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Publié le mardi 11 février 2003

Mardi 11 février 2003

SUICIDE
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Discours de Monsieur Christian JACOB
Ministre délégué à la Famille

Ouverture du colloque suicide
Union nationale de Prévention du Suicide
Montpellier le 6 février 2003

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,

Un mot d'abord pour vous remercier de votre invitation et remercier le professeur DEBOUT pour le travail réalisé à la tête de l'UNPS. Vous savez que j'apprécie ceux qui travaillent près du terrain, qui restent proches des gens, et je sais que votre mouvement, composés de nombreux bénévoles ici présents, est soucieux de cette proximité, de cette écoute sur un sujet qui se prête pourtant volontiers aux discussions de salons.

Le suicide, et j'évoquerai plus particulièrement ce matin le suicide chez les jeunes, reste en effet pour beaucoup un sujet tantôt virtuel, tantôt tabou. Combien de nos concitoyens ont conscience en effet que le suicide est la deuxième cause de mortalité des jeunes, immédiatement après les accidents de la route ? Comment ne pas être frappé par les réactions des parents d'enfants, d'ados, qui se sont donnés la mort et qui paraissent ne s'être doutés de rien, n'avoir rien vu venir ?

Les chiffres sont pourtant là et devraient être connus: 7 % de jeunes de 11 à 19 ans auraient fait une tentative de suicide. C'est trois fois plus qu'il y a 30 ans. Au delà de ces chiffres, et des passages à l'acte malheureusement réussis, si l'on peut dire, ) a-t-on idée du nombre de comportements qui sont dictés par les mêmes sentiments : la conduite insensée sur route, l'anorexie (je viens d'en voir les ravages à BORDEAUX), ou, à l'inverse, la boulimie, certaines formes de délinquance, la drogue bien sûr, je pourrais multiplier les exemples.

Comme pour tout fléau, toute maladie, avant de tenter d'en guérir les conséquences ou d'en atténuer les effets, il faut en connaître les causes.

Je ne vais pas reprendre devant vous les innombrables études ou les enquêtes sociologiques qui tentent d'analyser le phénomène. Simplement, quelques réflexions de bon sens.

L'adolescence, car c'est la période de la vie principalement concernée par ce fléau, est une période de transformation, de remise en cause, et parfois d'angoisse pour une bonne partie de nos enfants. Ceux-ci vivent parfois mal, je le constate, le décalage entre les mondes dans lesquels ils sont immergés au quotidien, cette société de "l'apparence et de l'opulence" pour reprendre l'expression du Docteur POMMEREAU. Pour des enfants victimes d'anorexie, cette forme de suicide à petit feu, l'apparence c'est la vedette de cinéma, le mannequin de haute couture, filiforme, et l'opulence c'est ce qui lui est offert chaque jour qui le déforme, les hamburgers ou les plateaux-télé. Pour un adolescent qui exprime sa douleur dans une violence contre lui-même, on retrouve le même déchirement entre des modèles de vie, des modèles de consommation idéalisés, et une réalité qui en est très éloignée, trop éloignée. Certains s'en prennent à leurs parents, d'autres à la Société, d'autres enfin à eux-mêmes.

Je ne veux pas m'étendre sur ces aspects qui vous sont bien connus, mais qu'il me paraissait nécessaire de souligner, pour mettre en valeur qu'un ministre, et au-delà un gouvernement puisque Jean-François MATTEI en a sa part, ne sauraient lutter seuls contre ce fléau, que la responsabilité est collective, et largement partagée par tous ceux qui modèlent, qui forgent l'esprit, la représentation du monde des enfants.

A ce stade quel peut être l'action d'un ministre, quels objectifs puis-je me fixer ?

Il est évident pour moi que l'axe principal de l'effort doit porter sur la cellule familiale.

Quels que soient les motifs extérieurs qui poussent l'enfant ou l'adolescent à tenter de mettre un terme à sa vie, j'en ai parlé, c'est quand même au sein de sa famille que tout peut se jouer.

Deux principes forts, évidents pour moi et qui orientent mon action: ne pas accabler l'enfant, ne pas stigmatiser les parents. Ne pas punir les enfants, les ados, c'est avant tout les écouter, les comprendre. Des réseaux d'écoute existent, des centres d'appel fonctionnent en permanence, des maisons de l'adolescence se développent. Un mot sur celles-ci. J'ai rencontré récemment les responsables de la maison du Havre. Il y a 8 jours, j'inaugurais le pôle aquitain de l'adolescence à BORDEAUX. On a là l'exemple de structures partenariales, proches du terrain, fonctionnant avec des passionnés et pas des idéologues, qui montrent chaque jour q'un dialogue est possible, qu'une reconstruction est possible

Ne pas stigmatiser les parents, c'est aussi privilégier le dialogue. C'est leur apprendre à percevoir le risque, les clignotants qui s'allument ; l'enfant qui se drogue, boit, qui s'enferme sur soi et tant d'autres exemples parfois moins facilement décelables.

Là aussi, le développement de lieux d'écoute, d'apprentissage doit être encouragé et c'est l'une des priorités de mon ministère, s'inscrivant en cela d'ailleurs parfaitement dans le cadre des priorités fixées par le Président de la République.

A ce titre, j'organise à l'automne une rencontre de l'adolescence pour qu'enfin puisse être lancées les premières pistes de réflexion d'une réelle politique en direction de cet âge charnière de la vie, trop délaissé par les politiques familiales. J'entends mener cette réflexion avec des structures comme les vôtres encore une fois, des structures proches du terrain, des structures de praticiens.

Je veux que la conférence de la famille de l'année prochaine ait pour thème l'adolescence. L'un des groupes de travail que j'envisage de mettre en place portera précisément sur ce thème du mal-être des ados. A l'instar des groupes mis en place à l'automne dernier pour la conférence de la famille, je souhaite que ces groupes proposent des mesures concrètes, pratiques et que cela ne soit pas qu'un ensemble d'analyses, aussi brillantes soient-elles, d'un phénomène, mais qu'elles démontrent à nos concitoyens que nous avons tous ensemble pris la mesure de ce fléau, et que nous sommes résolus à faire en sorte que pour l'immense majorité des adolescents, cette période reste pour reprendre l'expression du Chef de l'Etat, "l'âge de toutes les espérances".

Je vous remercie.

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ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-02-11 13:35:17
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Mardi 11 février 2003

NUTRITIONS
Retour
DISCOURS de Monsieur Jean-François MATTEI
Ministre de la santé, de la famille
et des personnes handicapées
Colloque "L'alimentation-nutrition
dans les établissements de santé :
une politique innovante"
7 février 2003
Consulter le dossier Nutrition

 

Mesdames,
Messieurs,
chers Collègues,

Je suis particulièrement heureux d’être parmi vous aujourd’hui pour ouvrir cette journée consacrée à un premier bilan des actions engagées par le ministère de la santé afin d’améliorer la politique d’alimentation et de nutrition dans les établissements de santé.

Ce colloque s’inscrit dans le prolongement des actions engagées dans le cadre du Programme National Nutrition Santé (PNNS) que je considère comme un modèle de programmation stratégique en santé publique.
En effet, la mise en place d’une politique nutritionnelle est apparue au cours des dernières années, comme une priorité de santé publique en France. La place de l’alimentation apparaît comme déterminante pour un certain nombre de pathologies ayant un poids considérable en terme de morbidité et de mortalité (cancers, maladies cardiovasculaires, ostéoporose, obésité….). D’autre part la prise en compte de la nutrition est insuffisante dans la prise en charge des patients hospitalisés.

Le programme de cette journée, la première de ce type depuis le lancement en 2001 du Programme National Nutrition Santé, illustre la richesse des travaux qui ont été conduits dans le cadre du volet hospitalier de ce programme. Je tiens à remercier le Pr Claude RICOUR, médecin hospitalier reconnu dans ce domaine, d’avoir assuré le pilotage des différents groupes de travail et contribué très largement à développer une dynamique qu’il convient aujourd’hui de poursuivre.

L’alimentation et la nutrition à l’hôpital : des besoins insuffisamment pris en compte.

Depuis de nombreuses années, les problèmes que pose l’alimentation et plus particulièrement la prise en charge nutritionnelle des patients hospitalisés sont mis en exergue. Le rapport sur " l’alimentation en milieu hospitalier " réalisé en 1997 par le Pr Guy-Grand ainsi que l’expertise collective de l’INSERM de 1999 sur les carences nutritionnelles l’ont très bien montré. La prévalence de la dénutrition concerne entre 25 et 45% des patients hospitalisés. Ceci est particulièrement vrai dans les services où sont accueillis des patients en état d’agression aiguë, réanimation, pathologie digestive, chirurgie lourde, cancérologie, pédiatrie. Mais cette incidence est également élevée chez les patients à risques accueillis dans les services de soins de suite ou de longue durée.

Or à l’admission ou, secondairement, notamment lors d’actes thérapeutiques agressifs, la malnutrition du patient hospitalisé ou son risque de dénutrition est dans bien des cas sous-estimée voire ignorée, même dans les groupes les plus exposés.

C’est dire qu’elle concerne, en fait tout patient hospitalisé quel que soit son âge, sa pathologie. Les conséquences de la sous estimation de la malnutrition sont lourdes : facteur pronostique indépendant d’aggravation des maladies, retard de cicatrisation, immunodépression, augmentation de la mortalité péri-opératoire et hospitalière, allongement de la durée moyenne de séjour et augmentation de la prévalence des infections nosocomiales avec pour corollaire une augmentation des dépenses de santé, sans compter la diminution des capacités fonctionnelles et les répercussions sur la qualité de vie.

Les efforts importants engagés depuis 10 ans sur l’alimentation-nutrition n’ont pas permis d’améliorer suffisamment cette situation, due notamment à la dispersion des responsabilités entre les professionnels concernés et à leur manque de coordination.

De façon plus générale, l’importance du rôle de l’hôpital dans l’éducation et la prévention en matière de nutrition ne sont pas suffisamment pris en compte et intégrés dans les stratégies de soins et d’accueil hôtelier. Ce sont ces considérations qui ont guidé la mise en œuvre du volet hospitalier du Programme National Nutrition Santé.

 La politique menée par le ministère depuis 2001 : d’une politique hôtelière à une politique nutritionnelle.

Il est frappant de constater au travers des différentes étapes de développement de la politique vis à vis de l’alimentation et de la nutrition dans les établissements de santé que la prise de conscience de l’importance des problèmes nutritionnels à l’hôpital ne s’est faite que récemment.

En effet, les premiers efforts dans ce domaine ont essentiellement portés sur la restauration et sur le développement d’une politique de moyens visant avant tout à rénover les cuisines et à assurer les conditions d’hygiène et de sécurité par l’utilisation de méthodes industrielles éprouvées.

Ce n’est que dans les années 1995, à l’initiative de quelques pionniers comme les Pr Guy-Grand et Ricour qu’est apparue clairement la nécessité de ne pas dissocier les aspects logistiques de l’alimentation de ses objectifs nutritionnels.
L’alimentation est enfin considérée comme un soin et comme devant s’intégrer dans une stratégie globale de prise en charge du patient.

En vue de favoriser le développement de la politique nutritionnelle dans les hôpitaux, différents axes ont été privilégiés :

- la mise en place de structures transversales de liaison sur la restauration et la nutrition dans les établissements de santé. Ces comités de liaison alimentation nutrition (les CLAN) ont pour objectif de mieux coordonner tous les acteurs hospitaliers assurant directement ou indirectement la prise en charge de l’alimentation, qu’il s’agisse des médecins, des infirmiers, des diététiciens, aides soignants, responsables de la restauration, directeurs. Il est prématuré d’évaluer l’impact de ces nouvelles structures, mais l’on observe dès à présent que la création des CLAN a contribué à développer la coordination des différents acteurs intervenant dans la prise en charge nutritionnelle des patients et à favoriser l’intégration de protocoles de prise en charge validés dans les pratiques.

- la promotion de la démarche qualité dans la fonction restauration-nutrition comme dans toutes les fonctions de l’hôpital. La qualité est un axe majeur de la politique hospitalière. Au delà du simple respect des normes et des bonnes pratiques, sa promotion est assurée dans les établissements de santé par la procédure d’accréditation conduite par l’ANAES au niveau national. Dans le domaine de la nutrition, il existe des référentiels professionnels validés qui permettent de manière complémentaire à l’accréditation, d’engager une démarche qualité sur les pratiques et l’organisation de la prise en charge nutritionnelle à l’hôpital. Ces démarches doivent-être poursuivies.

- le dépistage de la dénutrition ou de son risque à l’admission et au cours de l’hospitalisation en se basant sur des critères cliniques simples. Des outils simples de dépistage de la dénutrition ont été mise au point et seront diffusés aux professionnels et relayés par des actions de formation.

- le développement d’une activité de nutrition clinique dans certains établissements.

Ce dernier point doit permettre de développer en concertation avec les structures transversales d’alimentation-nutrition, une activité clinique visant à développer les investigations, la surveillance et les soins liés à la prise en charge nutritionnelle des patients hospitalisés, la recherche clinique et l’éducation thérapeutique des patients.

L’ ensemble de ces mesures est soutenu par la mise en place au niveau national d’un Centre National de l’Alimentation et de la Nutrition des Etablissements de Santé (CNANES) qui joue un rôle de centre-ressources pour l’ensemble des établissements de santé en mettant à leur disposition notamment via un site internet, une base de données nationales sur l’alimentation nutrition.

 Quelles perspectives ?

Cette politique bien évidemment nécessite des moyens et des compétences spécifiques (diététiciens, spécialisations médicales…) mais également une appropriation par l'ensemble des professionnels dans leurs métiers respectifs de l'importance de la nutrition. L’amélioration de la prise en charge nutritionnelle des patients à l’hôpital implique de revoir l’organisation hospitalière et l’implication des différents intervenants auprès du patient. A ce titre, la réflexion en cours dans le cadre du plan " Hôpital 2007 " sur la modernisation de la gestion interne des hôpitaux devrait permettre d’apporter des modalités de réponse innovantes à une meilleure prise en compte des activités transversales. La démarche de contractualisation interne devrait favoriser la mobilisation des professionnels sur cette politique d'établissement .

De la même manière, le soutien de cette politique d’alimentation-nutrition nécessite l’indispensable mobilisation des ARH qui la relaieront par les contrats d'objectifs et de moyens avec les établissements et qui auront à rendre compte de la mise en œuvre de cette politique dans leur région.

 La prévention de l’obésité de l’enfant : une urgence de santé publique.

Je souhaiterais terminer mon propos par un sujet qui constitue un véritable épidémie mondiale et sur laquelle la France se doit d’engager une politique de prévention de dépistage et de prise en charge. L’obésité touche actuellement en France près de 10% des adultes et entre 12 et 16% de nos enfants. Il n’existe pas à l’heure actuelle de consensus précis pour la prise en charge de l’obésité de l’enfant et j’ai souhaité confier au Pr Claude Ricour une mission d’évaluation d’un dispositif innovant de prise en charge au travers d’un réseau ville-hôpital associant à la fois l’enfant, sa famille, les soins de ville, l’hôpital référent, la PMI, le milieu scolaire, de garde et de loisirs.

Trois villes sont désormais prêtes à l’expérimentation : Paris, Toulouse et Lyon et une première évaluation du fonctionnement de ces réseaux devrait être disponible pour la fin 2003.

Conclusion.

L’ensemble des actions qui sont actuellement en cours dans les établissements de santé contribuent à la réalisation des objectifs fixés dans le cadre Programme National Nutrition et Santé et illustrent la nécessaire complémentarité entre soins et prévention sans laquelle une politique cohérente de santé publique ne peut aboutir.

Les établissements de santé s’intègrent dans le dispositif national prévu dans le cadre du Programme National Nutrition Santé et je souhaite que cette implication des structures hospitalières dans des objectifs prioritaires de santé publique se poursuive. La future loi d’orientation en Santé Publique qui sera présentée au parlement au mois de Juin prochain devrait permettre d’élargir la démarche de programmation stratégique initiée au travers du Programme National Nutrition Santé à d’autres thématiques de prévention.

Il me reste à vous encourager à poursuivre vos travaux.

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ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-02-11 13:34:41
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Mardi 11 février 2003

TABAC
Le Sénat interdit la vente de tabac aux moins de 16 ans
Dépêche reçue le 11/02/2003 à 14:50
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Un cendrier dans un bar parisien, le 30 mai 2002

Le Sénat a voté mardi l'interdiction de la vente de tabac aux moins de 16 ans en adoptant, en première lecture, une proposition de loi qui vise à restreindre la consommation de tabac chez les jeunes.

La proposition de loi, qui a été adoptée -la droite UMP-UC votant pour alors que le PS et le PCF se sont abstenus- a obtenu un "avis très favorable" de la part du ministre de la Santé Jean-François Mattei.

Le vote du Sénat n'est pas définitif. Le texte doit à présent être soumis à l'Assemblée nationale pour une première lecture avant de faire l'objet d'une seconde lecture dans les deux Assemblées.

Le texte prévoit l'interdiction "de vendre ou d'offrir gratuitement dans les débits de tabac et tous commerces ou lieux publics, des produits du tabac à des mineurs de moins de 16 ans".

L'infraction est punie de 3.750 euros d'amende. En cas de récidive, la sanction sera d'un an de prison et 7.500 euros d'amende.

Si la récidive est le fait d'un débitant de tabac (et non pas d'un tenancier de boîte de nuit) cette peine s'accompagne de la résiliation de son traité de gérance.

Mais s'il peut prouver qu'il a été induit en erreur sur l'âge du mineur, aucune peine ne lui sera appliquée.

Le texte prévoit également une sensibilisation au risque tabagique, sous forme obligatoire, dans les classes de l'enseignement primaire et secondaire.

"Les dispositions de la proposition de loi, hautement symbolique, vont dans le bon sens" a souligné le ministre en ajoutant: "Nous sommes favorables à l'interdiction de vente aux moins de 16 ans et à la sanction des débitants de tabac".

"L'interdiction de la vente aux mineurs de moins de 16 ans est une mesure cohérente avec l'interdiction de vente d'alcool à ces mêmes mineurs dans les débits de boisson" a déclaré M. Mattei. "Notre désir est de protéger la jeunesse d'une drogue mortelle", a-t-il affirmé.

Le ministre a toutefois estimé "que d'après les expériences d'autres pays il ne s'agit pas d'une mesure miracle".

"La consommation de tabac par les jeunes Français est au-dessus de la moyenne de leurs homologues européens" a affirmé le rapporteur de la Commission des Affaires sociales Dominique Larifla (RDSE, Guadeloupe).

Bernard Joly (RDSE, Haute-Saône), l'auteur de la proposition de loi, a déclaré "qu'il faut rendre la consommation de tabac inacceptable socialement". "L'interdiction de vente aux mineurs est une mesure de protection et de responsabilité", a-t-il dit.

"Le combat ne doit pas se limiter à l'interdiction de vente aux mineurs car c'est dans la tête des adolescents que tout se joue" a déclaré Valéry Létard (centriste, Nord) alors que Nelly Olin (UMP, Val-d'Oise) a lancé: "Nous devons dire non à la première cigarette".

Les intervenants de la gauche ont fait part de leurs réserves. Gilbert Chabroux (PS, Rhône) s'est déclaré partisan d'une "mesure d'ensemble" et Roland Muzeau (PCF, Hauts-de-Seine) a jugé qu'il s'agissait "d'un coup politique sans lendemain".

  1. Sénat

ericjeanloicbreton | | 2003-02-11 09:53:33
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2 Commentaires :

Commentaire écrit le mercredi 27 juillet 2005 à 11:47:13 (lien)
azerty uiop
Elle a fabriqué beaucoup de SDF, elle a engendré la misère...
Son vrai visage


Commentaire écrit le mercredi 27 juillet 2005 à 11:46:35 (lien)
azerty uiop
Elle a fabriqué beaucoup de SDF, elle a engendré la misère...
Son vrai visage : http://vetogarges.free.fr/bilan_olin.htm



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Mardi 11 février 2003

MEDICAMENTS
Accès aux médicaments: délai supplémentaire pour obtenir l'adhésion des USA

GENEVE, 10 fév (AFP) - Un délai supplémentaire a été décidé lundi à l'OMC sur la question de l'accès aux médicaments des pays pauvres sans capacités pharmaceutiques, pour donner notamment le temps aux Etats-Unis de mener des consultations sur une nouvelle solution, ont indiqué les négociateurs.

Le Conseil de l'OMC sur la propriété intellectuelle se réunira du 18 au 21 février pour examiner un nouveau compromis élaboré par le président du groupe de travail, le Mexicain Eduardo Perez-Motta, à la suite de consultations avec des pays membres. Ce compromis a été présenté lundi aux 145 membres.

"Le gouvernement américain n'a pas dit non au départ, il a juste dit: cela semble intéressant, laissez-nous mener des consultations", a déclaré M. Perez-Motta dans une conférence de presse.

L'ambassadeur mexicain à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) a ajouté qu'il avait enregistré un "soutien général" de la part de beaucoup de membres.

Ce compromis repose sur un projet d'accord du 16 décembre dernier, accepté par tous les membres sauf les Etats-Unis, auquel une déclaration introductive a été ajoutée. Elle vise à rassurer à la fois les laboratoires et les pays pauvres importateurs de médicaments essentiels.

Le projet de préambule stipule que les délégations reconnaissent la nécessité d'"éviter d'amoindrir" la protection de la propriété intellectuelle pour le développement de nouveaux médicaments.

Il ajoute que le système qui sera mis en place est essentiellement destiné à répondre "à des urgences nationales de santé ou à d'autres circonstances d'une extrême gravité". Il réaffirme, comme dans la déclaration de Doha de novembre 2001, que l'accord de l'OMC sur les brevets ne doit pas empêcher les membres de prendre des mesures de protection de leur santé publique.

Toute mention d'une liste minimale de maladies devant être couvertes par le nouveau régime --qui avait été faite à partir de propositions américaine, européenne et japonaise-- est désormais abandonnée. Nombre de pays en développement avaient rejeté toute idée de listes de maladies, même s'il s'agissait d'une liste ouverte.

M. Perez-Motta a précisé que, même si pratiquement aucun membre ne l'appréciait, le texte du 16 décembre lui-même "était à prendre ou à laisser". Il a expliqué que si l'on commençait à le revoir, c'était tout un équilibre qui serait rompu.

Les 145 membres de l'OMC devaient conclure les négociations en décembre, mais les Etats-Unis, sous la pression de leurs laboratoires, avaient rejeté un consensus. Les négociateurs avaient alors fixé le Conseil général (exécutif) du 10 février comme nouvelle date butoir.

Les laboratoires pharmaceutiques américains redoutent que le système d'exemptions aux accords de l'OMC, qui permettra aux pays pauvres d'importer des copies à bas prix de médicaments brevetés, soit étendu à des maladies non infectueuses très répandues, comme le cancer, l'asthme ou le diabète, et aussi à des affections comme l'obésité ou l'impuissance.



ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-02-11 09:44:31
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Mardi 11 février 2003

STERILISATIONS

Un arrêté oblige certains hôpitaux à cesser leurs activités de stérilisation

PARIS, 10 fév (AFP) - Un arrêté oblige certains hôpitaux à cesser leurs activités de stérilisation au motif que leurs dispositifs ne sont pas aux normes, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

Cet arrêté découle d'un décret de décembre 2000 prévoyant que l'ensemble des hôpitaux et cliniques mettent en conformité leurs sites effectuant des activités dites +"optionnelles de pharmacie+ (stérilisation, préparations hospitalières et radiopharmacie)" avec de nouvelles normes.

Selon le décret, chaque établissement doit recevoir l'avis favorable ou non du préfet, via un arrêté préfectoral, l'autorisant à poursuivre ces activités.

A Paris, le syndicat FO du personnel de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et des médecins ont dénoncé, lundi, cet arrêté, le qualifiant d'"attaque en règle contre les hôpitaux".

"FO s'oppose à ces mesures qui, si elles s'appliquaient, entraîneraient la fermeture de nombreuses activités et de nombreux services".

Des médecins, réunis au sein du Comité national de défense de l'hôpital (CNDH), ont qualifié d'"incroyable cette décision de la Ddass". "Sans dispositif de stérilisation, un hôpital ne peut plus fonctionner et traiter ses malades!", ont-ils fait valoir.

Selon FO, "ce serait 4/5 des services de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (XIIIe arrondissement de Paris, ndlr) qui seraient contraints de fermer si cette mesure était mise en oeuvre".

Les médecins et le Comité consultatif médical (CCM) de cet hôpital ont décidé "de refuser d'obtempérer à l'arrêté de la Ddass", selon le CNDH.

Interrogée, l'AP-HP a indiqué que neuf de ses établissements (sur 15 au total à Paris) n'étaient pas autorisés à poursuivre l'une ou les trois activités dites "optionnelles de pharmacie". En revanche, six ont reçu le feu vert du préfet pour poursuivre leurs activités.

"Chaque hôpital va mener son programme de mise en conformité le plus rapidement possible sur les sites qui ont eu un refus", a-t-on assuré.

En outre, "l'AP-HP va proposer aux autorités de tutelle un plan d'action établissement par établissement d'ici le 15 mars" pour réaliser cette mise en conformité.

"On continue d'accueillir les malades", a-t-elle ajouté.



ericjeanloicbreton | Ajouter un commentaire | 2003-02-11 09:42:37
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MEDECINE PAR ERIC JL BRETON