+ accueil
+ Derniers messages
+
Faites connaître ce blogue
+ archives
+ Un blogue de :
ericjeanloicbreton
+ lectures
Sommaire
+ catégories
60% CANCER CANCER CARDIAQUES Creutzfeldt-Jakob EAUX EPIDEMIE EPIDEMIES GENES GENOME HUMAIN GYNECOLOGIE hypertension LA DEPRESSION EN DEBAT LA TRANSPLANTATION D\'UN VISAGE LEPRE L\'EUTHANASIE ET L\'APA MEDECINS MEDICAMENTS MENINGITE MESSAGE A THE LANCET NOUVEAU-NE NUTRITIONS PHARMACIENS POLLUTION POUMON RHUMATISME SANG SCHIZOPHRENIA SEXE SIDA STERILISATIONS TABAC TUBERCULOSE
|
|
Publié le jeudi 6 février 2003
Jeudi 6 février 2003
TABAC
ÉPIDÉMIOLOGIE La lutte contre la cigarette outre-Manche a été suivie d'une baisse spectaculaire de la mortalité prématurée
(Photo Le Figaro)
Cancer du poumon : l'exemple anglais confirme les bienfaits de l'arrêt du tabac
La mortalité masculine par cancer du poumon décroît de façon ininterrompue depuis plus de vingt ans au Royaume-Uni. En France, elle suit l'évolution inverse. Les données britanniques les plus récentes démontrent pourtant que le fait d'arrêter de fumer à tout âge diminue le risque : 15% de risque d'avoir un cancer du poumon pour un fumeur, 6% s'il arrête à 50 ans et 2% s'il stoppe à 30 ans. Ces travaux ont été présentés dans le cadre d'une conférence organisée par la Ligue nationale contre le cancer lors du 14 e congrès sur les traitements anticancéreux qui se tient cette semaine au Palais des congrès à Paris.
Martine Perez
[06 février 2003]
«Si Jacques Chirac ne fait rien contre le tabac dans le plan cancer qu'il prépare, alors il n'y aura pas de politique de prévention contre le cancer», a déclaré sir Richard Peto, professeur en épidémiologie à Oxford, en Angleterre, spécialiste mondial des relations entre tabagisme et santé. Cet expert éminent sait de quoi il parle. Dans le cadre de ses travaux sur le tabagisme dans le monde, il a notamment comparé la mortalité par cancer lié au tabac de part et d'autre de la Manche et a montré à cette occasion que le tabac pèse massivement dans la mortalité prématurée en France puisqu'il est à lui tout seul responsable de la moitié des décès prématurés (entre 35 et 69 ans) par cancer. Il surveille par ailleurs année par année, avec Richard Doll, l'évolution de la consommation de tabac outre-Manche et celle de la mortalité prématurée liée au tabac et en extrait des données utilisées désormais partout dans le monde.
Que se passe-t-il au Royaume-Uni ? Après une augmentation massive, la mortalité par cancers liés au tabac a atteint son apogée dans les années 60 avec un taux de pratiquement 250 décès pour 100 000 hommes âgés de 35 à 69 ans. Les chiffres ont ensuite nettement baissé pour atteindre aujourd'hui un peu plus de 100 décès liés au tabac pour 100 000 hommes de la même tranche d'âge. Pour les femmes, l'entrée dans le tabagisme a été plus tardive, avec apparition des cancers dus au tabac plus tard et amorce récente d'une petite décroissance du nombre de cas. Actuellement, en Grande-Bretagne, 28% des hommes et 26% des femmes fument. Richard Peto tire trois principaux messages de tous ces chiffres et statistiques : la moitié des fumeurs seront tués (cancers et maladies cardio-vasculaires) par le tabac, un quart d'entre eux avant 70 ans ; le fait d'arrêter de fumer réduit les risques, à tout âge. Il ne s'agit pas de prôner la vie éternelle, mais d'éviter par l'arrêt du tabac la mortalité précoce.
Comment les Britanniques s'y sont-ils pris pour réduire le tabagisme et la mortalité qui y est liée ? «On ne sait pas très bien, répond Richard Peto. La plus grande étude sur le tabagisme et la santé a été menée pendant plus de quarante ans, sur 36 000 médecins britanniques. Quand les résultats de l'étude les concernant ont mis en évidence pour eux une surmortalité massive due au tabac, ils ont été considérablement sensibilisés et ont sensibilisé leurs patients. Le rôle des journalistes aussi a été important...». A peine 6% des médecins anglais fument contre plus de 30% des médecins français.
La comparaison des chiffres entre la France et le Royaume-Uni illustre notre inaptitude à faire face au fléau sanitaire représenté par le tabac. Nous devançons désormais les Britanniques, tant en termes de pourcentage de fumeurs que de morts liés au tabac. Que se passe-t-il en France ? Les chiffres de consommation montre que les Français, en 1925, fumaient en moyenne une cigarette par adulte et par jour, en 1950, trois cigarettes par adulte et par jour, en 1975, six cigarettes et, en 2000, cinq cigarettes. Pour ce qui est du cancer du poumon, l'épidémie, croissante en France depuis les années 50 chez l'homme, a connu un pic au début des années 90 et amorce des légers signes de fléchissement à partir de 1995. Chez la femme, la courbe est croissante depuis les années 85. Des différences entre sexes qui s'expliquent par l'évolution des consommations de tabac. Chez les 20-34 ans en 1953, 75% des hommes fument et seulement 24% des femmes (et en moindre quantité) ; en 1990, pour la même tranche d'âge, 51% des hommes fument et 39% des femmes. «Sur les presque 400 décès par cancer pour 100 000 habitants observés chez l'homme entre 35-69 ans en France, 200 sont dûs au tabac», explique Richard Peto. S'il n'y avait pas de tabac, on pourrait diviser par deux le taux de décès par cancer entre 35 et 69 ans.
Pour le seul cancer du poumon, «neuf cas sur dix sont dûs au tabac et la d urée du tabagisme augmente considérablement le risque par rapport à la quantité fumée, précise le professeur Albert Hirsch (chef du service de pneumologie à l'hôpital Saint-Louis, Paris). Il faut noter que les cancers du poumon observés dans une population sont liés à l'usage du tabac dans cette population avec un décalage de vingt ans au minimum. Ce décalage dans le temps est essentiel. Néanmoins, l'arrêt à tout moment influence la courbe épidémique du cancer. Il y a trois erreurs à ne pas commettre pour les fumeurs : se dire c'est trop tard, je fume depuis trop longtemps ; se dire je fume trop peu (il n'y a pas de seuil, même deux cigarettes par jour augmentent le risque) ; et se dire enfin dans vingt ans, c'est trop loin...».
Ces données épidémiologiques sont de la plus haute importance pour mettre en place les campagnes de prévention. Ainsi, pour réduire à court terme la mortalité par cancers liés au tabac, il faut inciter à arrêter de fumer le plus grand nombre de fumeurs dès aujourd'hui. Et, pour réduire à long terme ces décès, il faut tenter de convaincre les adolescents et jeunes adultes de ne pas se mettre à fumer.
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-06 13:18:49
Permalien
CANCER, POUMON, TABAC
|
1 Commentaire :
Commentaire écrit le vendredi 9 avril 2004 à 13:02:36 (lien) Philippe Raes Bonjour,je recherche des photos chocs sur le cancer du poumon afin de faire une campagne anti tabac efficace dans mom entreprise. Pourriez-vous me faire parvenir des références d'articles ou de sites pour que je puisse argumenter mom travail. Merci
Veuillez agréer mes salutations distinguées.
Jeudi 6 février 2003
POLLUTION
Des capteurs sur le dos pour évaluer les effets cancérigènes de la pollution STRASBOURG, 6 fév (AFP) - Benzène, oxyde d'azote, suies d'hydrocarbure, plomb, nickel, arsenic... Grâce à des dizaines de volontaires qui ont accepté, à Strasbourg et ailleurs, de porter un petit sac à dos aspirant les particules de l'air, une équipe de scientifiques cherche à mesurer la pollution atmosphérique et ses impacts sur la santé. "Des études montrent que même un niveau relativement modeste de pollution atmosphérique entraîne un risque, notamment de cancer du poumon, quand l'exposition est répétée. Nous voulons déterminer quels éléments sont responsables", explique le professeur Denis Zmirou, directeur à Nancy de cette étude baptisée Genotox'er. Depuis début janvier, trente enfants et trente adultes de l'agglomération strasbourgeoise participent ainsi à une campagne de mesures menée sur le terrain par l'Association pour la surveillance et l'étude de la pollution atmosphérique en Alsace (ASPA). "Pour étudier ces expositions personnelles aux polluants, on équipe les personnes de sacs à dos capteurs pendant 48 heures d'affilée, lors de deux phases, une hivernale et une estivale", indique Nathalie Leclerc, ingénieur étude à l'ASPA. "Quand on met les filtres, ils sont blancs et quand on les enlève, ils sont gris, après seulement deux jours", constate-t-elle devant les parents de Marie, 7 ans, qui a emporté partout avec elle le sac de deux kilos qui "fait un bruit de pompe à aquarium". Une fois les prélèvements effectués, les divers polluants seront mis en contact avec des cellules pour évaluer leur potentiel génotoxique, c'est-à-dire leur impact sur l'ADN. "On regardera si le matériel génétique est abîmé. La culture de ces cellules montrera ce que nos poumons encourent tous les jours", souligne le Pr Zmirou. "Normalement, une cellule altérée meurt, mais quand elle ne meurt pas, elle peut, quelques années plus tard, se développer de façon anarchique. Heureusement, nous avons un système de défense efficace et la plupart d'entre nous passent à travers les gouttes et ne développent pas de cancer", continue ce spécialiste des risques environnementaux. Genotox'er, qui permettra peut-être ainsi d'identifier les polluants les plus cancérigènes, cherche également à mettre en évidence les inégalités devant ces risques. Les volontaires -que ce soit à Grenoble, Paris et Rouen où l'étude a été menée depuis 2001, ou à Strasbourg, dernière ville soumise au même protocole- n'ont en effet pas été choisis par hasard mais selon des zones très typées: une zone soumise à un trafic automobile intense, une zone de "fonds urbain" et une zone influencée par des émissions industrielles. "Les premiers résultats vont dans le sens de nos hypothèses: il y a une différence nette entre les trois zones géographiques. Il y a moins de différence de pollution entre les villes qu'entre les différentes zones d'une même ville", assure le Pr Zmirou. "Nous sommes inégaux devant la qualité de l'air et les risques", martèle-t-il encore, soulignant l'importance de ces mesures individuelles, plus fines que les capteurs fixes des réseaux de surveillance de la qualité de l'air. "Ce que nous respirons n'est pas forcément ce que reniflent les capteurs au bord de la route", conclut-il, espérant que tous ces arguments pourront servir de "levier" pour une action politique future.
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-06 13:17:29
Permalien
POLLUTION
|
Jeudi 6 février 2003
CARDIAQUES
Découverte d'un des gènes responsable de la fibrillation cardiaque PARIS, 5 fév (AFP) - Une équipe de chercheurs franco-américaine annonce avoir découvert un des gènes responsables de la fibrillation auriculaire, un trouble cardiaque très fréquent, dans la revue Nature paraissant jeudi. Ce gène intervient dans la production d'une protéine, l'ankyrine B, qui concourt à la régulation des échanges d'ions à travers la membrane du muscle cardiaque. La mutation du gène présidant à la synthèse de cette protéine est aussi responsable de morts subites survenant lors d'efforts. Ces travaux ont été réalisés par l'équipe de Hervé le Marec et de Denis Escande, à l'unité Inserm 533 de Nantes, en collaboration avec le laboratoire de Peter Molher et de Vann Bennett, au centre médical de la Duke University, à Durham en Caroline du nord (Etats-Unis). La fibrillation auriculaire est l'anomalie cardiaque la plus fréquente, avec une incidence pouvant aller jusqu'à 3 % de la population âgée de plus de 65 ans. Du fait du vieillissement de la population, cette anomalie est d'ailleurs en nette augmentation dans les pays développés. "Cette découverte représente une avancée majeure supplémentaire dans la compréhension des mécanismes des troubles cardiaques", a estimé l'Inserm dans un communiqué.
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-06 13:16:46
Permalien
CARDIAQUES, GENES
|
Jeudi 6 février 2003
PHARMACIENS
Le collectif des pharmaciens prône des consultations rémunérées PARIS, 6 fév (AFP) - Le collectif des groupements de pharmaciens, qui représente 11.700 pharmacies (sur 23.000 en France), a proposé jeudi lors d'un point-presse que les pharmaciens soient autorisés à donner des consultations payantes, financées par l'assurance maladie. Les pharmaciens pourraient donner sur rendez-vous ces consultations, aussi baptisées "opinions thérapeutiques", par exemple pour le bon suivi d'un traitement, a déclaré Gilles Brault-Scaillet, président du collectif, en rappelant que ce système existe au Canada. Le collectif demande aussi la libéralisation des rabais que peuvent leur consentir les grossistes en médicaments, rabais actuellement limités à 2,5% du prix. Plus généralement, les pharmaciens veulent aussi des compensations pour leur action en faveur des médicaments génériques, qui permettent à l'assurance maladie de réaliser d'importantes économies. Actuellement, quand un pharmacien vend un médicament générique au lieu d'une marque, il conserve simplement sa marge brute. Enfin, le collectif souhaite une réglementation qui facilite les regroupements entre pharmacies, considérant que sur les 23.000 officines en France, environ 5.000 sont "en surnombre", a précisé M. Brault-Scaillet. Les pharmaciens soulignent qu'ils répondent à de très nombreuses demandes et donnent des conseils bénévoles, allant du tri des champignons aux prescriptions pour les petits soins, tout en assurant un service continu au public avec les gardes de nuit. Le collectif, né en novembre 2002, réunit 11 groupements de pharmaciens et veut devenir un interlocuteur majeur des pouvoirs publics pour représenter la profession.
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-06 13:15:48
Permalien
PHARMACIENS
|
Jeudi 6 février 2003
LE HOQUET
Médecine et santé
Les origines du hoquet

|
| Arrêter de respirer, manger un sucre trempé dans le vinaigre, boire sans respirer.. A chacun sa petite méthode pour lutter contre le hoquet, par nature intempestif. Mais d’où viennent ces soudaines contractions du diaphragme, accompagnées de sons peu élégants ? Il pourrait s’agir d’un réflexe primitif légué par de très lointains ancêtres, selon une équipe dirigée par Christian Straus (La Pitié-Salpetrière, Paris). Leurs conclusions, publiées en février dans la revue BioEssays, sont commentées par le magazine New Scientist.
Pendant le hoquet, le diaphragme se contracte de façon spasmodique et répétée, tandis que la glotte se ferme brusquement, provoquant les sons bien connus du hoquet –appelé hiccup en anglais, hipo en espagnol, hik en allemand. Straus et ses collègues ont observé chez certains animaux à branchies un mécanisme proche du hoquet. Les amphibiens, par exemple, expulsent l’eau par les branchies en fermant la cavité buccale et en bloquant la glotte pour empêcher le liquide de passer. Comme pour le hoquet, un gonflement des poumons ou un taux élevé de dioxyde de carbone empêche le mécanisme.
Straus estime que ce circuit qui contrôle les branchies et la glotte a été conservé au cours de l’évolution. Il aurait formé une base pour le développement de mécanismes plus complexe, comme la capacité de téter chez les mammifères. Cette audacieuse hypothèse ne pourrait être vérifiée qu’en comparant les neurones activés au cours de ces différentes activités. En attendant, si maudire les têtards peut soulager le hoquet, pourquoi s’en priver…
(06/02/2003)
ericjeanloicbreton |
| 2003-02-06 13:12:48
Permalien
|
|