MEDECINE PAR ERIC JL BRETON

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-13 11:43:20
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Publié le jeudi 13 mars 2003

Jeudi 13 mars 2003

MALADIE PULMONAIRE

PARIS, 12 mars (AFP) - Des chercheurs ont identifié un groupe de gènes qui pourraient favoriser la survenue d'une maladie pulmonaire, l'emphysème, répandue dans le monde et cause de morts prématurées essentiellement parmi les fumeurs, selon la revue scientifique britannique Nature.

David Morris, de l'université de Californie à San Francisco, et ses collègues ont décrypté les voies d'activation d'un gène "Mmp12", impliqué dans l'emphysème. Ce gène est à l'origine de la production d'élastine, une substance qui permet de maintenir l'élasticité des parois des poumons nécessaire aux mouvements de la respiration.

Parmi les gènes entrant en jeu dans l'activation du Mmp12, ils ont notamment mis en évidence le rôle d'un gène (Itgb6) contrôlant un facteur de croissance, le TGF-beta.

Les auteurs, qui ont travaillé sur des souris génétiquement modifiées, ont tout lieu de penser que les mêmes gènes existent chez les humains.

Ces travaux pourraient ouvrir de nouvelles pistes pour diagnostiquer les personnes à risque et développer des médicaments, pour traiter ou prévenir, l'emphysème, estime Anita Roberts de l'Institut national du cancer américain (Bethesda, Maryland).

"L'emphysème est une maladie pulmonaire qui deviendra l'une des cinq causes principales de mortalité et d'handicap dans le monde d'ici 2020", selon elle.

"Fumer des cigarettes est le plus important facteur de risque dans cette maladie", mais "seuls 15 à 20 % des fumeurs développent un emphysème", d'où l'idée de rechercher d'autres causes favorisantes, notamment génétiques, relève Mme Roberts.

Les souris artificiellement privées d'une version d'intégrines, des protéines présentes à la surface des cellules, développent un emphysème avec l'âge. Mais les chercheurs ont complètement corrigé cette propension à la maladie en modifiant l'expression de différents gènes, notamment en dopant l'activation du facteur de croissance TGF-beta.

La maladie est caractérisée par l'atteinte de petits sacs, appelés alvéoles, où s'effectuent les échanges gazeux des poumons : absorption de l'oxygène pour enrichir le sang et expiration du gaz carbonique.

Certaines formes d'emphysèmes sont la conséquence de maladies comme la tuberculose ou la silicose ou encore, plus rarement, d'un déficit d'enzyme, l'alpha-1 antitrypsine, avec dans ce cas une apparition plus précoce de la maladie pulmonaire.

L'emphysème pulmonaire se traduit par une gêne respiratoire de plus en plus importante qui peut évoluer vers l'insuffisance respiratoire puis cardiaque, et peut s'aggraver avec la pollution.

Succédant à la bronchite chronique, la maladie se manifeste après 50 ans chez les fumeurs.


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-13 13:17:55
Permalien CANCER, TABAC


Jeudi 13 mars 2003

CANCER DE L'ESTOMAC
Des lymphocytes contre le cancer
chercheur manipulation
Des chercheurs de l'Institut Curie ont fait récemment une découverte qui pourrait aider à la lutte contre le cancer de l’intestin. Il s’agit d’un type de lymphocytes T jusqu’alors inconnu.
Mis en ligne le 12 mars 2003

Des chercheurs de l'Inserm (Institut Curie-Paris) annoncent, dans la revue Nature, la découverte d'une nouvelle et très particulière population de lymphocytes T chargés de la régulation de l'immunité intestinale, qui pourrait améliorer le traitement des cancers digestifs. Alors que la plupart des lymphocytes T - des cellules "sentinelles" assurant la protection de l'organisme - ne se multiplient qu'après leur rencontre avec l'agent pathogène qu'ils sont spécifiquement chargés d'éliminer, les "nouveaux" lymphocytes - baptisés MAIT - abondent en permanence et possèdent des récepteurs dont la structure est identique chez l'homme, la souris, la vache...

"Les maladies inflammatoires (maladie de Crohn, rectocolite ulcéro-hémorragique) pourraient bénéficier de ces nouvelles connaissances. Mais il est également possible d'envisager d'utiliser ces lymphocytes T pour déclencher une réponse anti-tumorale chez les patients atteints d'un cancer digestif", estiment les chercheurs de l'Institut Curie.

L'intestin, un organe à l’équilibre fragile

En effet, l'intestin est un organe très exposé aux infections et il doit donc être placé sous haute surveillance. Une multitude de micro-organismes - virus, bactéries, champignons, parasites - sont susceptibles de l'infecter et de provoquer des maladies. Pour le protéger, un équilibre délicat doit être maintenu : laisser la flore intestinale, indispensable au bon fonctionnement de l'organisme, se développer en toute quiétude, mais aussi détruire les agents infectieux. Le tout sur un organe qui, déployé, mesure 300 m², presque autant qu'un court de tennis. Une fragilité et un équilibre délicat qui rendent d’autant plus difficiles les traitements en cas de cancer…

"Acteurs-clefs de la réponse immune intestinale, les MAIT pourraient servir à stimuler des défenses immunitaires afin qu'elles reconnaissent et éliminent les cellules tumorales, une découverte qui pourrait apporter de nouvelles perspectives à l'un des traitements prometteurs en cancérologie, l'immunothérapie", ajoutent les chercheurs de l'Institut Curie.


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-13 11:48:20
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Jeudi 13 mars 2003

AIDE MEDICALE D'ETAT


AFP Général
Politique; Social, jeudi 13 mars 2003

Pas de réforme de l'AME "pour l'instant" mais contrôle des "dérives" (Versini)

PARIS (AFP) - La secrétaire d'Etat à la lutte contre l'exclusion Dominique Versini a annoncé jeudi que la réforme de l'aide médicale gratuite (AME), votée par le parlement, ne s'appliquera pas "pour l'instant" mais que des dispositions seront prises pour contrôler les "dérives" du dispositif.

"Il ne s'agit pas de désavouer les parlementaires", a affirmé la ministre devant la presse lors d'une visite dans un centre de soins de Médecins du Monde (MdM), mais le premier ministre a souhaité "recadrer le dispositif", "prendre le temps de voir comment cela fonctionne". "Puis nous dresserons un bilan", "cela peut prendre plusieurs mois ou un an", a-t-elle ajouté.

Le parlement avait voté en décembre, dans le cadre de la loi de finances, un amendement instaurant le paiement du ticket modérateur pour les soins de ville et du forfait hospitalier en cas d'hospitalisation, pour les titulaires de l'AME, essentiellement les étrangers en situation irrégulière.

"Il a été constaté une augmentation importante du budget de l'AME", a souligné Mme Versini, de 75 à 506 millions d'euros de 2000 à 2002, et du nombre de bénéficiaires (de 73.000 à 154.000).

Le premier ministre, avant de signer le décret d'application, a voulu, dit-elle, "avoir les informations les plus complètes" sur le fonctionnement de l'AME.

mv/bp/sh

Catégorie : Politique nationale et internationale
Sujet(s) - AFP Général : Santé; exclusion
Heure de publication : 13:24 GMT
Taille : Court, 153 mots

© 2003 AFP. Tous droits réservés.

Doc. : 20030313AF0FRS647_072_142402


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-13 11:47:07
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Jeudi 13 mars 2003

CARIE
c cause... la carie 

Les enfants exposés à la fumée secondaire ont plus de caries que les autres. 

États-Unis 

12/03/2003 - Les parents dont les tout-petits souffrent de caries dentaires devraient non seulement surveiller les habitudes de leurs enfants, mais aussi s'interroger sur les leurs. Des chercheurs de l'Université de Rochester, aux Etats-Unis, ont découvert un fait étonnant : les jeunes habitant avec des parents fumeurs ont plus de caries que ceux vivant dans un environnement sans fumée. Les résultats de cette étude menée auprès de 3500 enfants de 4 à 11 ans sont publiés dans le Journal of the American Medical Association du 12 mars 2003.

Pour évaluer l'exposition des enfants à la fumée secondaire, les chercheurs ont mesuré la présence de cotinine dans leur sang, un sous-produit de la dégradation de la nicotine. Ils ont ensuite compté le nombre de dents cariées ou plombées dans la bouche des enfants. Résultat : les jeunes présentant un taux élevé de cotinine ont en général plus de caries. Dans leurs calculs, les scientifiques ont pris soin d'éliminer l'influence de variables tels que le revenu familial ou la fréquence des visites chez le dentiste.

Les chercheurs croient que la nicotine favorise la croissance des bactéries responsables de la formation des caries. Elle diminuerait aussi les niveaux de vitamine C dans le sang des enfants, un facteur de protection contre la carie. Autre hypothèse, l'inhalation de fumée nuit peut-être à la formation des dents. Mince consolation : le lien entre tabac et problèmes dentaires ne se vérifie qu'avec la dentition primaire.
 

Catégorie(s) de cet article : Médecine et santé

Catherine Dubé 

Dernière modification : 12/03/2003


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-13 11:44:36
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Jeudi 13 mars 2003

PARKINSON
L'Express du 13/03/2003
Neurochirurgie
L'arme anti-Parkinson
par Bruno D. Cot

Depuis quelques années, certains parkinsoniens peuvent se faire implanter des électrodes stimulant leur cerveau. Mais la liste d'attente est longue
 

L'euro du Neurodon

Cette année encore, L'Express et les magasins Relay ont décidé de s'associer au Neurodon, en reversant 1 euro par exemplaire vendu sur le réseau Relay et Relais H à la Fédération pour la recherche sur le cerveau (FRC). Cette association, qui regroupe cinq sociétés de lutte contre les maladies neurologiques (Parkinson, Alzheimer, épilepsie, sclérose en plaques, sclérose latérale amyotrophique), cherche à sensibiliser le grand public et les pouvoirs publics sur les maladies neurologiques et sur la nécessité de soutenir la recherche. En 2002, elle a récolté 360 000 euros de dons, permettant de financer 13 équipes de chercheurs français. Jusqu'au 17 mars 2003, une série d'expositions et de débats sur les neurosciences sont organisés dans 18 villes de France.

Pour faire un don, une adresse postale: Fédération pour la recherche sur le cerveau (FRC), BP 45, 75721 Paris Cedex 15. Ou par téléphone au 01-55-38-56-38.
Tous savent combien la vie ne tient qu'à un fil. Mais une poignée seulement ont appris avec bonheur que leur existence peut se jouer à un millimètre près. Sur 100 000 personnes touchées par la maladie de Parkinson, un millier espèrent bénéficier d'une stimulation cérébrale. L'an dernier, 350 d'entre eux ont effectivement pu être opérés...

Cette microchirurgie consiste à implanter dans le cerveau - très exactement au niveau du noyau sous-thalamique - une série d'électrodes de 1,3 millimètre de diamètre, reliées par un câble sous-cutané à un générateur d'électricité (une sorte de stimulateur cardiaque).

Les minuscules aiguilles permettent d'envoyer des impulsions à haute fréquence (environ 130 hertz) qui inhibent une région du cortex pas plus grosse qu'un grain de riz! D'où la difficulté de l'acte chirurgical pour placer les précieux petits conducteurs au bon endroit. Un geste infiniment précis, dont dépend la réussite de l'opération. Celle-ci, la plupart du temps, s'effectue alors en direct: le praticien détermine l'emplacement exact des électrodes en fonction des réactions de son patient, qui, grâce à une anesthésie locale, reste constamment éveillé. Une véritable prouesse physique, puisque l'intervention peut s'éterniser une quinzaine d'heures…

Mais, pour les désespérés de la maladie de Parkinson, le jeu en vaut largement la chandelle. Sournoise, cette terrible affection neurodégénérative perturbe la motricité, avec la multiplication de tremblements, l'apparition d'une rigidité des membres et d'un ralentissement du moindre mouvement qui, à terme, peut aboutir à une immobilité complète. Inexorable, elle laisse le malade spectateur impuissant de son propre mal, puisque cette «paralysie agitante» ne touche pas les capacités intellectuelles. Chimiquement, elle s'explique par une dégradation atteignant des cellules nerveuses et entraînant une déficience d'un neuromédiateur (la dopamine). Au cours de son évolution, le moyen le plus durable pour la combattre consiste à prendre de la Levodopa (L-Dopa).

«Après avoir été grabataires,
les patients retrouvent instantanément le chemin de la vie»

Mais, sur les cas extrêmes, l'efficacité des traitements médicamenteux décroît considérablement. D'où le recours ultime à la stimulation cérébrale, qui permet de faire disparaître pratiquement tous les symptômes. «Après avoir été grabataires, les patients retrouvent instantanément le chemin de la vie: manger, se promener, aller au cinéma ou encore danser», s'illumine le Pr Alim-Louis Benabid, du CHU de Grenoble.

Ce neurochirurgien de 60 ans est considéré comme le père du traitement de la maladie de Parkinson par stimulation électrique. «Dans les années 1980, nous utilisions déjà des électrodes au niveau du thalamus, se souvient-il. Un jour, en augmentant la fréquence, je me suis aperçu que le malade s'arrêtait complètement de trembler.» Quinze ans plus tard, la méthode, quelque peu améliorée (intervention sur les deux hémisphères du cerveau, miniaturisation du matériel, apports de l'imagerie cérébrale, etc.), a fait ses preuves: des milliers de patients à travers le monde ont ainsi été opérés. Et avec 16 centres qui la pratiquent (Lille, Pitié-Salpêtrière à Paris, Henri-Mondor à Créteil...), la France domine la discipline.

La psychochirurgie, tombée en disgrâce il y a une quarantaine d'années après les excès liés à la pratique trop systématique de la lobotomie, retrouve du même coup une nouvelle virginité. Contrairement à cette dernière, la stimulation cérébrale n'a rien de mutilant. Elle est par ailleurs adaptative, puisqu'il suffit de modifier l'intensité du courant pour changer le traitement. Dernier avantage: sa réversibilité. A tout moment, les spécialistes peuvent retirer les électrodes si elles se révèlent inefficaces. Un retour en arrière effectué à de très rares exceptions, ce qui montre la valeur du traitement.

Si seulement 1 000 personnes touchées par la maladie de Parkinson peuvent prétendre chaque année à ce type d'intervention, les privilégiés sont retenus selon un processus de sélection drastique. «Il s'agit en priorité d'individus jeunes (entre 35 et 50 ans), souffrant surtout de dyskinésie, de troubles moteurs et qui restent sensibles à la L-Dopa (même si les médicaments ont peu d'effet dans le temps)», précise Pierre Pollak, chef du service de neurologie du CHU de Grenoble. En revanche, les cas de troubles intellectuels ou dépressifs intenses, voire de démence, sont irrémédiablement écartés. En juin 2002, selon un rapport du Comité d'évaluation et de diffusion des innovations technologiques (Cedit), à paraître dans les prochains jours, 640 patients se trouvaient sur liste d'attente. En conséquence, il faut compter au moins deux ans avant de se faire opérer. Un délai préjudiciable, lié essentiellement au coût de l'intervention (entre 23 000 et 30 000 €).

Devant son succès, la stimulation cérébrale pourrait rapidement voir son champ d'applications s'agrandir. Il y a quelques mois, l'équipe de l'hôpital la Pitié-Salpêtrière dirigée par le Pr Yves Agid a publié dans la revue The Lancet le cas de deux patients parkinsoniens qui, après leur opération, se sont retrouvés également débarrassés de leur trouble obsessionnel compulsif (TOC). L'un était obnubilé par la propreté et l'autre perdait de une à trois heures à contrôler les fermetures de sa maison. «Aujourd'hui, nous aimerions vérifier ces résultats avec une vingtaine de personnes souffrant uniquement de TOC. Toutes devront être sélectionnées selon des critères identiques et seront implantées au niveau du noyau sous-thalamique», explique Luc Mallet, psychiatre. Une région du cerveau qui, décidément, soulève de nombreux espoirs: des chercheurs français travaillent actuellement sur cinq patients atteints d'une forme particulièrement intense d'épilepsie (plus de 300 crises par mois!), dite «centrale» (elle affecte le cortex sensitif ou moteur). «Trois d'entre eux ont vu, après opération, la fréquence de leurs crises diminuer de 68 à 81%», explique le Dr Philippe Kahane, du CHU de Grenoble.

A bien des égards, la stimulation cérébrale semble prometteuse pour les cas les plus critiques, notamment dans le domaine des migraines sévères ou dans certaines formes d'obésité. «Contrairement à ce qui se fait pour la maladie de Parkinson, il ne s'agit là que d'expérimentations, tient à souligner le Dr Philippe Kahane. Et il en faudra beaucoup d'autres avant de donner un réel espoir aux malades.»


MEDECINE PAR ERIC JL BRETON