregistrés, ce qui porte à 197 le nombre de personnes touchées par cette maladie alors qu'un nouveau foyer a été localisé.
Au total, ce sont neuf foyers qui ont été identifiés à Hong Kong, dont quatre sont liés au séjour du médecin chinois.
Le SRAS est officiellement responsable de la mort de dix personnes à Hong Kong, au Canada et au Vietnam, selon l'OMS, qui a établi à 306 le nombre de cas enregistrés vendredi dans le monde.
SRAS : les épidémiologistes remontent la piste
 Une infirmière dans un hôpital de Hongkong. (AP) |
| D’après les informations recueillies par les autorités sanitaires de Hongkong, l’épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) pourrait bien trouver sa source en Chine du Sud. Un médecin chinois venant de la province du Guangdong, où une mystérieuse pneumopathie avait déjà infecté plus de 300 personnes, a séjourné dans un hôtel de Hongkong, le Metropole. Il y a infecté sept personnes entre le 12 février et le 2 mars. Ces patients ont ensuite transmis l’infection au personnel hospitalier. Il est probable que l’homme d’affaire hospitalisé à Hanoï fin février –le premier cas officiellement diagnostiqué- ait été contaminé lors d’un séjour au Metropole.
La Chine n’a donné que peu d’informations sur la flambée épidémique qui a touché la province du Guangdong entre novembre et février. Elle aurait fait 5 morts. Cette semaine, deux personnes seraient mortes à Pékin du syndrome respiratoire aigu, information aussitôt démentie par les autorités chinoises. L’OMS attend toujours de pouvoir pratiquer des analyses sur des prélèvements effectués sur les malades.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le SRAS aurait contaminé 306 personnes et tué dix personnes (en date du 20 mars). L’agent infectieux responsable de l’infectieux serait un virus inconnu du type paramyxovirus. Pour l’instant, le meilleur outil de diagnostic est la radiographie des poumons. Pour soigner l’infection, la ribavirine, un antiviral à large spectre, permettrait d’améliorer l’état des patients, souligne l’OMS.
HYGIÈNE La légionellose, un mal négligé selon les victimes
 Jean-Michel Bader [21 mars 2003]
 L'Association des victimes de la légionellose (Avil) a présenté mercredi ce qu'elle considère être une «épidémie négligée» par les pouvoirs publics et le corps médical. L'Avil base sa démonstration sur le fait que cette maladie à déclaration obligatoire depuis 1987 serait largement sous-déclarée. A partir des 323 cas déclarés en 1998, les calculs de sous-déclaration se situeraient dans une fourchette de 10% des cas réels à 33% pour la société de pathologie infectieuse de langue française. La montée en puissance des déclarations est nette : elle passe de 80 cas en 1996 à 610 cas en 2000. Dernier chiffre officiel : 1 020 cas répertoriés en 2002. Pour Me Jean-Pierre Record, rescapé d'une légionellose, et qui dit se baser sur les bulletins épidémiologiques hebdomadaires de l'Institut national de veille sanitaire (INVS), et le système Eurosurveillance, «les cas déclarés représenteraient seulement un huitième des cas estimés».
L'épidémie serait aussi négligée par la loi. Si les textes réglementaires existent pour les bâtiments accueillant le public, il ne s'agit malgré tout que de circulaires du ministère de la Santé de 1997, 1998 et juin 2000, «les plus bas dans la hiérarchie réglementaire», a-t-il déclaré. Et ils ne concernent que les établissements hospitaliers ou les établissements thermaux. «Rien n'est prévu pour l'entretien et la surveillance des réseaux d'eau chaude et de climatisation des immeubles privatifs.» Or il existe, à Paris comme dans d'autres grandes villes, des grosses copropriétés qui poseraient, du fait du kilométrage de tuyaux, des centrales thermiques, des tours aéroréfrigérantes, les mêmes problèmes que les bâtiments publics. Il est certain que les professionnels de l'immobilier retiennent leur souffle : soit ils ne font pas faire d'analyses, et craignent en cas de contamination d'être accusés de négligence ; soit ils en font, et lorsqu'elles sont positives (parfois au-delà de 100 fois plus que le seuil acceptable) ils doivent affronter les assemblées de copropriétaires pour leur proposer des travaux hors de prix. Sans parler de la dépréciation du prix du mètre carré des immeubles concernés en cas de revente, comme le carré Vauban à Paris (avec des chiffres de 100 000 légionelles par litre).
Bénédicte de Kerpréjean, de l'Avil, a précisé qu'en plus des circulaires DGS et de la loi SRU du 13 décembre 2000 (solidarité du renouvellement urbain) posant le problème des locataires face à la maintenance des réseaux sanitaires, il existe un rapport du conseil supérieur d'hygiène de France paru en 2001 qui définit les mesures de prévention pour le public et le privé, les méthodes de diagnostic et de dépistage ; un décret du 30 juin 2002 définissant les caractéristiques du logement décent. «En revanche, c'est le vide juridique pour tout ce qui concerne copropriétaires et locataires des gros immeubles.» Que se passera-t-il lorsque dans une barre de HLM, un cas de légionellose humaine sera découvert ?
«D'autant plus que le sous-diagnostic de la maladie, les normes de dépistage dépassées, les mauvaises connaissances de sources de contamination, rendent très difficile le lancement de programmes de prévention», estime Jean-Pierre Record. Certes l'INVS a lancé une enquête de 24 mois sur les facteurs de risque communautaire et sporadique. En outre le programme Ecomict, coordonné à Châtenay-Malabry (Faculté de pharmacie) par le professeur Yves Levi, et consacré à la recherche de l'écologie microbienne de la légionelle, est financé par les pouvoirs publics. Mais une vingtaine de plaintes ont été lancées par l'Avil, qui recherche une indemnisation des victimes, et cherche à se positionner comme interlocuteur auprès du gouvernement.
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ericjeanloicbreton |
| 2003-03-21 13:10:29
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EPIDEMIES, EPIDEMIE
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Vendredi 21 mars 2003
SANTE SCOLAIRE
Les orthophonistes contre le transfert de la santé scolaire
PARIS, 21 mars (AFP) - La Fédération nationale des orthophonistes a déclaré vendredi "s'inquiéter vivement" des conséquences du transfert programmé des personnels de santé scolaire (médecins et assistantes sociales) à la compétence des départements.
"Le suivi des élèves au sein de l'institution scolaire par des personnels intégrés à l'équipe éducative est essentiel. En outre, la dimension Education nationale permet un accès équivalent de tous les élèves à la santé publique", indique-t-elle dans un communiqué.
"Les médecins scolaires sont incontournables dans le dépistage des troubles spécifiques de l'apprentissage et donc essentiels dans la prévention de l'illettrisme dont le ministre de l'Education nationale veut faire sa priorité", ajoute-t-elle. "L'accomplissement de ces missions dépendent du statut à part entière de personnel de l'Education nationale", précise-t-elle.
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-21 13:09:07
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Vendredi 21 mars 2003
SIDA
Médecine et santé
Feu vert européen pour un nouveau traitement contre le sida

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| Alors que les patients atteints du sida sont de plus en plus confrontés aux limites des trithérapies, un nouveau traitement mis au point par le laboratoire Roche est très attendu. L'Agence européenne pour l'évaluation des médicaments (EMEA) a donné aujourd’hui un avis favorable à l’usage du Fuzéon (ou T20) dont la substance active est l’enfuvirtide.
Cet inhibiteur de fusion est un nouveau type de traitement. Il empêche le virus du sida d’entrer dans les cellules, alors que thérapies actuelles agissent davantage sur la réplication du virus. Aux Etats-Unis, le Fuzéon a obtenu une autorisation de mise sur le marché la semaine dernière.
Le laboratoire Roche doit adapter ses chaînes de production pour fabriquer cette molécule. Il a déjà annoncé que ses capacités seraient limitées pour l’année 2003 : seuls 12.000 à 15.000 patients pourraient en bénéficier.
Le Fuzéon est le plus cher des médicaments contre le sida. En Europe, un an de traitement pour un patient sera de 18.980 euros (20.000 dollars aux Etats-Unis).
(20/03/2003)
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-21 13:08:26
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SIDA
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Vendredi 21 mars 2003
INTESTIN
Les bactéries et l'Histoire
La bactérie Helicobacter pylori, responsable des ulcères d'estomac, sert de marqueur génétique pour retracer les grandes migrations humaines.
Allemagne
19/03/2003 - Les historiens disposent d'un outil de plus pour documenter les grands mouvements migratoires humains : la bactérie Helicobacter pylori, présente dans le système digestif de plus de la moitié des humains et surtout connue pour sa désagréable propension à causer des ulcères d'estomac.
C'est la grande diversité génétique de ce microorganisme qui le rend si intéressant aux yeux des chercheurs. Une équipe du Département de biologie moléculaire de l'Institut Max Planck, à Berlin, a analysé des échantillons de cette bactérie, prélevés par endoscopie dans l'estomac de 300 volontaires du monde entier. Elle conclut dans la revue Science qu'il existe aujourd'hui sept populations et sous-populations d'Helicobacter pylori, étalées sur la planète selon un patron de distribution géographique précis.
En étudiant les caractéristiques génétiques de ces microorganismes, les chercheurs ont conclu que leur répartition confirme ce que nous savons des grands mouvements migratoires humains, tel que l'arrivée des premiers humains en Polynésie ou la traite des esclaves. Les souches les plus anciennes proviennent de l'Afrique et de l'Asie ; en échangeant du matériel génétique avec d'autres microorganismes, Helicobacter pylori peut modifier jusqu'à 50% de son génome sur une période de 50 à 2000 ans.
Les chercheurs affirment que l'étude de ce marqueur génétique permettra de préciser certains événements, comme le nombre de vagues migratoires qui ont présidé au peuplement de l'Amérique par le détroit de Bering.
Catégorie(s) de cet article : Sciences de la vie
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-21 13:07:36
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Vendredi 21 mars 2003
TELEPHONE
Les poubelles de la techno
Des centaines de millions de téléphones cellulaires aboutissent au dépotoir chaque année. Un désastre écologique et sanitaire est à prévoir.
Canada
20/03/2003 - Recyc-Québec annoncera demain la création d'une entité ayant le mandat de favoriser la récupération et le recyclage des résidus des technologies de l'information. Ce nouveau type de déchets devient en effet de plus en plus préoccupant. Aux Etats-Unis, le nombre d'utilisateurs de téléphone cellulaire est passé de 340 000 à 135 millions en 15 ans. Au tournant de 2005, on évalue que 130 millions de ces appareils seront jetés chaque année.
La durée de vie des cellulaires réduit à vue d'oeil : « Elle atteint 18 mois en moyenne à l'heure actuelle », a précisé Bette K. Fishbein, experte pour Inform Inc., une organisation américaine de recherche en environnement, au cours d'une conférence dans le cadre du Salon des technologies environnementales Américana 2003, à Montréal.
Une fois dans la poubelle, ces appareils deviennent de petites bombes à retardement. Leurs composantes contiennent des substances toxiques, dangereuses pour l'environnement et la santé humaine. « Les produits contenant du brome, utilisés pour rendre le plastique du téléphone ininflammable, ainsi que le plomb sont particulièrement dangereux », expose Bette K. Fishbein. L'arsenic, l'antimoine, le béryllium, le cuivre et le cadmium persistent dans l'environnement et peuvent causer le cancer et différents problèmes neurologiques et reproductifs.
Les fabricants de téléphone ont leur part à faire pour régler le problème, estime Mme Fishbein. Présentement, les utilisateurs doivent acheter un nouveau téléphone lorsqu'ils changent de fournisseur et les accessoires ne sont pas compatibles avec tous les appareils, ce qui contribue à augmenter la quantité d'objets mis au rancart.
Catégorie(s) de cet article : Environnement, Technologie
Catherine Dubé
Dernière modification : 21/03/2003
ENVIRONNEMENT Les opérateurs de téléphonie mobile s'engagent à observer une réglementation renforcée dans la capitale Antennes relais : une charte pour protéger Paris
 Delphine Chayet [21 mars 2003]
 C'est une première en France : la capitale s'est hier dotée d'un cadre «sur mesure», plus contraignant que la réglementation nationale, sur les antennes-relais. Bertrand Delanoë et les représentants des trois opérateurs de téléphonie mobile – SFR, Bouygues Telecom et Orange – ont paraphé une charte encadrant l'implantation de ces émetteurs dans la capitale. Très attendu par les associations de défense de l'environnement, le document contractuel poursuit l'objectif de «rassurer les riverains en vérifiant, par de nombreuses mesures, qu'ils sont faiblement exposés aux champs électromagnétiques».
La signature du texte, annoncée comme imminente il y a plus d'un mois, butait d'ailleurs sur la rédaction de cet article très symbolique. Les opérateurs s'engagent en effet à «faire leurs meilleurs efforts» pour «contenir à 2 volts par mètre le niveau moyen d'exposition sur 24 heures». Une limite très inférieure au décret gouvernemental du 3 mai 2002, qui fixe des seuils de 41 à 58 V/m, selon la fréquence.
Mais, à Paris, la tension était devenue telle depuis l'été dernier que les opérateurs confiaient être paralysés par les actions des riverains empêchant l'installation des émetteurs. Faute de voir la charte aboutir, les associations avaient du reste relancé la mobilisation ces dernières semaines. La crise se voit donc désamorcée, au moment où le réseau de troisième génération (UMTS) doit être déployé dans la capitale. Le réseau parisien est aussi le plus dense de France, avec 1 500 sites équipés. Aussi, réunis dans les salons de l'hôtel de ville, les signataires de la charte se sont-ils félicités de leur accord, «fruit d'une volonté partagée d'information et de transparence» et de sept mois de discussions.
En cas de dépassement de ce niveau journalier d'exposition, les opérateurs devront apporter les mesures correctives (dédoublement de l'antenne, modification de son orientation) nécessaires. Pour connaître avec plus de précision les valeurs d'exposition actuelle, des campagnes de mesures seront réalisées chaque année dans 300 lieux de vie et autant d'établissements dits sensibles – hôpitaux, crèches, écoles ou maisons de retraite. Les résultats seront mis en ligne sur le site Internet de l'Agence nationale des fréquences.
La charte prévoit également la mise en place d'une instance de concertation pour l'installation de toute nouvelle antenne ou la «modification substantielle» des relais existants. Cette même commission, présidée par le maire de Paris, examinera les plans de déploiement de chaque opérateur avant le 30 avril prochain. Elle se réunira ensuite chaque mois pour prévenir les difficultés éventuelles émanant des riverains. Enfin, un protocole pour une meilleure intégration paysagère et environnementale des émetteurs sera élaboré d'ici à trois mois. Une future discrétion qui pourrait aussi apaiser les maux des Parisiens, volontiers qualifiés par les opérateurs d'«effets psychosomatiques induits par la vue des antennes».
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-21 13:06:52
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