| Les experts envisagent une réduction du taux d'alcoolémie à 0,2 gramme
PARIS, 25 fév (AFP) - Les expertises rassemblant l'ensemble des études sur les dommages sociaux, les abus et la dépendance à l'alcool, commandées par l'Inserm, envisagent une réduction du taux d'alcoolémie autorisé à 0,2 gramme (un verre d'alcool), ont annoncé mardi des experts de cet institut.
"Il faut que des études soient menées pour envisager de passer à ce taux de O,2 g", a déclaré Françoise Facy, épidémiologiste à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).
Le taux actuel fixé par la loi est de 0,5 gramme par litre de sang.
Le taux envisagé de 0,2 g correspond à la consommation d'un verre d'alcool soit un demi, un ballon de vin ou un petit whisky.
Tout en reconnaissant que la consommation d'alcool a baissé globalement de 40 % en quarante ans, passant de 18 litres par personne et par an à 11, les experts de l'Inserm constatent que la France demeure en tête des pays européens pour la mortalité masculine prématurée attribuée à l'alcool.
Selon leur étude, cinq millions de personnes connaissent des problèmes médicaux et des difficultés psychologiques ou sociales liées à cette consommation.
Les experts recommandent une application plus stricte de la loi Evin sur la publicité, la mise en oeuvre de programmes de prévention et d'information dès la maternelle ainsi que la mise en place de documents et d'échelle permettant aux médecins d'apprécier la consommation d'alcool de leurs patients et de leur proposer des consultations "de prédiction".
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