+ accueil
+ Derniers messages
+
Faites connaître ce blogue
+ archives
+ Un blogue de :
ericjeanloicbreton
+ lectures
Sommaire
+ catégories
60% CANCER CANCER CARDIAQUES Creutzfeldt-Jakob EAUX EPIDEMIE EPIDEMIES GENES GENOME HUMAIN GYNECOLOGIE hypertension LA DEPRESSION EN DEBAT LA TRANSPLANTATION D\'UN VISAGE LEPRE L\'EUTHANASIE ET L\'APA MEDECINS MEDICAMENTS MENINGITE MESSAGE A THE LANCET NOUVEAU-NE NUTRITIONS PHARMACIENS POLLUTION POUMON RHUMATISME SANG SCHIZOPHRENIA SEXE SIDA STERILISATIONS TABAC TUBERCULOSE
|
|
Publié le jeudi 6 mars 2003
Jeudi 6 mars 2003
DIOXINE
Semaine du jeudi 6 mars 2003 - n°2000 - Notre époque
Ces incinérateurs d’ordures qui menacent la santé publique
Alerte à la dioxine
La France, comme tous les pays d’Europe, croule sous ses déchets ménagers qu’il faut incinérer. Au risque d’une pollution par les dioxines aussi dangereuse qu’invisible. Et si ce scandale était aussi important que celui de l’amiante?
A voir le paysage figé sous la neige, le calme de ce coin de la grande banlieue d’Albertville – et la banlieue d’une petite ville tranquille, c’est on ne peut plus calme –, les maisons dont rien ne s’échappe en ces jours de grand froid et de glace, on ne croirait jamais qu’un drame s’est déroulé ici il y a un peu plus d’un an. Sans bruit. Mais dans cette plaine paisible qui longe le cours de l’Isère, et jusque sur les collines environnantes qu’on aperçoit à peine sur l’horizon, il a fallu faire la part du feu, ou plutôt la part des cendres: 6 875 animaux abattus, poulets, moutons ou bovins. 2,23 millions de litres de lait détruits, 10 000 tonnes de foin qu’il a fallu incinérer. A cause de l’incinérateur justement, celui de Gilly-sur-Isère, qui brûlait les ordures ménagères d’Albertville et d’une cinquantaine d’autres communes, et dont la cheminée, on s’en est aperçu après des années de fonctionnement, crachait des doses inadmissibles de dioxines, un poison invisible. Il n’y avait jamais eu de contrôle: la loi n’en imposait pas pour les petits incinérateurs, ceux qui brûlent moins de 6 tonnes de déchets par heure. Mais, inexorablement, la dioxine émise par cet incinérateur mal fichu se déposait sur les herbages que broutaient les troupeaux ou sur les salades que mangeaient les humains, se concentrait toujours davantage dans les graisses, celles des animaux, celles des hommes, dans le lait des vaches. Tous les chimistes vous le diront: les dioxines sont lipophiles, elles aiment les graisses. On ne s’était rendu compte de rien. Et puis, un jour, un conseiller municipal de Grignon, le village qui borde la centrale, a perdu sa femme: cancer. Lui-même souffre d’une leucémie. Il en parle, réalise que dans le conseil municipal, sur 19 conseillers élus depuis 1995 4 ont eu un cancer. Trois d’entre eux en sont morts et 3 personnes de leur entourage sont également atteintes. C’est beaucoup dans une petite cité de 1 700 habitants. Alors on creuse un peu plus, et on s’aperçoit qu’on a recensé 78 cas à Grignon en dix ans, dont 23 dans la seule rue Louis-Berthet, une très longue rue pavillonnaire qui passe à 600 mètres de la centrale d’incinération. On commence à s’agiter à Grignon et aux alentours. On découvre que l’incinérateur voisin, qui, quinze ans après sa mise en service, continue de cracher ses fumées, n’a jamais été mis aux normes prévues par des lois qui datent de dix ans. Que le syndicat intercommunal qui gère le traitement des déchets ménagers et qui aurait dû s’en occuper n’a pas bougé, que le préfet a laissé faire et qu’aucune mesure de rejet n’a été effectuée, puisque ce n’est pas obligatoire… On finira par les faire, ces mesures. Il y en aura deux. La première si catastrophique que la société d’exploitation de l’incinérateur se gardera bien de la rendre publique: 13 000 fois le taux admissible de dioxines au mètre cube au sortir de la cheminée. Résultat aberrant, dira-t-on. Mais la pollution par les dioxines est remesurée quelques mois plus tard. Elle est énorme: presque cent fois le taux moyen français dans la viande de bœuf, quarante fois dans le lait des vaches. Cette fois, le préfet prend ses responsabilités et l’usine d’incinération est fermée en octobre 2001. On ne sait pas si les cancers trop nombreux qui touchent les gens de Grignon sont dus ou non à la dioxine, ou aux métaux lourds que rejetaient les fumées de l’usine, ou… à un malheureux hasard. On a vite indemnisé les agriculteurs dont on a abattu les troupeaux pour qu’ils n’aillent pas faire trop de chahut sur les aires de péage qui mènent aux stations de sports d’hiver. On a lancé des études épidémiologiques qui permettront peut-être d’y voir clair. Les habitants de la vallée ont porté plainte contre le président du syndicat de traitement des ordures, Albert Gibello, député UMP et maire d’Albertville, contre l’exploitant de la centrale, une filiale du groupe Suez, et contre le préfet accusé de ne pas avoir fait respecter les textes et règlements qui s’appliquent à ce genre de sites classés. Depuis, c’est l’attente, et la crainte. «Les trois ou quatre premiers mois après qu’on a appris la décision de fermeture de la centrale, c’était une vraie panique ici, se souvient Dominique Frey, qui préside une association locale nommée Acalp (Association citoyenne active de Lutte contre les Pollutions). Aujourd’hui, l’angoisse demeure. Nous voulons savoir ce qui nous est arrivé. On ne peut pas nous refuser ça. On a abattu le bétail, fort bien. Mais moi, j’ai deux filles qui ont toujours vécu ici et qui sont en âge d’avoir des enfants. Ces enfants-là, est-ce qu’ils courent des risques? Et que se passera-t-il si elles décident d’allaiter…? Vont-elles transmettre ce poison à leurs enfants, puisque celui-ci se concentre dans le lait?» Dominique Frey a des raisons de se poser des questions. Il y a peu, le Centre national d’Information indépendante sur les Déchets (Cniid), une petite association militante, sortait un communiqué alarmant: une étude de l’Inserm, quasi confidentielle, réalisée dans la région Rhône-Alpes, révélait que les populations vivant à proximité d’incinérateurs couraient des «risques significatifs»… «pour les fentes orales, les dysplasies rénales, les mégacôlons et les anomalies urinaires». Aussitôt, le Cniid avait expédié une lettre recommandée à Roselyne Bachelot, ministre de l’Ecologie, pour la mettre en demeure d’instituer un moratoire sur la construction de tout nouvel incinérateur de déchets, faute de quoi elle serait mise en examen pour empoisonnement… Renseignements pris auprès des auteurs de l’étude en question, les choses ne sont pas aussi simples: elles le sont rarement en épidémiologie. Il n’y a pas que les incinérateurs d’ordures qui polluent en Rhône-Alpes: il y a le trafic routier, des usines chimiques ou métallurgiques de toutes sortes. Il faut donc y regarder de plus près. On a remarqué effectivement une corrélation entre la pollution due aux dioxines et certaines anomalies urinaires. Est-ce, encore une fois, un hasard? L’Inserm va prolonger son étude, pour en avoir le cœur net. On sait depuis longtemps que les dioxines – c’est toute une famille et la plus dangereuse est celle de Seveso – peuvent avoir, mais tout dépend de la dose, des conséquences néfastes pour la santé. Dès qu’on brûle quelque chose qui contient du chlore, on émet des dioxines. C’est le cas des incinérateurs d’ordures, mais aussi de la métallurgie, de la sidérurgie, des cimenteries, du bois qu’on brûle dans nos cheminées, de la circulation sur les routes, et même de la cigarette qu’on grille sans y penser. Le fameux agent orange, ce défoliant que les Américains répandirent sur le Vietnam et qui, trente ans après, provoque toujours de graves mutations génétiques, des troubles mentaux et des cancers, contenait de grandes quantités de dioxines. A Seveso, les dioxines ont provoqué, outre des brûlures cutanées qui ont fini par disparaître, une augmentation du taux de cancers de 40% et sont à l’origine de troubles de la reproduction: les gens qui habitaient autour de la centrale font moins de garçons que partout ailleurs dans le monde: 36% seulement. Le taux de cancers supplémentaires est énorme. Car les gens de Seveso avaient reçu des doses très importantes, sans commune mesure avec ce qu’on peut trouver auprès de l’incinérateur le plus mal fichu. Et pour les fumeurs, qui, il est vrai, sont des volontaires et non pas des victimes d’un accident industriel, le risque de cancer du poumon n’augmente pas de 40, mais de 800%… Alors, nos incinérateurs d’ordures qui brûlent le tiers des déchets ménagers français – le reste est recyclé ou mis en décharge – sont-ils vraiment dangereux? Jean-François Narbonne, toxicologue, membre de la commission d’évaluation des risques des dioxines, a longtemps lutté contre une certaine inconscience française. C’était il y a dix ans. La France bloquait les tentatives européennes pour imposer des normes sur la production de dioxines. On ne voulait rien savoir: les Directions régionales de l’Industrie et de l’Environnement n’avaient aucun dossier sur les incinérateurs qui sévissaient sur leur territoire, on jetait parfois les mâchefers chargés de dioxines à la rivière… Et puis Corinne Lepage – son action sera suivie par Voynet, Cochet et Bachelot – a commencé à mettre un peu d’ordre dans le secteur. Fin 1998, tous les gros incinérateurs qui ne respectaient toujours pas des normes fixées sept ans auparavant, en 1991, étaient fermés. Hélas, on a laissé fonctionner les petits, comme celui de Gilly, qui étaient souvent bien pires. Depuis la fin 2002, c’est terminé. «Mais on a été trop longtemps victimes, dit Jean-François Narbonne, d’une mafia des élus locaux, celle qui présidait les syndicats intercommunaux de traitement des ordures. Ils ne voulaient pas payer pour se mettre aux normes. Et les préfets s’alignaient. En signant des arrêtés de dérogation qui, lorsque les émissions, comme c’était parfois le cas, dépassaient 300 fois les normes admises, ils se comportaient bien légèrement avec la santé des gens… C’était un scandale analogue à celui de l’amiante…» Aujourd’hui, le pire est passé et le taux d’exposition aux dioxines des Français a baissé de moitié en cinq ans. Il est dans la moyenne européenne. «Ce qui ne veut pas dire: circulez, il n’y a rien à voir», précise Jean-François Narbonne. En effet. D’abord parce que les effets des dioxines s’exercent à long terme. Paradoxalement, ce ne sont pas ceux qui vivent près des plus gros incinérateurs, situés dans les banlieues de grandes villes, comme celui de Saint-Ouen qui brûle les ordures de la capitale, qui courent des risques réels. Parce que c’est par le biais de l’alimentation qu’à 95% on accumule les dioxines dans le corps. Et celles-ci se déposent à la surface du sol, sur l’herbe, les feuillages, les fruits. Les vers de terre les concentrent avant de nourrir des poulets bio élevés en plein champ. Celui qui fait pousser ses salades à 1 kilomètre d’un incinérateur rural sera beaucoup plus atteint que celui qui vit dans le voisinage d’une énorme installation d’incinération, mais qui ne mange que des produits venus d’ailleurs… Mais surtout, on sait mal ce qui se passe dans le cas d’exposition à des doses faibles. L’OMS dit qu’en dessous de 50 picogrammes – un millionième de millionième de gramme – de dioxines par gramme de matière grasse – on mesure cela dans le sang ou dans le lait des femmes qui allaitent – on n’observe aucun problème de santé publique, qu’à partir de 70 on pourrait suspecter quelques problèmes de développement neurologique chez l’enfant. Les femmes françaises sont en dessous de 30. Et ça devrait baisser: les normes qui vont s’appliquer à partir de 2005 seront de 30 à 100 fois plus sévères que celles qu’on n’avait que très mal fait respecter jusqu’à il y a quelques mois. Réaction trop tardive à un vrai problème de santé? C’est ce que pense un homme comme Gérard Bertolini, directeur de recherche au CNRS et président du Comité scientifique du Club européen des Déchets. «La loi votée en 1992 qui prévoyait que la mise en décharge était réservée à ce qu’on appelle les déchets ultimes a fait pousser les incinérateurs en France comme des champignons. Et sur la dioxine, trop longtemps, on n’a rien mesuré. On s’est réveillé beaucoup trop tard, ce qui a eu un effet désastreux sur le public. Du coup, le retour de balancier envers les incinérateurs risque d’aller beaucoup trop loin.» La solution? D’abord, ne pas brûler n’importe quoi, trier ce qui passe dans les chaudières. Et surtout, dit Gérard Bertolini, auteur d’un livre au titre évocateur, «le Minimalisme» (1), essayer de réduire nos déchets. Les Pays-Bas l’ont fait, le Danemark aussi. Mais en France, le volume d’ordures ménagères a doublé depuis quarante ans, celui des emballages a quadruplé, celui des déchets de plastique décuplé. Et on s’étonne que tout cela pèse sur nos santés… Gérard Petitjean (1) Editions Economica.
Gérard Petitjean
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-06 08:04:53
Permalien
|
Jeudi 6 mars 2003
TUBERCULOSE
EPONGES ET CIONES CONTRE LA TUBERCULOSE
Le composé est tiré d'une substance naturelle présente dans les éponges de mer et les ciones, minuscules créatures accrochés à des rochers qui possèdent à l'état larvaire une colonne vertebrale pareille à celle des animaux et peuvent la perdre pour devenir des plantes."nous avons modifié les propriétés naturelles de cette substance et nous l'avons transformee sur de nombreux plans, souligne BRENT COPP.Nous avons obtenu un composé capable d'éradiquer la tuberculose résistante à tous les antibiotiques connus"
SIMON COLLINS
New ZEALAND(extraits), AUCKLAND, via courrier international n°644
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-06 07:59:39
Permalien
|
Jeudi 6 mars 2003
LA SECURITE -SOCIALE
 |
Intervention de François FILLON, Ministre des affaires sociales, du travail et de la solidarité |
Forum " Convention d’objectifs et de gestion " |
| Mercredi 5 mars 2003
Le discours de M. Mattei |
Mesdames et Messieurs les présidents, Mesdames et Messieurs les directeurs,
C’est pour moi un réel plaisir d’intervenir aujourd’hui devant vous, au terme de cette manifestation qui a réuni l’ensemble des forces vives de la Sécurité sociale.
Je tiens à saluer tout particulièrement la participation des administrateurs, qui, en prenant sur leur temps de travail ou leur temps libre, participent, d’une façon à mes yeux irremplaçable, à la vie sociale de ce pays.
Je tiens à saluer également l’événement que constitue la réunion, dans une même enceinte, de l’ensemble des branches qui constituent le " grand arbre " de la Sécurité sociale.
Ce premier forum sur la contractualisation au service de l’usager, à travers la démarche de la convention d’objectifs et de gestion entre l’Etat et les caisses nationales, atteste qu’une nouvelle dynamique est en œuvre au sein de la sécurité sociale.
A travers la qualité de vos débats, que l’on m’a rapportés, j’ai apprécié l’intérêt des remontées de terrain, l’intérêt porté aux publics fragiles, la volonté de moderniser la gestion publique et la qualité des exemples tirés du secteur privé ou de l’étranger.
Ce forum représente un temps unique de réflexion de l’ensemble des partenaires de la sécurité sociale, une occasion rare d’échange collectif pour préparer l’avenir et les grandes échéances qui nous attendent.
Votre démarche s’inscrit d’ailleurs dans le cadre des préoccupations énoncées par le Président de la République lors de son allocution à l’occasion de la présentation des vœux. Il a ainsi déclaré : " Le service public ne nous appartient pas. Il n’appartient pas non plus à ses agents. Il appartient à tous les Français. Ses prestations doivent être assurées avec une exigence particulière de qualité, d’efficacité, d’économie ".
A travers ces propos, on retrouve les préoccupations qui sont déclinées dans vos conventions : priorité donnée à l’usager, efficacité du service et donc exigence de simplicité, gestion au meilleur coût.
Je tiens à cet égard à vous dire ma conviction que la démarche des conventions d’objectifs et de gestion est la bonne. C’est celle qui va permettre au service public de la Sécurité sociale de réussir sa modernisation.
L’arborescence de la Sécurité sociale est riche de potentialités, d’énergie, d’innovations ; j’ai pu le constater personnellement en visitant les stands, avant de venir à ce micro.
Elle peut aussi être source de complexité pour le citoyen, l’assuré social, le professionnel de santé, l’entreprise. Il nous appartient, il vous appartient de trouver ensemble les solutions qui, dans le respect de chaque régime et des agents, permettent de simplifier la vie de nos concitoyens, de mieux les aider à faire face à la complexité de la vie moderne. Et je pense notamment à ceux qui sont les plus démunis face aux contraintes et processus administratifs.
Si l’objectif fixé par les pouvoirs publics est clair, les moyens pour y parvenir sont multiples, et c’est tout l’intérêt d’une manifestation comme celle-ci de recenser, d’explorer la palette des ressources à votre disposition.
Je suis notamment convaincu que l’usage maîtrisé et mutualisé des nouvelles technologies peut permettre des sauts qualitatifs considérables dans le service à l’usager.
Connaître ses droits, calculer les charges dues, formuler une demande, interroger l’état de son compte, communiquer à la caisse un renseignement – changement d’adresse, embauche d’un salarié, déclaration de ressources – doivent dans les plus brefs délais être réalisables par tout un chacun, de façon très simple, par Internet. C’est le grand chantier immédiat du service public de la Sécurité sociale. Un chantier qui ne pourra être réussi qu’ensemble.
Je vous félicite d’ores et déjà des premières concrétisations de ce chantier. Je pense notamment au GIP " modernisation des déclarations sociales " qui me semble une démarche exemplaire de coopération entre organismes, au cœur de la simplification administrative pour les entreprises. Je pense également au portail " sécurité sociale.fr " qui permet à tous de se retrouver, à partir de questions simples, dans le maquis de la Sécurité sociale.
J’ai demandé à ce que soient dégagés les crédits, en 2003, pour permettre la mise au point d’un moteur de recherche performant.
Pour autant, et quelles que soient les vertus d’Internet, vos services qui sont des services sociaux, ne peuvent se dispenser du contact physique et téléphonique avec les assurés et les entreprises, notamment les plus petites d’entre elles.
Les moyens dégagés par les nouvelles technologies, la télétransmission, la scannérisation, doivent permettre au service public de développer une nouvelle offre de service de proximité, pour prendre en charge une partie de la complexité administrative due notamment à la multiplicité des guichets. Je souhaite que soient exploitées au maximum toutes les hypothèses de mutualisation. Les réorganisations administratives, plus lourdes à gérer, et qui, en tout état de cause devraient respecter les droits des personnels, ne doivent intervenir qu'au vu d'une analyse concluant à leurs avantages comparatifs.
Il ne s’agit plus seulement de dire le droit, mais d’exercer un rôle de conseil, de facilitateur. La réussite de votre organisation ce n’est plus seulement d’avoir liquidé ou encaissé selon le droit en vigueur, c’est d’avoir permis au plus grand nombre de mener à bien leurs projets personnels, professionnels ou familiaux, grâce au soutien de vos institutions. C’est aussi bien sûr de pallier les accidents de la vie, voire les détresses humaines générées par la maladie, le handicap, l’exclusion.
La tâche est grande, à la dimension des missions de la Sécurité sociale dans ce pays.
Ceci m’amène à réaffirmer avec force, ici, devant vous, que la Sécurité sociale est au cœur de notre pacte républicain.
Nous savons que d’autres systèmes à l’étranger fondent la protection maladie et vieillesse des salariés beaucoup plus largement sur des systèmes d’entreprise que sur des systèmes mutualisés au sein de la collectivité nationale.
Nous connaissons de longue date les inégalités créées par de tels systèmes, entre ceux qui ont la chance d’appartenir à de grandes entreprises, et ceux, chômeurs, précaires ou salariés moins protégés qui restent sur le bord du chemin.
Les crises financières actuelles nous mettent en garde de plus contre la fragilité de tels systèmes.
Ici, tel groupe américain se voit obliger d’annoncer la fin du paiement des aides médicales et des primes d’assurance-vie à ses retraités et à leurs familles. Là, les analystes financiers eux-mêmes s’inquiètent des capacités de certaines sociétés à faire face à leurs obligations en matière de retraite.
Notre système n’est pas parfait. Il est loin d’être garanti contre les déficits ; il peut encourager les surenchères ; il est parfois facteur d’inertie. Mais ses problèmes, ses difficultés, ses avancées sont ceux de la Nation tout entière. Ce qui est en jeu, à chaque fois, c’est notre destin collectif, c’est notre capacité à affronter l’avenir et à refonder le pacte social qui unit chacun d’entre nous à la collectivité nationale.
La Sécurité sociale est au cœur de notre pacte républicain : elle est l’héritière moderne des principes de 1789 réinterprétés en 1946.
Elle est l’instrument par lequel s’exerce la solidarité entre tous les Français, de façon à assurer à chacun, à tous les stades de son existence, des conditions de vie décentes, pour lui et sa famille.
On oppose souvent cette " sécurité sociale " à une société favorisant le risque et l’innovation. Je n’en crois rien. Que serait une société du risque et de l’innovation sans attention aux plus faibles, aux plus démunis, à ceux qui sont les moins armés face à ce monde de la compétition et de la performance ? Il ne peut y avoir de progrès durable fondé sur une atomisation des liens sociaux.
La Sécurité sociale doit permettre de favoriser, de marier et non d’opposer la solidarité et la prise de risque et l’innovation ; sinon nous bâtirions une société inhumaine, une société de l’exclusion, qui au-delà de tout jugement moral, serait une société divisée, fragmentée, irréconciliable avec elle-même, une négation de ce que doit être la cité moderne.
Pour autant, la Sécurité sociale doit évoluer. Nous voyons trop bien qu’en dépit d’une sécurité sociale développée, absorbant une part sans cesse croissante de la richesse nationale, notre société est confrontée à certains des maux que je viens d’évoquer. Ce n’est pas du fait d’une insuffisance ou d’un trop-plein de sécurité sociale, mais d’une insuffisante adaptation de celle-ci aux problèmes de notre temps. C’est parce que la sécurité sociale est l’un de nos biens le plus cher que nous n’avons pas le droit au statu quo. La volonté d’adaptation continue est le gage du maintien des principes qui fondent la sécurité sociale.
Concernant l’adaptation aux problèmes de notre temps, il s’agit largement de la responsabilité du Gouvernement, mais aussi des partenaires sociaux. Nous partageons la responsabilité de trouver et de s’engager sur les pistes qui permettront de faire face au vieillissement de la population, de réduire réellement l’incertitude du lendemain qui repose sur une plus grande viabilité financière de nos systèmes.
C’est l’enjeu de la concertation et du projet de loi sur les retraites que je présenterai au Parlement en juin.
Mais à coté de cette adaptation des règles régissant les droits et les devoirs, il est également nécessaire de se mettre en situation de rendre un service, qui n’ait pas à rougir de la comparaison avec l'entreprise privée ou d'autres services publics. Parce que seule une qualité de service irréprochable peut permettre de tenir aux Français un discours de responsabilité vis-à-vis de la Sécurité sociale.
Je prends l’exemple de la retraite : c’est parce que l’avenir de notre système de retraite exige des efforts de tous que nous devons assurer une parfaite information sur la situation personnelle et les droits futurs de chaque actif.
De la sorte, nous permettrons également à chacun de mieux exercer sa liberté, de mieux gérer ses orientations de vie professionnelle et personnelle, de mieux anticiper la période de cessation d’activité et de retraite.
Chacun doit ainsi devenir acteur de sa sécurité sociale et ne plus en être le simple consommateur.
Ce qui nous a réunis pendant cette manifestation n’est nullement un enjeu marginal, mais un enjeu central de notre société. Rendre la Sécurité sociale plus performante, c’est aussi refonder le lien entre la société française et ce système de solidarité.
C’est pourquoi votre rôle est fondamental.
Je vous souhaite à tous, revenus dans vos caisses des diverses régions françaises de métropole ou d’outre-mer, de faire vivre l’esprit de modernité et de solidarité qui a animé cette manifestation. Pour que vive encore longtemps, dans notre " vieux pays ", une sécurité sociale jeune et dynamique. |
 |
 |
 |
 |
 |
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-06 07:05:51
Permalien
|
Jeudi 6 mars 2003
DOULEUR
Gène de sensibilité à la douleur L’équipe du docteur Jon-Kar Zubieta (université du Michigan) affirme dans la revue «Science» (21février) avoir identifié un gène dit «du courage», qui modulerait notre plus ou moins grande résistance à la souffrance. En cas de douleur, ce gène participe à la sécrétion, par l’organisme, des antalgiques naturels – les endorphines cérébrales. Or les deux copies du gène que chacun possède sont, selon les sujets, plus ou moins efficaces dans le déclenchement du processus. C’est pourquoi les individus seraient inégalement douillets ou résistants. Le docteur Zubieta estime toutefois que plusieurs autres facteurs, non génétiques, interviennent dans la sensation douloureuse.
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-06 05:45:12
Permalien
GENES
|
Jeudi 6 mars 2003
HORMONES
Un OGM dans la pharmacie
Plus besoin d'un complexe procédé de synthèse chimique pour produire de la cortisone. Une levure transgénique s'en charge.
France
05/03/2003 - La simple levure de boulangerie fait une entrée triomphale dans les rangs de l'industrie pharmaceutique. En modifiant le génome de ce champignon unicellulaire, on lui confère la capacité de produire de l'hydrocortisone, une molécule dont est issue la cortisone, ainsi que presque tous les autres corticoïdes vendus en pharmacie.
La levure est une travailleuse infatigable et peu coûteuse. Une fois qu'elle est génétiquement reprogrammée, il suffit de lui fournir sa ration quotidienne de sucre pour qu'elle produise l'hydrocortisone en quantité. Un net avantage par rapport au procédé industriel actuel, un procédé de chimie de synthèse complexe qui nécessite beaucoup d'énergie, de solvants et de main-d'oeuvre.
L'hydrocortisone est le principal stéroïde sécrété naturellement par les mammifères en réponse à un stress. Pour qu'une simple levure arrive à fabriquer cette molécule, il a fallu lui greffer pas moins de treize gènes d'origine bovine et humaine, ce qui en fait l'organisme le plus génétiquement modifié à ce jour. La transformation de la levure Saccharomyces cerevisiae, fruit du travail d'une large équipe de chercheurs universitaires et de la compagnie Aventis, est expliquée dans les pages de Nature Biotechnology.
Des bactéries transgéniques produisent déjà commercialement de l'insuline et de l'hormone de croissance humaine, mais la synthèse de ces molécules est assurée par la greffe d'un seul gène.
Aucun danger que ce nouvel OGM ne contamine ses semblables en se disséminant dans la nature. Hors de l'environnement contrôlé d'un laboratoire ou d'une usine, il ne survit pas.
Catégorie(s) de cet article : Médecine et santé
Catherine Dubé
Dernière modification : 05/03/2003
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-06 05:34:50
Permalien
|
Jeudi 6 mars 2003
CANCER
| L'aspirine efficace pour la prévention du cancer colorectal et sa récurrence
WASHINGTON, 5 mars (AFP) - La prise quotidienne d'aspirine paraît efficace pour prévenir la formation de polypes, tumeurs bénignes pouvant évoluer vers un cancer colorectal, ainsi que sa récurrence chez des patients déjà soignés pour ce type de cancer, selon deux études publiées mercredi aux Etats-Unis.
Une première étude menée pendant sept ans sur 1.100 patients conclut que la prise quotidienne d'aspirine à faible dose réduit de 19% le risque de polypes.
Le faible dosage (81 mg) est plus efficace que le dosage tenu pour normal chez les adultes (325 mg), précisent les auteurs de l'étude, des chercheurs de la Dartmouth Medical School à Lebanon (New Hampshire, nord-est).
Une étude complémentaire menée pendant trois ans sur 517 patients ayant un historique de cancer colorectal traité par chirurgie, auxquels a été donnée une dose quotidienne d'aspirine (325 mg) a montré une réduction de l'ordre de 35% de la récurrence de polypes.
Tout en soulignant les bons résultats obtenus, le principal auteur de l'étude, le Dr John Baron, a souligné que "l'aspirine n'est pas une arme magique. Même si l'incidence a été réduite, tous les polypes n'ont pas disparu. Le dépistage régulier, incluant peut-être les colonoscopies, reste important".
"L'aspirine a un effet protecteur significatif, elle réduit clairement la formation de polypes dans cette étude sur des personnes à haut risque, c'est un nouveau moyen de réduire le risque de récurrence chez les patients qui ont eu un cancer du colon", a pour sa part estimé l'un des auteurs de la seconde étude, le Dr Richard Schilsky, de l'Université de Chicago.
L'American Cancer Society estime que le cancer colorectal sera diagnostiqué chez 147.500 personnes aux Etats-Unis en 2003, et causera 57.100 morts.
Dans un article accompagnant ces deux études, le Dr Thomas Imperiale, de l'université de l'Indiana souligne que le rôle de l'aspirine dans la prévention du cancer colorectal doit encore être défini, pour déterminer notamment si la prise d'aspirine peut réduire la fréquence du dépistage et du suivi de ce cancer.
"Même si l'aspirine peut avoir des effets bénéfiques dans la prévention du cancer colorectal, elle ne peut pas encore être recommandée et remplacer le dépistage et la surveillance", écrit le spécialiste tout en convenant que ces études "établissent le principe que l'aspirine réduit légèrement le risque de récurrence" des polypes.
|
ericjeanloicbreton |
| 2003-03-06 05:33:47
Permalien
CANCER
|
|