MEDECINE PAR ERIC JL BRETON
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Publié le samedi 8 mars 2003

Samedi 8 mars 2003

ANGINE
400.000 tests angine distribués en France [jeudi 06 mars 2003 - 15h20 heure de Paris] Antibiotiques © AFP/Archives Mychèle Daniau PARIS (AFP) - 400.000 tests destinés à identifier la nature d'une angine et permettant de déterminer s'il faut la traiter ou non par un antibiotique, ont été distribués aux médecins généralistes entre octobre et fin décembre 2002, a annoncé jeudi la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam). La France, avec 80 millions de prescriptions par an en médecine de ville, détient le record d'Europe de la consommation d'antibiotiques. Au total, 157.000 généralistes, ainsi qu'une centaine de pédiatres et des ORL ont été formés à l'utilisation de ces tests, a précisé la Cnam lors d'un point presse. "Aujourd'hui, en chiffres bruts, les prescriptions d'antibiotiques sont un peu en baisse, mais il est trop tôt pour dire si cela baisse réellement", a souligné un responsable de la Cnam. La distribution aux praticiens et l'utilisation - prévue sur trois ans - de 2 à 8 millions de tests de dépistage rapide des angines (TDR, budget: 12 millions d'euros) entre dans un vaste programme d'information et de prévention lancé par la Cnam en octobre auprès des médecins et des patients, en vue d'un meilleur usage des antibiotiques. Le but est de limiter la résistance des bactéries aux antibiotiques et d'éviter des prescriptions onéreuses et inutiles. La diffusion de ces TDR était prévue par l'accord du 5 juin signé entre médecins généralistes et la Cnam. Constatant que sur 9 millions de prescriptions d'antibiotiques chaque année, seulement 2 millions étaient justifiées, les partenaires s'étaient ainsi engagés à mettre à disposition des médecins un test permettant d'identifier la nature de l'angine et donc de décider du traitement.

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-08 13:25:46
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Samedi 8 mars 2003

INFIRMIERS
La délégation de tâches de médecins aux infirmières "faisable et efficace" [jeudi 06 mars 2003 - 08h24 heure de Paris] Prise de tension © AFP/Archives Bertrand Guay PARIS (AFP) - La délégation de certaines tâches, traditionnellement réalisées par des médecins généralistes, aux infirmières est "faisable et efficace", selon une étude basée sur des exemples anglo-saxons et publiée jeudi par le Centre de recherche, d'étude et de documentation en économie de la santé (Credes). "La question du partage des tâches et des compétences dans la santé suscite un intérêt croissant en France", où la réflexion "se développe sur fond de pénurie de médecins et d'infirmières", explique le Credes en introduction. Ce dernier précise aussi d'emblée que ces expériences "s'inscrivent dans des contextes spécifiques - réseaux de soins coordonnés aux Etats-Unis, organisation collective et pluridisciplinaire au Royaume-Uni - et ne peuvent être transposées directement à la situation française". La littérature anglo-saxonne des 30 dernières années sur le sujet montre "la faisabilité et l'efficacité" d'un transfert de certains actes de médecins vers des infirmières qui ont reçu une formation complémentaire. Cette formation peut concerner la promotion de la santé (bilans de santé, éducation sanitaire, le dépistage...), le suivi de pathologies chroniques stabilisées (asthme, diabète, problèmes cardiovasculaires) et les consultations de première ligne. En premier lieu, relève le Credes, "les patients sont satisfaits par les services des infirmiers et la qualité des soins est assurée". D'autre part, dans le cadre de la promotion de la santé et du suivi de pathologies chroniques, il n'y a "pas d'effet négatif sur la santé". "Il semble même que dans certains cas -le conseil et l'information - les infirmières fassent mieux" que les médecins, souligne le Credes, qui cite en exemple le conseil diététique: les médecins procèdent le plus souvent par oral, les infirmières par oral et écrit et elles recueillent les antécédents diététiques du patient. Concernant les soins infirmiers de première ligne, on constate une "meilleure satisfaction" des patients et une "efficacité de la prise en charge équivalente" entre une infirmière et un médecin, même si les processus de soins diffèrent. Ainsi, les infirmières "ont tendance à demander ou à réaliser plus d'examens complémentaires", mais pour ce qui est des prescriptions (les "nurses" anglaises peuvent prescrire une liste restreinte de médicaments), elles sont sensiblement comparables. En outre, le fait que les infirmières donnent plus de conseils que les médecins leur permet d'obtenir une "meilleure observance aux recommandations thérapeutiques". Sur l'intérêt économique d'un tel transfert de tâches, le Credes se garde de porter un jugement, rappelant qu'il "dépend du rapport entre les salaires et les productivités comparés des professionnels", facteurs auxquels ont doit ajouter les taux de délégation possible. "Toute généralisation entre des époques différentes et entre pays aux systèmes différents est périlleuse", conclut le Credes.

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-08 13:24:18
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Samedi 8 mars 2003

PORTABLES

• LE MONDE | 06.03.03 | 13h22


Portables : enquête sur 8 cas suspects de cancer

La direction départementale de l'action sanitaire et sociale (Ddass) des Yvelines a reconnu huit cas suspects de cancer chez des enfants, mercredi 5 mars, dans le cadre de l'étude menée à Saint-Cyr-l'Ecole (Yvelines), après l'installation d'antennes de téléphonie mobile sur le toit d'une école du quartier de l'Epi-d'Or (Le Monde du 4 mars).

A l'issue de la réunion du comité de suivi, piloté par la Ddass, qui regroupe entre autres la municipalité et des associations de parents d'élèves, la mairie de Saint-Cyr a demandé à la Ddass d'élargir à l'ensemble de la population du quartier, adultes compris, l'enquête sanitaire. Cette dernière a pour objectif "de s'assurer que l'exposition aux champs magnétiques provoqués par les antennes relais de téléphonie mobile n'est pas à l'origine d'un problème de santé publique". Plusieurs cas de leucémie et de cancer chez les adultes ont en effet été signalés, mais pas retenus par la Ddass. "Les données recueillies sont trop partielles et susceptibles de nombreuses interprétations", déclare Philippe Lavaud, le maire (UMP). – (Corresp.)

• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 07.03.03

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-08 11:29:51
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Samedi 8 mars 2003

HORMONES DE CROISSANCE
MÉDICAMENT Ce produit est de plus en plus souvent proposé comme une molécule antiâge (Dobritz) L'hormone de croissance ne rajeunit pas Catherine Petitnicolas [06 mars 2003] Dans la quête incessante de la fontaine de jouvence, l'hormone de croissance occupe une position dominante mais probablement usurpée. Preuves à l'appui, c'est ce que démontre Mary Lee Vance (du département de médecine de l'université de Charlottesville, en Virginie) dans un article paru dans le dernier numéro du New England Journal of Medicine (1). Un tel engouement pour cette hormone dont les taux chutent en moyenne de plus de 10% tous les dix ans dès l'âge de 20 ans date du début des années 90. A l'époque, l'équipe de Daniel Rudman (Medical College of Wisconsin) avait fait sensation en publiant les résultats d'une toute petite étude dans le prestigieux New England. Cette équipe avait alors traité avec des doses relativement importantes d'hormone de croissance durant six mois douze hommes de 61 à 81 ans, en parfaite santé mais dont les taux hormonaux étaient bien évidemment plus bas que ceux d'hommes jeunes. Grâce à ce traitement de choc, les seniors avaient retrouvé une certaine forme physique, gagnant 4,7 kilos de masse maigre et perdant 3,5 kilos de masse grasse, sans régime ni exercice, car cette hormone accélère la combustion des graisses de réserve (la lipolyse) et augmente la synthèse des protéines et donc de nouveaux tissus, musculaires en particulier. Les seniors avaient aussi amélioré leur densité osseuse mesurée au niveau des vertèbres lombaires. Mais, revers de la médaille, leur pression artérielle et leur taux de sucres rapides avaient fait aussi un bond important, ce qui n'est guère recommandé à cet âge. En revanche, l'équipe de Rudman n'avait pas cherché à savoir s'il y avait également une amélioration de la force musculaire, de l'endurance à l'exercice et plus globalement de la qualité de vie, objectif essentiel de traitements de ce type. Toujours est-il qu'une telle publication avait eu un retentissement considérable, outre-Atlantique et ailleurs, et favorisé la création d'officines antiâge vantant et proposant les mirifiques propriétés de cette molécule à une clientèle blanche, aisée et vieillissante. Aux États-Unis notamment, mais aussi en Europe, de nombreux seniors adeptes des thérapies hormonales antivieillissement, n'hésitent pas à s'injecter le prétendu élixir de jouvence plusieurs fois par semaine, commercialisé à des prix particulièrement prohibitifs... «Il y a même aujourd'hui de nombreux sites Internet qui proposent le produit sous diverses formes – par voie orale et par inhalation – bien qu'aucune de ces formulations n'ait fait la preuve de leur efficacité car l'hormone est dégradée par l'acide gastrique», assure le Dr Vance. Mais depuis 1990, d'autres études ont été réalisées et n'ont pas montré d'amélioration de la force musculaire ni de la résistance à l'effort chez les volontaires même si elles ont mis en évidence une nouvelle répartition des masses maigres et grasses. L'hormone participe à une certaine modification de la silhouette mais n'améliore pas les performances physiques. En revanche, une autre publication comparant les mérites respectifs d'un entraînement physique progressif de 14 semaines, assorti ou non d'un traitement hormonal, chez 18 seniors de 65 à 82 ans est sans appel. L'hormone de croissance n'améliore aucunement les performances physiques. «Faire de la gymnastique est beaucoup plus bénéfique et certainement moins coûteux que l'hormone de croissance», résume sobrement le Dr Vance, ajoutant non sans malice qu'une telle publication, un brin critique, n'est pas du tout citée sur les sites Internet «antivieillissement». Elle s'inquiète aussi des effets à long terme d'un tel traitement. On ne sait toujours pas s'il existe des risques de cancérisation induits par une telle stimulation hormonale. On sait simplement que le risque d'être victime d'un cancer de la prostate est multiplié par 4,3 chez les hommes ayant des concentrations sanguines du précurseur de l'hormone de croissance situées dans le quart supérieur des normes par rapport à ceux du quart inférieur. «Une telle constatation ne démontre pas la causalité de cette hormone dans la survenue d'un cancer de la prostate, mais elle soulève néanmoins des craintes», soutient le Dr Vance. Enfin, elle pose la question du prix absolument prohibitif de tels traitements de confort dans un contexte global de restriction d'accès aux soins. Alors que les patients souffrant d'une réelle déficience en hormone de croissance à l'âge adulte ont de plus en plus de mal à se faire rembourser leur traitement, qui coûte de 7 500 à 10 000 euros par an. (1) 27 février 2003.

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-08 11:12:16
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Samedi 8 mars 2003

ASPIRINE
L'aspirine efficace pour la prévention du cancer colorectal et sa récurrence [jeudi 06 mars 2003 - 08h15 heure de Paris] L'aspirine efficace pour la prévention du cancer colorectal et sa récurrence © AFP/DPA Roland Scheidemann WASHINGTON (AFP) - La prise quotidienne d'aspirine paraît efficace pour prévenir la formation de polypes, tumeurs bénignes pouvant évoluer vers un cancer colorectal, ainsi que sa récurrence chez des patients déjà soignés pour ce type de cancer, selon deux études publiées mercredi aux Etats-Unis. Une première étude menée pendant sept ans sur 1.100 patients conclut que la prise quotidienne d'aspirine à faible dose réduit de 19% le risque de polypes. Le faible dosage (81 mg) est plus efficace que le dosage tenu pour normal chez les adultes (325 mg), précisent les auteurs de l'étude, des chercheurs de la Dartmouth Medical School à Lebanon (New Hampshire, nord-est). Une étude complémentaire menée pendant trois ans sur 517 patients ayant un historique de cancer colorectal traité par chirurgie, auxquels a été donnée une dose quotidienne d'aspirine (325 mg) a montré une réduction de l'ordre de 35% de la récurrence de polypes. Tout en soulignant les bons résultats obtenus, le principal auteur de l'étude, le Dr John Baron, a souligné que "l'aspirine n'est pas une arme magique. Même si l'incidence a été réduite, tous les polypes n'ont pas disparu. Le dépistage régulier, incluant peut-être les colonoscopies, reste important". "L'aspirine a un effet protecteur significatif, elle réduit clairement la formation de polypes dans cette étude sur des personnes à haut risque, c'est un nouveau moyen de réduire le risque de récurrence chez les patients qui ont eu un cancer du colon", a pour sa part estimé l'un des auteurs de la seconde étude, le Dr Richard Schilsky, de l'Université de Chicago. L'American Cancer Society estime que le cancer colorectal sera diagnostiqué chez 147.500 personnes aux Etats-Unis en 2003, et causera 57.100 morts. Dans un article accompagnant ces deux études, le Dr Thomas Imperiale, de l'université de l'Indiana souligne que le rôle de l'aspirine dans la prévention du cancer colorectal doit encore être défini, pour déterminer notamment si la prise d'aspirine peut réduire la fréquence du dépistage et du suivi de ce cancer. "Même si l'aspirine peut avoir des effets bénéfiques dans la prévention du cancer colorectal, elle ne peut pas encore être recommandée et remplacer le dépistage et la surveillance", écrit le spécialiste tout en convenant que ces études "établissent le principe que l'aspirine réduit légèrement le risque de récurrence" des polypes.

ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-03-08 10:55:50
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