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Publié le vendredi 14 février 2003

Vendredi 14 février 2003

SCHIZOPHRENIA
Jeudi, 17 octobre 2002 * TEMOIGNAGE COMPLEMENTAIRE POUR ENVOYE-SPECIAL DU 17/10/2002 SUR FRANCE 2

Voilà ce que j'ai publié le 06/04/02 sur internet, après avoir contacté une multitude de personnes, dont des journalistes . Je trouve regrettable que FRANCE 2, n'est pas eu le courage de me contacter pour leur émission "ENVOYE-SPECIAL", c'est d'autant plus regrettable qu'ils sont en partie responsable des problèmes que j'ai rencontré à l'époque et que je rencontre encore aujourd'hui, vraiment dommage...  

 

GRAND TEMOIGNAGE...
Schizophrénia, une maladie soviétique . L'art et la manière d'interner en hôpital psychiatrique des dissidents parfaitement sains-d'esprit, considérés comme des cobayes, les malades étaient abrutis de médicaments, selon certains échos aucune maladie n'a été détectée dans ces centres de la honte . Ce type de choses n'arrivent t'ils qu'en RUSSIE ? Et bien non, celà arrive en france, si vous en doutiez encore. Je vais donc relater aujourd'hui, ce témoignage incontournable . Non seulement, il est crédible, mais en plus il dit la vérité, ça j'en suis sûr...


Aujourd'hui, nous pouvons faire le point sur ce qui s'est dit, et ce qui est prévu, dans le cadre de la grande réforme de la psychiatrie et des droits des malades . Apparement, on commence sur le papier à donner des droits aux personnes qui seraient dans la possibilité d'être internées, on a donc décidé de supprimer les placements d'office par force ou tiers, s'il n'y a pas eu de pertubations graves de l'ordre public et surtout sans observation au préalable, on parle de donner plus de pouvoirs aux juges, ces derniers seraient plus habilités à prendre une décision. Tout ceci semble rassurant, mais celà part du principe, qu'il y a de bons juges et de bons et honnêtes observateurs, or jusqu'à preuves du contraire les bons et honnêtes gens se font assez rare dans ce pays. Or, on parle également de prolonger la durée d'observation, en attendant la décision de justice. Mais que se passe t'il réellement durant ces observations ? Qui fera quoi? Et qui dira quoi?Lorsqu'un palais de justice classe sans suite plus de 85% des plaintes, on est en droit d'être inquiets, sur la capaCITE à bien juger et surtout à prendre la bonne décision. Vous devez savoir tout comme moi, que certains sont tentés de constituer des faux, pour se couvrir d'innombrables crimes et délits, et également pour ne pas être dérangés(en tout cas c'est ce qu'ils croient). La police, elle n'aime pas être dérangée, surtout la nuit, elle n'aime pas qu'on porte plainte, d'une part celà leurs donne du travail, et d'autre part celà fait augmenter les taux. La police judiciaire, elle, aime bien, provoquer, intimider, mentir, pousser à bout et faire des faux . La préfecture de police des affaires sanitaires, elle, aime, bien s'amuser et casser des personnes qui pourraîent être gênantes(même si elles ont des casiers vierges), gênantes pour leurs amis qui auraient fait des faux procès verbaux, sans entendre les auteurs des soi-disant délits . D'autres aiment bien donner des piqûres dans le vide sans aucune raison, histoire de faire croire n'importe quoi à ceux qui seraient amenés à observer un éventuel interné, cassé par la drogue, la piqûre ou les futurs médicaments, futurs, parcequ'on aiment bien expérimenter, avant de lancer un produit miracle ou innovant . Quant aux infirmièrs, eux, ils aiment bien être tranquilles, car pour eux il n'y a aucun intérêt d'interner une personne âgitée et bruyante. Alors qu'ils peuvent choisir, en toute tranquillité, un sain d'esprit ou un génie couvert à 100% et se faire rembourser 30000f par mois par la sécurité sociale . A ce niveau là, celà devient trop dangereux d'être couvert à 100% et d'être trop intelligent . Afin d'être plus convainquant, je vais relater un jour d'observation, avant un internement injustifié et totalement illégal(et je suis certain, que celà arrive plus souvent qu'on ne croit), enfin pour répondre au point de la semaine qui pose la question suivante: mais que fait la police? Je répondrais, elle fait ça...et bien d'autres choses...

C'est donc l'histoire d'une personne saine d'esprit, gentille, qui rend service et qui un jour après longuement avoir réfléchi, décide de porter plainte, en fait cette personne portera plainte 5 ou 6 fois avant ce fameux jour, 5 ou 6 fois de trop, apparement. Elle décide un soir, après avoir été mal dirigée et mal conseillée de porter plainte à 4 heures du matin, trop tôt ou trop tard, quoi qu'il en soit, elle se fait confisquer sa carte d'identité, comme on confisque une carte à un criminel(en tout cas c'est ce qu'on pense), cette personne après vérifications abusives, n'a ni de casier, ni fait de petits délits, il faut donc trouver un prétexte puisque ses plaintes et les réactions de ce soir sont trop embarassantes. L'internement semble la meilleure solution, parceque cette personne n'est pas terroriste, et ne peut faire en aucun cas l'objet d'une surveillance ou d'une écoute sans son accord . Mais avant, il faut impérativement la casser, la déstabiliser, voire la pousser à la dépression ou au suicide, pour faire croire qu'elle a réellement besoin d'être internée . On commence par la faire attendre jusqu'à 6 heures du matin, en l'énervant, puis on l'enferme dans une pièce, où il y a un lit d'enfant, on la réveille à 7 heures du matin(pour lui donner un grand bol de café noir, pour lui dire, une fois le café fini, de se recoucher tranquillement et de se rendormir avec son excitant)(qui bien entendu donne envie d'uriner très rapidement), seulement, il y a un problème, la pièce est fermée, et il n'y a pas de toilettes à l'intérieur de la pièce . Et malheureusement, personne ne vient lui ouvrir la porte, elle a beau tapé de plus en plus fort, personne ne vient, en fait des observateurs attendent tranquillement, qu'elle urine dans la pièce ou dans ses vêtements, à défaut attendent, qu'elle fasse beaucoup de bruits, histoire de dire que ce n'est pas normal de taper si fort, et en plus celà dérange ceux qui dorment et ceux qui travaillent. Alors que reste t'il à faire ? Une piqûre pour la calmer . En fait, une piqûre qui va la rendre ko rapidement et handicapée pendant plusieurs jours .(principalement pendant le moment de l'observation). Histoire de constituer un nouveau faux dossier, de commencer un traitement et histoire d'expérimenter les dernières trouvailles . Celui qui aura trouvé l'objet rare, gagnera le jacques pot...Lorsqu'on a un droit d'observation à volonté, on a ce genre de réactions, ce ne sont pas des observations qu'il faut, mais tout remettre en cause, bien entendu celà se fera en disant la vérité sur ces milieux, qui pafouent tous les droits de l'être humain . Bien entendu, on peut imaginer le pire, car ce qui a été relaté içi, peut s'apparenter à des vacances dans un harem en compagnie d'infirmières plus excitées les unes que les les autres, beaucoup s'en satisferait, moi pas .

Et bien aujourd'hui, cette personne songe toutes les nuits, aux nouvelles lois qui lui rendront justice .

06 avril 2002


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-02-14 13:43:14
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Vendredi 14 février 2003

MESSAGE A THE LANCET
Mercredi, 30 octobre 2002 * MESSAGE ENVOYE A THE LANCET(revue scientifique anglaise)

 
 
Madame,
Monsieur,



Je viens de lire le Figaro-Magazine du 14/09/2002, qui relate vos recherches sur le fonctionnement du coma, ainsi que sur des analyses de témoignages . Si j'approuve une plus grande compréhension, je vous mets en garde contre des erreurs d'appréciations importantes (surtout dans la neurologie). Je le répète maintenant depuis plus de 6 ans . Freud s'est trompé, plus grave, il le savait et il nous, vous avait averti . Ses propos les plus célèbres, sont les suivants : (après avoir débarqué aux Etats-Unis, il cria sur les toits: "ils ne savent pas qu'on va "leurres" apporter la peste) . Freud a décidé de faire des amalgames de témoignages pour soi-disant expliquer les rêves et les cauchemars, sans rien maîtriser . Il a traité et oublié l'hypnotisme, qui est pourtant la clef des menSONGES .L'hypnotisme est le symbole de la manipulation et de la duperie humaine, car un être hypnotisé ne maîtrise pas et surtout ne contrôle pas son cerveau, voire aux pires des cas, ses actes... Or les rêves et les cauchemars sont uniquement le résultat d'hypnotisme et à force de nier, de fanatisme ...

Aujourd'hui, vous aller vraisemblablement faire un amalgame des différents témoignages, sans maîtriser quoi que se soit, mais ce qui est sûr, c'est que certains savent et agissent . Si l'on n'est pas maître de nos rêves et cauchemars, nous ne sommes pas maîtres, non plus de notre vie et de notre mort . Pour faire comprendre aux gens que certains peuvent contrôler leurs destins(donc leurs vies et leurs morts), ce n'est déjà pas facile(tout est une question de reconnaissance, et pour des cas d'honnêtetés).

Aujourd'hui, il est indispensable de faire comprendre que la mort ou le coma peuvent aussi être contrôlés . Vos témoignages semblent malheureusement répétitifs, et peut-être même trompeurs...
La plupart voient leurs corps du plafond en s'envolant . Pourtant, d'après mes propres expériences, c'est mon corps qui s'est envolé et ma conscience qui est restée, clouée au lit(sans pouvoir bouger). Aucunement inquiet et débarassé de toutes négativités et de tout stress, j'ai attendu paisiblement, qu'il revienne . Bien entendu, ce n'est pas parceque celà peut-être paisible, que c'est forcément bien, BIEN ENTENDU JE NE CONSEILLE A AUCUNE PERSONNE DE SE SUICIDER, POUR LA SIMPLE RAISON, C'EST QU'AUJOURD'HUI ELLES NE CONTROLENT RIEN DU TOUT . Et malheureusement les choix ne sont pas faits par DIEU. Il faut donc trouver la LIBERTE ...celle qui nous aménera à faire les meilleurs choix...

Avec mes remerciements,

 

(The Lancet, ou plutôt devrais-je dire l'ancêtre m'a répondu en me disant qu'ils ne comprenaient pas le français, ce qui est à mes yeux, représentatif d'une rivalité franco-anglaise malsaine, qui ralentit l'évolution de l'humanité...)



ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-02-14 13:38:24
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Vendredi 14 février 2003

LA TRANSPLANTATION D'UN VISAGE
Samedi, 30 novembre 2002 * LA TRANSPLANTATION D'UN VISAGE

 

Une transplantation du visage serait possible sur accord du défunt. Bien entendu, nous pouvons imaginer tous les abus possibles .Ceux qui se feront transplanter un visage pour se cacher ou prendre l'identité d'un autre, certains assassineront pour voler le visage .D'autres, avec des techniques plus élaborées, et elles aussi cachées,  arriveront à prendre l'identité et le visage d'une personne encore en vie .Pour avoir une meilleure idée, il suffit de projeter chez soi MISSION IMPOSSIBLE 2, ce qui est à mes yeux, l'avenir et le réalisme .Et puis il y a le maquillage, qui réussit à donner le visage d'un autre, une forme de dessin .Plus tard il y aura les clônes et les androides qui auront le même visage que nous .Afin d'être encore plus inquiétant et plus prévenant, je vous conseille de projeter "LA VIS" le court-métrage récompensé dans tous les festivals(et il y a bien une raison particulière à son succés).En fait tant qu'on ne nous aura pas donner les moyens de nous protéger et de protéger notre identité, tous les abus seront possibles et se multiplieront aux fils des années .Alors, il serait temps de faire quelquechose ...

 

La dépêche AFP  du vendredi 29 novembre 2002

Une transplantation totale du visage serait possible
Cette opération, rendue possible par les progrès de la médecine, se heurte encore à de nombreuses questions éthiques.


Des chirurgiens britanniques ont annoncé qu'ils sont désormais capables d'effectuer une transplantation complète du visage d'ici un an, selon CNN.
De nouveaux matériaux de microchirurgie et de meilleurs traitements anti-rejet rendent possible la transplantation de la peau, de muscles et des os d'une personne décédée sur une autre souffrant par exemple de malformations faciales.
Le principal obstacle à ce type d'opération n'est donc plus technique mais d'ordre éthique, affirme CNN sur son site internet.
Le chirurgien plasticien Peter Butler de l'Hôpital Royal de Londres a appelé à la tenue d'un débat sur le sujet: "Je pense que nous devons faire face à des problèmes moraux et éthiques, nous devons organiser un début ouvert et public pour aborder ces thèmes", a-t-il déclaré.
Cette semaine, l'association britannique des chirurgiens esthétiques vont débattre des propositions pionnières, qui pourraient aboutir à ce que des patients défigurés par des accidents, des brûlures ou des cancers pourront se voir greffer la peau, les os, le nez, le menton, les lèvres et les oreilles de patients décédés.

Peu de donneurs

Une des méthodes possibles consisterait en l'utilisation d'une enveloppe de peau composé de graisse, de peau et de vaisseaux sanguins transplanté sur l'architecture osseuse, les patients conservant beaucoup de leurs propres traits. Un protocole plus complexe consisterait à transplanter également les os, de telle sorte que le patient finisse par ressembler à son donneur.
Mais les gens voudront-ils faire le don de leurs visages après leur mort, même si le visage transplanté semble différent sur le greffé ?
Selon Peter Butler, peu sont ceux qui accepteraient une telle intervention.
Mais des transplantations complètes ou partielles du visage aideraient de patientes comme Chritine Piff, qui a souffert d'un cancer il y a quelques années qui l'a défigurée. Elle préside une œuvre de bienfaisance "Let's face it", et vient en aide aux personnes brûlées, victimes de cancers ou d'accidents. De nombreuses personnes, dit-elle, souhaiteraient avoir la peau, les os et les muscles d'autres transplantés sur leur propre visage


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-02-14 13:27:34
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Vendredi 14 février 2003

L'EUTHANASIE ET L'APA
Mardi, 17 décembre 2002 * L'EUTHANASIE ET LE POINT SUR L'APA

 

 

 

 

Législations et pratiques de l'euthanasie en Europe

PARIS, 17 déc (AFP) - A ce jour, les législations européennes sur l'euthanasie restent très disparates. Cette pratique reste souvent taboue, certains pays admettant implicitement le "suicide assisté", et de nombreux autres se refusant à réglementer l'"euthanasie active". Les Pays-Bas et la Belgique sont les seuls pays au monde à l'avoir légalisée.


En FRANCE: L'euthanasie est illégale, mais le code pénal distingue l'euthanasie active - le fait de provoquer directement la mort (assimilé à un homicide) - et l'euthanasie passive - "l'abstention thérapeutique" (considérée comme non-assistance à personne en danger).

Vincent Humbert, un tétraplégique, a écrit au président Chirac pour lui faire part de son calvaire et lui dire qu'il souhaite mourir. En mai 2002, Dominique Knockaert, une Française paralysée de 44 ans, atteinte d'une infirmité motrice cérébrale de naissance, a demandé un débat parlementaire sur l'euthanasie, afin de peut-être mettre fin à ses jours.


En GRANDE-BRETAGNE: l'aide au suicide est considérée comme un crime, mais le débat sur l'euthanasie a été relancé par deux décisions de justice controversées. Diane Pretty, 43 ans, paralysée et incurable, à qui les tribunaux du Royaume-Uni et la Cour européenne des droits de l'Homme avaient refusé le droit de se faire aider par son mari pour mettre fin à ses jours, est décédée dans la souffrance en mai 2002.

Une autre Britannique, Mlle B., avait obtenu le droit de mourir en mars 2002, par débranchement des appareils qui la maintenaient en vie. Mais au regard de la loi, le cas était différent: elle était paralysée depuis un an et ne vivait que sous assistance respiratoire.


Les PAYS-BAS ont été, le 1er avril 2002, le premier pays au monde à légaliser l'euthanasie sous certaines conditions. La loi assure une plus grande sécurité légale au médecin, mais sans modifier fondamentalement le régime de tolérance qui l'entourait depuis 1997 : les médecins pourront pratiquer l'euthanasie sans risque de poursuites judiciaires s'ils respectent certains "critères de minutie".


En BELGIQUE: depuis le 16 mai 2002, une loi légalise partiellement l'euthanasie en l'encadrant strictement : le médecin "ne commettra pas d'infraction" dès lors que le patient, affligé d'une "souffrance physique ou psychique constante et insupportable" des suites d'une "affection accidentelle ou pathologique incurable", "se trouve dans une situation médicale sans issue".


En SUISSE : l'euthanasie active directe est interdite, l'euthanasie passive est tolérée. L'aide au suicide est légale si elle est accompagnée du feu vert d'un seul médecin. On peut adhérer à une association qui organise l'opération.


En ESPAGNE: le Code pénal de 1995 ne considère plus l'euthanasie et le suicide assisté comme un homicide. Les peines d'emprisonnement prévues ne s'appliquent pas lorsque le malade a fait une demande instante et réitérée, qu'il souffre d'une maladie incurable ou d'une affection entraînant des douleurs permanentes et difficiles à supporter.


Le DANEMARK interdit l'"euthanasie active", mais autorise un patient incurable à décider l'arrêt des traitements. Depuis le 1er octobre 1992, en cas de maladie incurable ou d'accident grave, les Danois peuvent faire un "testament médical" que les médecins doivent respecter.


En ALLEMAGNE: l'administration d'un médicament mortel est assimilée à un homicide. Selon la Cour d'appel de Francfort, l'euthanasie ne peut être décidée --par un tribunal des tutelles-- que si elle correspond sans ambiguïté à la volonté des patients.


L'euthanasie est enfin interdite par la loi en Italie, en Norvège, en Suède en Grèce et en Turquie.

Mattei : pas de légalisation de l'euthanasie

LE JEUNE Vincent Humbert, tétraplégique, muet et aveugle, a ému la France en sollicitant dans une lettre adressée à Jacques Chirac le « droit de mourir ». Cette affaire a fait rebondir le débat sur l'euthanasie, en mettant en lumière la situation tragique de certains malades. Inaugurant hier matin un colloque sur les soins palliatifs, le ministre de la Santé, Jean-Francois Mattei, nous a donné son point de vue sur le sujet. « Je n'ai pas de conseils à donner au président de la République. Mais, en conscience, je pense qu'il ne faut pas s'avancer trop sur ce terrain-là. Qu'un être humain puisse donner la mort à un autre ne peut pas figurer dans un texte de loi. Je suis donc farouchement opposé à l'euthanasie et je ne souhaite pas faire évoluer la législation en cours. En revanche, les gens qui, comme ce jeune homme, sont dans des états de dépression, qui ont des désirs de mort, doivent être pris en charge et être accompagnés davantage. »

Des « soins palliatifs pour soulager la personne, même si ce soulagement accélère le moment de sa mort »

Faisant référence à ses « trente-cinq ans d'activité en service de réanimation en néonatologie », le professeur Mattei, ancien grand pédiatre et généticien de renom, étaye sa thèse par ces « changements quasi miraculeux qui peuvent se produire au cours d'une même nuit et qui modifient totalement le jugement que vous aviez sur un malade. L'enfant qui semblait condamné en début de nuit ne l'est parfois plus au petit matin, à la grande surprise de ses parents, qui n'avaient plus d'espoir. » Sur l'approche de la fin de vie, le ministre distingue en fait deux choses. Soit le patient est « au seuil de sa mort », et dans ce cas, dans le cadre des « soins palliatifs », il incite les équipes médicales « à l'utilisation d'antalgiques et de sédatifs dès lors qu'ils s'avèrent nécessaires pour soulager la personne, même si ce soulagement accélère le moment de sa mort ». Sur ce point précis, l'Association pour le droit de mourir dans la dignité ne demande pas autre chose. En revanche, Jean-François Mattei exclut « farouchement » la décision de légaliser l'euthanasie au sens strict, concernant les personnes souhaitant qu'on « anticipe leur mort, non pas parce que leurs douleurs physiques ou psychiques ne sont pas soulagées, mais parce qu'elles veulent maîtriser le moment de leur mort, en décider le jour ». Les « exceptions d'euthanasie » comme les autorisent nos voisins suisses, belges et hollandais ne sont donc pas près de voir le jour en France.

Marc Payet


Le Parisien, mercredi 18 décembre 2002

CE QUE JE DIS

L'EUTHANASIE, LES PERSONNES AGEES, BERNARD KOUCHNER ET MOI...

Lorsque je me suis déplacé au secrétariat du ministère de la santé en 1998, c'était pour remettre mon témoignage concernant des abus et dysfonctionnements de structures d'aides aux personnes âgées . C'était pour leurs faire part de ma profonde colère et surtout de l'énorme scandale .Malheureusement, loin d'être convaincant, le secrétariat m'a même indiqué, qu'il n'y avait pas de bureaux spéciaux qui s'occupaient des personnes âgées. On m'a donc très mal accueilli. Et bien entendu, on ne m'a pas répondu, j'ai donc décidé d'écrire à 60 MILLIONS DE CONSOMMATEURS, au MONDE, à AMNESTY et bien d'autres .Trois ans après, l'apa était votée et un secrétariat spécial aux personnes âgé était mis en place . J'aurais pu donc fêter l'événement, mais malheureusement ce n'est pas mon seul sujet de préoccupations. Un problème sur plus de mille a donc été reconnu, je suis donc satisfait à 1 pour mille, ce qui est peu, très peu, d'autant plus qu'on tente de m'ignorer, voire de me discréditer . Bernard KOUCHNER a en quelque sorte eu trois ans de retard, pour les personnes âgées, pour les aliments trop salés.Par contre il a tout de suite reconnu que les français devaient apprendre à se soigner tout seul.Puisque les médecins ne savent plus soigner(du reste aux fils des ans, je me suis aperçu qu'ils racontaient n'importe quoi), et surtout que les médicaments ne guérissent plus, puisque les microbes et bactéries résistent aux antibiotiques.

Aujourd'hui, certains se demandent comment celà va être financé, au lieu de se demander pourquoi celà n' a pas été fait avant? Et oui, pourquoi, celà n'a pas été fait avant ? Mes grands-parents, moi-même et beaucoup d'autres n'auraient pas été rackettés et inévitablement volés .

Mon grand-père avait son père qui s'appelait MEDERIC, comme la compagnie d'assurances et d'aides aux personnes âgées cadres. Cette assurance assure un logement dans des résidences spécialisées pour 16.500f de retraites au minimum . Par contre les prises en charges par les services sociaux s'arrêtaient, avant l'apa, lorsque les retraites dépassaient ce plafond . 16500F semble être le premier prix pour pouvoir être soigné dignement . Semble, car selon d'autres études officielles, les dépenses varient de 6000 à 16000f(cf le dossier spécial de 60 millions de consommateurs, notamment). Et d'après mon étude, les services et les soins qui ont été procurés à mes grands-parents ne correspondent même pas à 4000f par mois . Une personne prise en charges à 100%, se fait donc rembourser ses médicaments intégralement, la nourriture des hôpitaux ou de maison de retraite est une nourriture de cantines bas de gamme . Steack-haché-purée, tous les jours . Le loyer mensuel d'une chambre d'hôpital

ne coûte même pas 2000f l'année, je dis bien l'année . Que reste t'il donc à prendre en charges ? Le goûter, un véritable festin, un bol de chicorée avec un sachet de deux biscuits . Il ne reste donc plus que le personnel à payer . Et malheureusement, ce ne sont pas des bénévoles!

Mais le scandale, c'est de faire signer des faux, des lettres blanches, le scandale c'est de confisquer 90% des revenus, pour ensuite ne laisser que 10%, pour les autres dépenses(c'est à dire, autres que les médicaments, le logement et la nourriture), et malheureusement la liste est longue, très, très longue, puisqu'elle correspond aux besoins de n'importe quelle personne . Pour ce qui est des soins, là aussi, ils font des économies, ils obligent leurs clients à faire leurs besoins dans des couches, pour ne pas être dérangés(mais ils le sont de toute façon), et puis il faut faire des économies de radios, parcequ'il y a trop d'abus . Que reste t'il donc à faire, quand la personne n'est plus solvable ? L'euthanasier ou en tout cas accélérer son décès .

Le rapprochement est vite fait, beaucoup voudront euthanasier des personnes âgées pour moins leurs verser d'APA, ou plutôt je devrais dire d'appât .Beaucoup voudront mourir, car ils ne supporteront pas la douleur, alors qu'il s'agira d'une simple crise de foie.Et beaucoup les aideront plus facilement s'ils ont fait don de leurs corps à la science . Je suis donc contre toutes formes d'euthanasie .

 

 

 

ERICJEANLOICBRETON

14 mai 2002

SOCIAL

L'APA coûtera 4 milliards d'euros en 2004

 

[17 décembre 2002]

Les départements devront trouver plus d'un milliard d'euros supplémentaires pour financer l'Allocation personnalisée d'autonomie (Apa) en 2003. C'est ce qu'indique l'Observatoire national de l'action sociale (Odas), dans un bilan publié juste avant que Jean-Pierre Raffarin ne s'exprime sur le sujet. Les dépenses totales passeraient selon l'Odas de 1,5 milliard d'euros en 2002 à 3,7 milliards en 2003 et 4 milliards en 2004 : le financement du fonds – 800 millions cette année – serait porté à 850 millions l'an prochain.

A partir des données du ministère des Affaires sociales, l'Odas chiffre la population âgée dépendante entre 950 000 et 1,12 million de personnes en 2003. Fin 2002, environ 770 000 personnes dépendantes devraient bénéficier de la prestation. Elles seront de l'ordre de 900 000 fin 2004. Les dépenses évolueraient considérablement si les paramètres de départ sont modifiés : 10 000 bénéficiaires à domicile en plus ou en moins font varier la dépense de 50 millions d'euros en 2003 et 2004.

Pour atténuer l'impact de ce surcoût, l'Odas propose plusieurs pistes. Tout d'abord, la généralisation de la formule de dotation globale pour les bénéficiaires en maisons de retraite, déjà expérimentée dans 42 départements : le Conseil général arrête une somme globale par établissement, en prenant en compte le niveau moyen de dépendance des résidents. Cette formule simplifie les procédures, en évitant la charge de monter un dossier pour chaque bénéficiaire. Pour les personnes à domicile, l'Odas note que l'Apa forfaitaire (versée pendant l'instruction de dossiers), qui a généré de nombreuses complications et coûts supplémentaires, n'aura plus lieu d'être en rythme de croisière du dispositif.

Hier soir, le ministre des Affaires sociales, François Fillon, et le secrétaire d'Etat aux Personnes âgées, Hubert Falco, devaient rencontrer Jean-Pierre Raffarin pour examiner les possibilités de réforme de l'allocation. Deux orientations ont d'ores et déjà été annoncées par le gouvernement. Relever de 5% à 12% la part de l'Apa laissée à la charge de la personne dépendante lorsque celle-ci est maintenue à son domicile, et mieux encadrer les conditions d'attribution de l'allocation aux personnes les moins dépendantes, celles qui sont au niveau 4 sur la grille d'évaluation, soit 260 000 personnes environ aujourd'hui.

M. Raffarin veut "réformer" l'APA pour "sauver cette prestation"
STRASBOURG, 31 octobre - 15h35 (AFP) - Jean-Pierre Raffarin a annoncé jeudi son intention de "réformer" l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA) en faveur des personnes âgées dépendantes afin de "sauver cette prestation".

"Nous devons reprendre le dossier. Nous ne sommes pas aujourd'hui dans une situation où cette prestation peut être pérenne si nous ne donnons pas les moyens de réformer ce dispositif", en partie à la charge des départements, a déclaré le Premier ministre devant les Assises des conseillers généraux à Strasbourg.

"J'ai proposé que se tienne dans les tout prochains jours une conférence APA avec l'Association des départements de France et le gouvernement", a-t-il ajouté face à des élus inquiets du financement de cette allocation.

"Nous voyons bien l'importance de cette mesure sociale, combien elle compte pour notre pays. Nous sommes attachés à la défense de cette prestation sociale", a-t-il affirmé.

"Je sais qu'il y a des difficultés financières pour 2003, mais tel que le système est aujourd'hui bâti, en 2004, 2005, 2006, nous allons vers une explosion du dispositif. Il nous faut trouver une solution de manière durable pour pouvoir maintenir la prestation, mais l'organiser dans des conditions financières qui soient supportables", a-t-il poursuivi.

Avant la réforme, l'Etat "fera un effort", "de manière à venir en soutien, par des financements relais pour les départements les plus en difficulté et obligés de faire face à une fiscalité locale trop importante", a promis M. Raffarin.

Sinon, cela "donnerait de la décentralisation une image de financement mal maîtrisé".

Le ministère des Affaires sociales a annoncé la semaine dernière que l'Etat allait octroyer d'ici à la fin de l'année 36 millions d'euros aux départements afin de les aider à financer cette allocation.

Quelque 34.000 personnes âgées hébergées en établissement ont vu leurs aides diminuer lors du passage de la Prestation spécifique dépendance (PSD) à l'APA au 1er janvier dernier : la somme débloquée est destinée à compenser le manque à percevoir pour ces personnes en 2002, selon le ministère.

 


CE QUE J'AI DIT

 

L'APA fait aujourd'hui, l'objet d'une remise en cause . Hubert FALCO songe à en réduire son coût . Excessif à ses yeux . Pour moi, ce qui est excessif, c'est ce qui est facturé, par les services d'aides aux personnes âgées . Afin d'être persuasif, je vais rappeler ce qu'à payer ma grand-mère et ce qu'elle a reçu comme services en échange, et bien entendu ce que les autres ont reçu . Bien entendu ce témoignage est sérieux et véridique .Toute tentative de remise en cause serait inacceptable et trompeur .

Ma grand-mère a payé plus de 14000f par mois, avec une prise en charge incertaine .Ma grand-mère vivait dans une chambre à deux lits, avec une autre patiente . Le loyer de cette chambre était de 2000f, l'année, et oui, l'année . D'autre part, afin de ne pas déranger, on lui mettait des couches pour faire ses besoins . Toutes les patientes étaient mises dans le hall de l'étage, pour pouvoir les surveiller de loin, toute la journée .

Ma grand-mère m'a toujours dit, qu'elle mangeait la même chose, à chaques repas, steack-hâché-purée, quant aux goûters, là aussi, c'était toujours la même chose, café au lait et deux biscuits .

Le courrier n'était jamais distribué, les frais de pédicures, coiffeurs et autres étaient facturés en plus des 14000f . Ma grand-mère était bien entendu remboursé à 100% pour ses frais de médicaments .La pension alimentaire mensuelle était de 3000f par mois . Permettez-moi donc de demander qu'est-ce qui justifie 14000f de dépenses et donc de coût . D'après nos comptes, nous retombons que sur 3200f par mois, avec un repas à 50f(soit l'équivalent d'un repas de brasserie).
D'autre part, cet établissement a accéléré son décès, l'a mal alimenté et bien entendu mal soigné . Ils m'ont même refusé une radio que je demandais, afin de vérifier un mal de ventre persistant . Résultat, quelques jours plus tard, ma grand-mère décédait d'une occlusion intestinale . Pour ma part, j'ai la certitude qu'elle a été empoisonnée à petit feux . L'apa libérait la france du poids énorme de ses erreurs passées, à savoir qu'en france tout le monde volait les personnes âgées, d'une manière ou d'une autre . . L'allemagne et le japon semblaient avoir pris des initiatives assez protectrices .Mais il est évident que c'est une garantie totale qu'il faut mettre en place . Des assurances dépendances pour les futurs dépendants, pour une couverture totale, quant aux autres, il me semblait humain et normal de leurs faire ce cadeau, pour les remercier, celà était à mes yeux, une manière de se rattraper .

Le recours sur succession est inacceptable, pour la simple raison, que des gens ne sont pas censés tomber malades, même s'ils deviennent vieux . L'assurance maladie, c'est aussi, couvrir les besoins à tout âge .

HUMBERT fargo, songe à remettre en place le retour sur succession . Ce qui est bien entendu inacceptable et illégal, puisque des centaines de milliers de bénéficiaires se sont déjà inscrits pour toucher une aide sans recours . Il est donc illégal et injuste de le remettre en place maintenant . Il faut donc réduire les coûts, en facturant moins, tout simplement .

Auteur: ERIC JL BRETON

 

CE QUI A ETE PUBLIE CES DERNIERES SEMAINES

Article 1

En réponse aux craintes d'une réforme de l'APA.
Aller plus loin que des effets d'annonce
Par Hubert FALCO vendredi 16 août 2002

 

 

Hubert Falco est secrétaire d'Etat aux Personnes âgées

 

 

Une évidence s'impose : c'est le caractère totalement irréaliste des prévisions concernant la montée en charge des demandes des bénéficiaires de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA). Cette situation confirme, malheureusement, les craintes émises par le Sénat lors de l'adoption du projet de loi en première lecture, puisque, selon les termes du rapporteur, «rarement l'absence de financement pérenne d'une politique sociale sera apparue aussi nettement que dans le cas de l'APA».
Sept mois après le lancement de la réforme, nous assistons à une montée en charge des demandes nettement plus rapide que prévu. Les projections réalisées par le précédent gouvernement estimaient les bénéficiaires à 800 000 en rythme de croisière à l'horizon 2005-2006. D'après nos statistiques provisoires de la fin juin, le nombre de demandes atteindrait d'ores et déjà 715 000, dont 315 000 en établissements et 400 000 à domicile. Cette situation se traduira très vraisemblablement par un important déséquilibre du plan de financement qui devrait être de l'ordre d'un milliard d'euros pour 2002-2003. Mme Guinchard-Kunstler, ancienne secrétaire d'Etat aux Personnes âgées, déclare être confondue de voir l'équipe gouvernementale se préoccuper du coût de l'APA et de son financement (Libération du 13 août). Elle devrait avoir bien d'autres raisons d'être déconcertée devant la situation de nombre de personnes âgées dépendantes et l'incurie de son gouvernement. Certes, celui-ci n'aura pas été avare d'incantations généreuses, mais, dans les faits, tout reste à faire. Prétendre à un satisfecit, dans ces conditions, n'est un signe ni de réalisme ni d'humilité.
Peut-on être satisfait des lourdeurs administratives, de l'engorgement des services chargés de l'APA et de l'inorganisation des équipes chargées d'évaluer les besoins des personnes âgées et de définir les plans d'aide ? Peut-on accepter l'absence de professionnalisation des personnels à domicile ? Comment ne pas être inquiets des conséquences financières pour les personnes âgées dépendantes, du passage du versement de l'APA à domicile au versement de cette prestation en établissement. Faut-il crier victoire dans le domaine de l'Alzheimer devant l'absence de moyens mis en place : seulement 10 % des malades bénéficient de soins et 30 % seulement sont dépistés ? Quant à la réforme de la tarification, sur 10 400 établissements, 700 seulement ont signé une convention tripartite.
Oui, l'équipe gouvernementale est préoccupée car la tâche est gigantesque. La situation nous impose de rectifier, de mettre en place les mesures réalistes, de trouver les financements. Car, c'est à cette condition seulement, que nous aurons les moyens d'agir efficacement sur le bien-être des personnes âgées, en prenant en compte leur situation individuelle, leur condition de vie, non seulement matérielle mais aussi psychologique. Car c'est à la reconnaissance d'un véritable droit à la dignité qu'il nous faut parvenir. Ce droit nécessite la mise en place de personnels qualifiés, de conditions de vie de qualité, de moyens d'évaluation, de contrôles. Il implique aussi l'information du public et la formation des professionnels à la prévention. Car elle seule permettra de limiter le développement et les coûts de la dépendance. L'appel au bénévolat, le rapprochement des générations, le développement de l'insertion vers les emplois de proximité et d'aide à la personne sont d'autres pistes. Nous ne nous contenterons pas de grandes déclarations démagogiques.
Le laps de temps qui a séparé le gouvernement Raffarin 2 de la cessation de fonction de Mme Guinchard-Kunstler ne nous a pas permis d'organiser une passation de pouvoir. On peut le regretter ; c'eut été l'occasion de mesurer le fossé qui sépare un programme d'annonces de mesures réalistes destinées à être appliquées.

 

ARTICLE 2

 

L'APA sera financée "sans hausse de charges"

• LE MONDE | 16.08.02 | 11h19

Toulon
de notre correspondant
"L'allocation personnalisée d'autonomie [APA] est une bonne mesure sociale que nous ne remettrons pas en cause, quoi qu'on en dise ici ou là." Hubert Falco martèle son propos avec conviction. Mais le secrétaire d'Etat aux personnes âgées se dit également conscient de "la nécessité de trouver 1 milliard d'euros qui font aujourd'hui défaut pour financer cette mesure".
Moyennant quoi, M. Falco met la dernière main à une série de "scénarios envisageables pour limiter les dépenses" liées à l'APA et "trouver les sommes manquantes sans augmenter les charges du budget de l'Etat ni le budget du ministère qui avoisine les 202 milliards d'euros". Quatre scénarios devraient être à l'étude dès la rentrée.
Première hypothèse : les dépenses de l'APA ne passeraient que de 2,5 à 2,8 milliards d'euros en 2003. Les conseils généraux pourraient alors consentir un effort supplémentaire. "Néanmoins, il n'est pas pensable qu'ils assument, en cas de nécessité, le milliard d'euros manquant – ce serait accroître de 10 % en moyenne leur budget en occasionnant une hausse de 3 à 6 points d'impôts", précise le secrétaire d'Etat, président du conseil général du Var il y a encore deux semaines.
Le deuxième scénario pourrait s'appliquer dans le cas d'une augmentation de 500 millions d'euros. Une modulation des conditions de ressources pourrait alors être étudiée. "Nous pourrions envisager une introduction d'un plafond de ressources qui varierait selon le groupe iso-ressource de la personne." Une réduction du montant forfaitaire accordé est également envisagée en cas de dépassement du délai d'instruction de deux mois.
Envisageant le scénario le plus noir dans lequel l'augmentation de 1 milliard d'euros serait confirmée à la rentrée, M. Falco estime que "les mesures législatives pourraient alors être revues, comme le retour du recours sur succession entre 153 000 euros et 76 000 euros du seuil d'imposition de solidarité sur la fortune. Le recours sur succession pourrait être modulé", en fonction du GIR dans lequel la personne est classée.
"MESURES RÉALISTES"
Une autre proposition, qu'il qualifie de "passerelle", semble retenir l'attention d'Hubert Falco : "Il convient d'étudier la possibilité de mobiliser une partie des dépenses passives des départements en matière de RMI en finançant, par le biais des plans d'insertion, les services rendus aux personnes âgées dans le cadre de l'APA. Celle-ci ne serait pas versée au bénéficiaire, mais représenterait un équivalent d'heures pour une personne bénéficiant du RMI qui, dans le cadre de son programme d'insertion, et après avoir suivi une formation adaptée, pourrait travailler à domicile." Là encore, fort de son expérience d'élu départemental, il évalue à près de 1 milliard d'euros "les fonds relevant du budget RMI qui ne sont pas utilisés sur l'ensemble des conseils généraux de France".
Répétant son souci de trouver des "mesures réalistes et des financements qui répondent à une solidarité nécessaire", M. Falco assure que ce rattrapage se fera "sans augmenter les charges de chacun, via la CSG, en trouvant des ventilations budgétaires différentes avec le seul souci d'agir vite et en profondeur pour éviter que la France vieillisse mal et que se crée une ségrégation entre les jeunes et leurs aînés".
José Lenzini
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 17.08.02


 
 

 


Article 3

 

Falco: la situation des personnes âgées dépendantes est "préoccupante" [mercredi 14 août 2002 - 17h25 heure de Paris]

Le secrétaire d'Etat aux personnes âgées Hubert Falco, le 20 juin à l'Hôtel Matignon © AFP/Archives Daniel Janin
PARIS (AFP) - Le secrétaire d'Etat aux personnes âgées Hubert Falco juge la situation de bon nombre de personnes âgées dépendantes "préoccupante" et estime que la tâche qui attend le gouvernement est "gigantesque", mercredi dans un communiqué. "Aujourd'hui, une évidence s'impose : c'est le caractère totalement irréaliste des prévisions concernant la montée en charge des demandes de bénéficiaires de l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA)", déclare-t-il. L'APA, mise en place par le gouvernement Jospin, entrée en vigueur au 1er janvier 2002, est victime de son succès. Elle devrait coûter 3,5 milliards d'euros en 2003, soit un milliard d'euros de plus que les prévisions initiales, ce qui pousse le nouveau gouvernement à étudier les pistes possibles pour une réforme. Certaines solutions envisagées, tel le rétablissement du recours sur succession des sommes versées au défunt au titre de cette allocation, ont provoqué l'émoi de nombreuses associations de retraités, rejointes par l'ancienne secrétaire d'Etat aux personnes âgées Paulette Guinchard-Kunstler. "Oui, l'équipe gouvernementale en place est préoccupée par cette situation car la tâche qui l'attend est gigantesque. La situation nous impose de rectifier, de mettre en place des mesures réalistes, de trouver les financements nécessaires pour conduire une politique en direction des personnes âgées à la fois responsable, humaine et solidaire", assure M. Falco. "Dans les faits, pratiquement tout reste à faire. Peut-on être raisonnablement staisfait des lourdeurs administratives, de l'embolisation des services d'instruction chargés de l'APA et de l'inorganisation des équipes médico-sociales chargées d'évaluer les besoins des personnes âgées? Peut-on accepter l'absence préoccupante de professionnalisation des personnels à domicile?" s'interroge le ministre avant de palider "pour des mesures réalistes destinées à être effectivement appliquées". Il assure que son "action aura pour priorité l'information au public et la formation des professionnels à la prévention. L'appel au bénévolat, le rapprochement des générations, le développement de l'insertion vers les emplois de proximité et d'aide à la personne sont autant de pistes auxquelles nous travaillons".

 


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-02-14 13:20:12
Permalien L'EUTHANASIE ET L'APA


Vendredi 14 février 2003

ODEURS
Les odeurs créent des images dans le cerveau, qui aident à faire son choix

DENVER (Etats-Unis), 14 fév (AFP) - Délicat parfum de rose ou effluves de mâle en rut, des chercheurs ont réussi à visualiser l'effet des odeurs dans le cerveau de la souris pour comprendre comment elle analyse les informations transmises par l'odorat pour prendre certaines décisions, parmi lesquelles le choix d'un partenaire sexuel.

Ces travaux présentés jeudi lors d'une conférence scientifique à Denver (Colorado, ouest) constituent une première dans la visualisation des informations transmises au cerveau par le nez.

"Nous avions besoin d'un moyen pour voir quelle partie du bulbe olfactif était activée par différentes odeurs", a expliqué Lawrence Katz, neurobiologiste à Duke University, qui a mené l'étude sur des souris. "Nous avons réussi en utilisant une technique nous permettant de prendre une photo du bulbe quand il est stimulé par une odeur spécifique".

Le chercheur et son équipe ont ainsi collecté l'équivalent de l'empreinte digitale laissée par chaque odeur dans le cerveau, une image que les humains, comme les souris, paraissent utiliser pour réagir à ce qu'ils sentent.

M. Katz et son équipe ont étudié l'effet sur le cerveau de substances produites par les mammifères, appelées phéromones, qui contiennent notamment des informations indiquant le statut social ou le cycle de reproduction.

Chez la souris, ces signaux sont perçus par un système olfactif auxiliaire, entièrement distinct du système principal permettant par exemple de reconnaître l'odeur d'un bouquet de lilas.

Ce système olfactif et sa capacité à analyser les phéromones, relativement méconnus jusqu'à présent, faisait l'objet de l'étude menée par les chercheurs de Duke, et présentée à Denver avant sa publication dans le courant 2003 par la revue Science.

Les travaux révèlent que les neurones de ce système olfactif sont réglés avec une grande précision pour lire les phéromones et ainsi décoder la carte d'identité d'une autre souris, de son sexe à son rang social dans le groupe, ce qui aide notamment les mammifères à choisir leurs partenaires.

"La visualisation de la phéromone fournit des informations vitales sur la réceptivité sexuelle des femelles et la hiérarchie de domination chez les mâles, entre autres choses", a expliqué le professeur Katz.

Pour les besoins de cette étude, les scientifiques ont implanté trois microélectrodes dans certaines régions du cerveau d'une souris, permettant d'enregistrer la réponse de chaque neurone étudié à différentes phéromones.

Puis ils ont introduit successivement plusieurs souris dans la cage, pour analyser la réponse de la souris portant les électrodes. Ses neurones ont réagi de façon très différente aux phéromones dégagées par chaque souris présentée, en fonction de son espère et de son sexe. Les chercheurs ont également noté que c'était la tête qui paraissait dégager le plus de phéromones.

"Personne n'avait jamais enregistré les informations dans cette zone (du cerceau) car elle est active uniquement quand les animaux sont éveillés et qu'ils explorent leur environnement", a encore expliqué M. Katz, dont la recherche a été rendu possible par la mise au point de ces microélectrodes qui ne nuisent pas à la vie de l'animal.

Une présentation sur la mémoire des odeurs, ou comment le cerveau peut sauvegarder pendant des années le souvenir d'une odeur familière, est également attendue durant cette conférence annuelle de l'Association américaine pour les progrès de la science (AAAS), qui réunit plus de 10.000 chercheurs dans tous les domaines scientifiques.



ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-02-14 10:40:12
Permalien SEXE


Vendredi 14 février 2003

HYPERTENSIONS
Médecine
La réhabilitation des diurétiques

Selon une étude américaine, les diurétiques seraient plus efficaces que les médicaments modernes contre l'hypertension. Une belle économie en perspective.

Anne Jeanblanc

En prouvant que les « bons vieux » diurétiques, qui augmentent l'excrétion urinaire, sont plus efficaces que les médicaments modernes contre l'hypertension, une gigantesque étude conduite aux Etats-Unis et au Canada vient de jeter un pavé dans la mare de l'industrie pharmaceutique. Elle conclut que l'emploi systématique des diurétiques en première intention, donc avant tout autre traitement, permettrait de soigner aussi bien - voire mieux - les patients et de réaliser des économies non négligeables, leur coût étant au moins quatre fois inférieur à ceux de leurs successeurs.

En effet, outre-Atlantique, les diurétiques ne représentent plus que 27 % des médicaments contre l'hypertension, alors qu'ils étaient prescrits à 56 % en 1982. S'ils avaient continué à être utilisés dans les mêmes proportions pendant ces dix années, l'économie aurait été de 3,1 milliards de dollars.

L'étude, baptisée ALLHAT, a été lancée en 1994 dans plus de 600 centres d'investigation. Elle a concerné près de 43 000 patients, chez qui ont été comparés les effets d'un diurétique, d'un inhibiteur calcique, d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC) et d'un alphabloquant. Les résultats ont occupé 32 pages dans le Journal of the American Medical Association, en décembre dernier.

L'essai avec l'alphabloquant a été interrompu début 2000, car les accidents et les cas d'insuffisance cardiaque étaient bien plus fréquents qu'avec le diurétique. En revanche, après cinq ans de suivi, le nombre de décès liés à une maladie coronaire ou à un infarctus était sensiblement identique avec les trois médicaments restants. Et les baisses de la tension artérielle voisines.

Par ailleurs, au bout de six ans de traitement, la proportion de malades souffrant d'insuffisance cardiaque était de 10,2 % chez ceux ayant reçu un inhibiteur calcique, contre 8,7 % chez ceux sous IEC et 7,7 % chez ceux sous diurétiques. Soit un risque relatif augmenté de 38 % chez les premiers par rapport aux derniers. Avec l'IEC, le risque global de problème cardiovasculaire était de 33,3 %, contre 30,9 % avec le diurétique, et celui d'accident vasculaire cérébral de 6,3 %, contre 5,6 %.

A prendre en compte

« Ces résultats nous ont surpris, car on pensait que les IEC étaient supérieurs aux diurétiques, note le professeur Daniel Thomas, président de la Fédération française de cardiologie. Mais il ne faut pas oublier que les diurétiques sont toujours préconisés en première intention (en France, ils ne sont pas commercialisés sous une forme isolée mais associés à un médicament bêtabloquant), même si leur place a été progressivement grignotée par les nouvelles molécules. »

Bien sûr, des voix s'élèvent déjà pour dénoncer la méthodologie de cette étu-de et affirmer la suprématie des nouveaux produits. Même le professeur Thomas admet que le « profil » des patients sélectionnés a pu influencer les résultats : « Il y avait 35 % de personnes d'origine afro-américaine, qui répondent traditionnellement moins bien aux IEC, et l'âge moyen des patients étudiés était de 67 ans, alors que l'on commence en général à traiter les hypertendus dès la cinquantaine. » Néanmoins, affirme le cardiologue, « il faudra tenir compte de ces résultats ».

© le point 14/02/03 - N°1587 - Page 62 - 535 mots


ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-02-14 10:25:29
Permalien hypertension


MEDECINE PAR ERIC JL BRETON